30 avril 2013

Famille de Monier

DE MONIER, — Le Muy

Source : Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise. Tome 2. Page 405.
http://gallicalabs.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54209278

Armes : de gueules à un chevron d'or, accompagné de trois têtes d'aigles arrachées d'argent.


Entre le P. G., etc., et noble Jean-Baptiste de Monier, seigneur de Châteauvieux, et nobles Pierre et François, frères, aussi sgrs de Châteauvieux, habitants au lieu du Muy, etc.

Testament de noble Barnabé de Monier, de la ville de Pignans, seigneur de Châteauvieux, par lequel il institue son héritier noble Jean-François de Monier, son fils, et fait légat à Claude, son autre fils, de l'année 1555.

Procuration faite par ledit noble Barnabé de Monier, seigneur de Sausses et de Châteauvieux, à noble Claude, son fils, de la même année 1555, reçue par me Jobity, notaire de Pignans.

Acte d’échange fait entre noble Claude de Monier, seigneur de Châteauvieux, et Honoré Reynard, dudit lieu de Pignans, des propriétés y mentionnées, du 7 avril 1579, signé Depeilha, notaire.

Baptistère de Jean-Baptiste de Monier, fils de Claude, seigneur de Châteauvieux, de l'année 1544.

Mariage dudit noble Jean-Baptiste de Monier, seigneur de Châteauvieux, fils de feu Claude, avec demoiselle Sibille de Glandevès, du 21 septembre 1577.
Commission de M. de la Valette au sr de Châteauvieux pour la levée d'une compagnie de 100 hommes à pied, du 25 août 1578.

Lettre de M. de la Valette adressante au sr de Châteauvieux, par laquelle lui marque de recevoir le sr de Burgues avec sa compagnie et de luy donner retraite dans son fort, du 25 mars 1590.

Requête présentée au sr de la Valette, commandant en Provence, parle sr Jean-Baptiste de Monier, sr de Châteauvieux, pour avoir le dédommagement des pertes et ruines par lui souffertes pour le service du Roy, dans son château, avec le décret portant que ledit suppliant fera liquider la perte par lui prétendue par gens experts, au rapport desquels sera pourvu, du 21 avril 1590.

Exploit de commandement en suite fait aux estimateurs avec la recharge de ladite requête et ordonnance dudit sr de la Valette portant renvoi par devers S. M., du 25 dudit mois.

Ordre dudit sr de la Valette au sr de Châteauvieux de faire abattre l'église proche du château de Pierrefeu, affin qu'elle ne puisse servir de logis aux ennemis de S. M., du 28 du même mois et an.

Requête du sr de Châteauvieux pour avoir remboursement des saisies et enlèvements faits des fruits à lui appartenant, du 19 octobre 1591.

Requête présentée audit sr de la Valette, par le sr de Châteauvieux, commandant une de ses compagnies de gens de pied, pour avoir payement de l'entretien et subsistance de sadite compagnie, avec l'ordre au bas portant ordre aux consuls de lui expédier l'argent, du 22 dudit mois et an.

Ordre au sieur de Châteauvieux, capitaine d'une compagnie de gens de pied et sergent major du régiment du sr de Mesples, de garder l'église de N.-D. des Anges, près Pignans, affin que l'ennemi ne s'en saisit du 1 mai 1592.

Mariage de Jean-Baptiste de Monier, sr de Châteauvieux et de Pierrefeu, du lieu de Pignans, avec demoiselle Marguerite de Blancard, du 7 septembre 1598, signé : Emery, notaire de Néoulles.

Testament de dame Marguerite de Blancard, femme dudit Jean-Baptiste, sr de Châteauvieux, par lequel elle institue son héritier François de Monier, sr de Châteauvieux, son fils, fait légat à Alphonse, son autre fils, et dudit Jean-Baptiste, du 28 juillet 1626, signé : Berenguier, notaire de Carnoules.

Mariage de M. François de Monier, fils de M. Jean-Baptiste, sr de Châteauvieux, avec demoiselle Clere de Badier, du 28 avril 1630, signé : Cavallier, notaire.

Lettre missive du sr Gouverneur audit sr de Châteauvieux de se rendre aux états convoqués à Brignoles, du 16 novembre 1632.

Lettre de M. le mareschal de Vitry au sr de Châteauvieux, de l'année 1636.

Autres lettres pour la convocation de la noblesse, ban et arrière ban, des années 1641 et 1642.

Testament de M. François de Monier, sr de Châteauvieux, fils à feu Jean-Baptiste, sr dudit lieu et de Pierrefeu, par lequel il institue son héritière la demoiselle de Badier, sa femme, et fait légat à noble Jean-Baptiste, Claude, Pierre, François, ses enfants, du 17 juin 1652, signé : Berenguier, notaire.

Mariage du sr Jean-Baptiste de Monier, sr de Châteauvieux, assigné, fils du sr François, avec demoiselle de Gardanne, du 26 février 1656, signé : Guibert, notaire.

Autre lettre pour la convocation du ban et arrière ban, de l'année 1659.

Mariage du susdit noble Barnabé de Monier, fils de noble Pons, avec demoiselle Apolonie Gaufridi, du 18 janvier 1509.

Hommage preste au Roy par nobles Antoine et Barnabé de Monier, consgrs de Châteauvieux, de l'année 1532.

Transaction passée entre noble Jean de Monier et noble Claude, son frère, en faveur de noble Barnabé, sr de Châteauvieux, de l'année 1555, signée : Ollivary, notaire.

Acte de décharge fait entre noble Isabelle Thomas, dame de Sausses, femme de noble Barnabé, sr dudit lieu, et noble Claude Monier, son fils, du 7 février 1555, signé : Berardy, notaire.

Quittance concédée par noble Claude de Monier, sr de Châteauvieux, en faveur de noble Jean-François, son frère, enfants de noble Barnabé, sr Sausses, de l'année 1559.

Acte d’échange fait par noble Claude de Monier, sr de Châteauvieux, fils de noble Barnabé, de l'année 1559.

Partage des biens de feu noble Claude, fait entre Jean, Jean-Baptiste et Barnabé de Monier, frères, tous enfants dudit noble Claude, sr de Chasteauvieux, du 16 novembre 1559, signé : Borme, notaire.

Mariage dudit Barnabé Monier, écuyer, sr de Châteauvieux fils de Claude, sr dudit lieu, capitaine d'une compagnie de gens de pied, avec demoiselle Marguerite de Suffren, du 9 juin 1590, signé : Ponsard, notaire.

Commission à M. de Châteauvieux de faire lever une compagnie de 100 hommes pour le service du Roy, du 7 février 1590.

Commission de M. de Guise au sr de Châteauvieux de mener à Livourne, pour le service de Mgr le grand duc, 25 soldats, de l'année 1606.

Mariage d'Annibal de Monier, sr de Châteauvieux, fils à feu Barnabé et de la demoiselle Magdeleine de Suffren, avec demoiselle Marguerite Albert, du 18 octobre 1620.

Mariage de Pierre de Monier, sr de Châteauvieux, fils à feu Annibal et de la demoiselle d'Albert, du 27 octobre 1657, signé : Aubert, notaire.

Baptistère de François de Monier, fils d'Annibal et de la demoiselle d'Albert, de l'année 1630.

Certificat des consuls, viguier et autres comme ledit noble François de Monier, sr de Châteauvieux est en Flandres, pour le service du Roy, capitaine au régiment royal.

Fait à Aix, le 15 mars 1668.

26 avril 2013

Famille de Bachis

DE BACHIS. — St Estève

Source : Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise. Tome 2. Page 404.
http://gallicalabs.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54209278


Armes : d’argent à la fasce de sable

Entre le P. G., etc., et noble Pierre de Bachy et Louis et Daniel de Bachis, fils de noble Balthazar, ses neveux, sieurs de St Estève, Barras et Vaunaves et en partie de Thoard, etc.

Testament de noble Guichard de Baschy, seigneur de Vitozio en Italie, du 4 septembre 1425, par lequel il conte que noble Bartolde de Baschy en est descendu.

Lettres patentes de Louis comte de Provence, Roy de Jérusalem et de Sicile, portant provision de la charge de son écuyer, en faveur dudit noble Bartolde de Baschy, de l'année 1413.

Extrait de mariage dudit noble Baltholde, sr du Castelar, avec demoiselle Marguerite Adhémar, du 26 avril 1436, signé : de Fabriqua.

Testament de ladite demoiselle Adhémar, par lequel il conte que noble Tadée de Baschy était son fils et dudit Baltholde, du 24 juillet 1452 signé : Donadey.

Lettres patentes de S. M. portant confirmation de divers privilèges accordés audit Tadée de Baschi, pour raison des terres par lui possédées en ceste province, du 15 mars 1439.

Mariage de noble Louis de Baschi, fils dudit noble Tadée, avec demoiselle Melchionne de Materon, du 27 avril 1537, signé : Deblieux.

Extrait de testament dudit noble Louis, par lequel noble Balthazar de Baschi, son petit-fils, fils de noble Louis de Baschi, second du nom, icelui fils dudit testateur et de ladite demoiselle de Matheron, du 12 may 1576, reçu par Joseph Cressy, notaire ducal de Savoie, avec l'attestation.

Testament dudit noble Balthazar, par lequel il conte que noble Charles de Baschi en est issu, du 12 août 1597, signé : de Vezon, secrétaire royal au parlement de Dauphiné.

Testament de demoiselle Marguerite Dufaur, épouse dudit noble Balthazar de Baschi, du premier mai 1609, signé : Meynard.

Extrait de transaction passée entre noble Balthazar de Baschi, second du nom, sr de Vaunaves, et noble Charles de Baschi, baron d'Aubais, ledit Balthazar en qualité de donataire de noble Louis de Baschi, son frère, icelui héritier, tant de messire Charles de Baschi, son père, que de messire Balthazar de Baschi, son aïeul, du 22 février 1651, signé : Privat.

Extrait de mariage de noble Charles de Baschi, qualifié gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy, seigneur de St Estève, Vaunaves, Barras et Thoard, avec demoiselle Marthe de Renard, du 24 octobre 1611, signé : Roux.

Mariage de noble Balthazar de Baschi, frère dudit noble Pierre, défendeur, et père de l'autre défendeur, fils dudit noble Charles, par lequel il conte que ledit noble Pierre, son frère, lui fît donation de tous ses droits successifs, sous les réserves y contenues, du 30 janvier 1650, Brunier.

Testament dudit noble Balthazar, par lequel il apert que lesdits Nobles Louis et Daniel de Baschi étaient ses enfants, du 21 septembre 1657, signé : Simon.

Un livre imprimé avec la table généalogique de ladite maison et leurs armes, de l'année 1653.

Baptistère de noble Pierre de Baschi, fils dudit noble Charles et de Marthe de Renard, du 16 mars 1627.

Autre baptistère dudit noble Daniel de Baschi, fils dudit noble Balthazar, de l'année 1658.

Fait à Aix, le 14 mars 1668.

19 avril 2013

Mariage de Georges David et Juliette Lumbroso

Après les Latil et les Allatini, je poursuis mes recherches des mariages de Marseille racontés dans La Vedette avec aujourd'hui le mariage de Georges David et Juliette Lumbroso, mariés le 26 mai 1891 à Marseille (voir Ancestry Mariages de Marseille)

La Vedette 1891/05/30
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685205z/f6.image

Mardi, à 3 heures, a été célébré à la Synagogue de la rue Breteuil, le mariage de Mlle Juliette Lumbroso avec M. Georges David, le jeune et brillant avocat, si estimé dans le barreau marseillais. C'est au milieu d'une élégante assistance, venue pour donner aux deux familles un témoignage d'estime et de sympathie, que M. le grand Rabbin Weyl a uni les jeunes époux, après les avoir félicité de leur heureux choix et souhaité tout le bonheur dont ils sont dignes.

A l'issue de la cérémonie religieuse, les nouveaux époux se sont rendus, suivis de leurs parents et de leurs nombreux amis, au Consistoire, où chacun est venu les féliciter.

Les témoins étaient : pour la jeune et jolie mariée, M. Jacques Lumbroso, son grand-père et M. Jules Forti et pour M. David, MM. Lambert et Paul. Une quête des plus fructueuses a été faite par les gracieuses demoiselles d'honneur, Mlles Nelly Lumbroso et Lucy Fernandez.

Aperçu dans le temple et en d'élégantes toilettes : Mmes Lumbroso, David, Allatini, Piccioto, Petit, Bismot, Danninos, Cohen, Mmes et Mlles de Colomb, Duportal, Segond de Leuglay, Alphandéry, Rouvière, Mimbelli, Thedenat, Suchet, Sans, Grawitz, Seux, Grange, Salles, Couppa, Vagliano, Nicolaïdis, Junès, Rodrigues, de Castro, Castelli, Hesse, Millaud , Lévy , Cittanova , Bergasse-Trenhet, Laurette, Blohorn, Mmes Gautier de Bonneval, Velten, Imer, Aicard, Richard, Folsch, Rabaud, Warain, T, Lepeytre, Rey, Théologo, Bonsse, de Possel , Berghel , Petit, Montmayeur, J. Castelli, Samama, Bellaïs, Talion, Rostand, Bonnin, Weyl, Durand, Marroni, Pagliano.

MM. J. et E. Lumbroso, S. et G. Allatini, Lumbroso, David, Petit, Piccioto, P. Bergasse, Aicard , Brunet, L. Périé, Autran, Talon, Grandval, Trabaud, Suchet, Théo Lepeytre, Desplaces, Hnrion, dePossel, Cortichiato, docteur Paglano, Richard, Bergasse, Bismot, Imer, Folsch, Berghel, Giraud, David, J. Boyer, Gilly, docteur Pirondi, Samama, Vidal-Naquet, Bellaïs, Valensi, Kahn, Elie Rodrigues, A. Puget, Castelli, Warain, Pijotat, Tedesco, Gughneim, Nicolaïdis, Estrangin, Blanchard, Durand, Caïamano, Grobet, Rabaud, Trenhet, Cittanova, de Castro, Junès, Blachette, Weyl, etc.

17 avril 2013

Maison de Dreüille

Cette maison, qui passe pour être l'une des plus anciennes du Bourbonnais, est originaire de cette province ou au moins y est établie depuis plusieurs siècles ; elle y possédait, avant 1400, la terre de Dreüille, située paroisse de Cressange, et l'a conservée jusqu'au moment de la révolution qu'elle a été confisque et vendue à cause de l'émigration de Jean François Hyacinthe, chevalier de Dreüille, à qui elle appartenait alors.

La forêt de Dreüille, située dans une autre partie du Bourbonnais, passe pour avoir été aussi à la maison de Dreüille, et même pour avoir été son premier patrimoine.

Elle appartient au roi depuis plusieurs siècles.

La maison de Dreüille a fourni quatre chevaliers de Malte : Gaspard, en 1612 ; Jean, en 1647 ; Léon, en 1668 et un autre Léon, en 1710. Dans la révolution, quatre de ses membres étaient émigrés : le comte de Dreüille d'Issard qui a servi avec distinction à l'arme de Condé ; le comte de Dreüille d'Avry, maréchal-des-logis de la première compagnie Rouge noble d'ordonnance, à l'armée des Princes, fut tué à l'armée de Condé en 1792 ; le chevalier de Dreüille, son frère ; et un autre Dreüille leur cousin, qui a été tué à l'armée du général Charrette. Le comte de Dreüille, tué à l'armée de Condé, a laissé deux fils qui, avec le chevalier Jean-François-Hyacinthe leur oncle, et N*** de Dreüille leur cousin, sont les seuls restes de cette famille.

Armes : « D'azur au lion rampant d'or, armé, couronné et lampassé de gueules. »


Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 317
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

09 avril 2013

La famille de Gasparin

Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. XX. Gaa-Gau. - 1929 / par C. d'E.-A. [Chaix d'Est-Ange]
Source BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112013f/f209.image

GASPARIN (de). Armes (ce sont celles des Gaspari de Corse) d'azur à une fleur de lys d'or accostée de trois étoiles de même.

La famille de Gasparin appartenait à la noblesse du Comtat Venaissin et de l'ancienne principauté d'Orange.

On trouvera sur elle des renseignements dans la France protestante de Haag.

D'après la tradition, la famille de Gasparin serait originaire de l'île de Corse et serait une branche d'une famille de Gaspari, éteinte en 1840, qui appartenait à la noblesse de ce pays. Un membre de cette famille, Andréa Gaspari, était en 1578 ambassadeur en Barbarie de Philippe II, roi d'Espagne. Son frère, Francesco Gaspari, était en 1580 commissaire général d'Espagne aux Indes. Mariano Gaspari, frère des précédents, alla se fixer à Marseille et fut, parait-il, l'auteur de la famille de Gasparin. La famille de Gaspari ne figure pas au nombre de celles qui firent reconnaître leur noblesse lors de la grande recherche ordonnée par Louis XV après l'annexion de l'île, en 1770; mais on sait que cette recherche fut très incomplète. La famille de Gaspari ne figure pas non plus au nombre de celles, du reste peu nombreuses, qui prirent part en 1789 aux assemblées de la noblesse de l'île. Son dernier représentant, Luce, connu sous le titre de comte de Gaspari-Belleval, légua en 1840 à la famille de Gasparin la torre dei Gaspari, située au Cap Corse. Une branche de cette famille Gaspari, fixée à Marseille, y fut maintenue dans sa noblesse en 1668 par arrêt des commissaires chargés de la recherche des faux nobles en Provence. Gaspard de Gaspary de Belleval et Anne de Gaspary, femme de Joseph d'Agoult, firent enregistrer leur blason à Y Armoriai général de 1696 (registre de Marseille).

D'après Haag, la famille de Gasparin descendrait d'un Ornano de Gaspari qui se serait fixé dans la principauté d'Orange et qui aurait embrassé le protestantisme après son mariage avec une fille de Jean de Serres, né à Villeneuve-de-Berg en 1540, nommé en 1596 historiographe de France, propre nièce d'Olivier de Serres, Sgr du Pradel, célèbre agronome, décédé en 1619. Il y a là certainement une erreur. Il existe des généalogies de la famille de Serres. M. de Gigord en a donné une très complète dans son Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Villeneuve-de-Berg en 1789. On peut voir dans ce travail que Jean de Serres épousa Marguerite Godary le 23 avril 1569 et qu'il mourut à Orange le 19 mai 1598 dans un état voisin de l'indigence. Il avait eu, outre deux fils morts sans postérité, sept filles dont aucune ne se maria dans une famille Gaspari ou Gasparin.

Joseph-François Gasparin, de Cairane, au diocèse de Vaison, fut pourvu en 1749 du grade de docteur en droit civil de l'Université d'Avignon, grade qui au Comtat Venaissin conférait à ses titulaires la noblesse personnelle; il fut reçu agrégé en 1783 et épousa vers la même époque Anne Dumas. Leur fils, Thomas-Augustin de Gasparin, né à Orange le 27 février 1784, décédé dans la même ville en 1793, fut député des Bouches-du-Rhône à la Législative, puis à la Convention où il vota la mort du Roi. La Convention, ayant reçu son cœur, décréta qu'il aurait les honneurs du Panthéon mais son décret ne fut jamais exécuté et le cœur de Gasparin resta déposé aux Archives. Thomas-Augustin de Gasparin laissa plusieurs enfants. Son fils ainé, Adrien-Étienne-Pierre, connu sous le titre de comte de Gasparin, né à Orange le 29 juin 1783, décédé dans la même ville en 1862, fut nommé préfet après la révolution de 1830 et fut appelé en 1836 au ministère de l'Intérieur. Il fut admis en 1840 à l'Académie des sciences et une statue lui fut élevée en 1862 dans sa ville natale. Son frère, Auguste de Gasparin, né à Orange en 1787, décédé en 1857, fut maire d'Orange et député de la Drôme sous la monarchie de juillet. Le fils aîné du comte Adrien de Gasparin. Agénor, comte de Gasparin, né à Orange en 1810, décédé en 1871, fut député de la Corse. Il avait épousé Catherine-Valérie Boissier, née à Genève en 1813, femme de lettres distinguée, qui lui survécut de longues années.

Le comte de Gasparin, domicilié à Nîmes, est décédé à Paris en juillet 1911.

La famille de Gasparin a toujours professé le protestantisme.
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