29 avril 2010

Registres paroissiaux de l'Indre-et-Loire en ligne

Les archives départementales d'Indre-et-Loire, qui avaient déjà mis en ligne les tables décennales de l'état-civil en septembre 2009, ont mis en ligne, le 29 mars 2010, leurs registres paroissiaux. Les liens :
Merci à Pierre-Jean Dunez qui m'a transmis l'information.

28 avril 2010

Famille Le Pelletier

PELLETIER (LE), famille originaire du pays Chartrain, anoblie pour services militaire et notamment dans l'arme de l'artillerie. La branche suivante s'est établie dans la province de l'Ile de France par :
  1. Michel PELLETIER, écuyer, commissaire ordinaire et garde général de l'artillerie de France, qui épousa, en 1649, Françoise Charlot, fille de Pierre Charlot, seigneur d'Ouville, commissaire ordinaire et garde général de l'artillerie de France. Il eut de ce mariage :
    1. Laurent-Michel, dont l'article suit ;
    2. Catherine, mariée à Antoine Bourdaise, commissaire provincial et commandant à Douay.

  2. Laurent-Michel PELLETIER, écuyer, chevalier des ordres de St-Louis et de St-Lazare, lieutenant-général de l'artillerie de France au département de Bretagne épousa Geneviève de Gresillemont, fille de Jean Chrysostôme, écuyer, seigneur d'Atilly, commissaire ordonnateur des guerres, ancien lieutenant des gardes suisses. Sont issus de ce mariage :
    1. Louis-Auguste, dont l'article viendra ;
    2. Laurent-Michel Pelletier (le), chevalier, seigneur d'Argers, Montjouy, Voilemont et Mauperthuy, lieutenant-général des armées du roi, inspecteur-général de l'artillerie, commandeur de l'ordre royal et militaire de St.-Louis, mort en activité de service ; il a épousé demoiselle Bertin de Drelincourt dont il eut : a. Gabriel Pelletier (le) d'Argers, chevalier de Saint-Louis, qui, en qualité d'officier d'artillerie, fit toutes les campagnes d'émigration à l'armée de S. A. S. monseigneur le prince de Condé et obtint le brevet de colonel ; il épousa N***, fille du comte de Gisaucour, dont il a une fille ; b. N*** Pelletier (le) de Montjouy, ayant servi dans le corps royal de l'artillerie, décédé ; c. N*** Pelletier (le) de Mauperthuy, ayant aussi servi dans le corps royal de l'artillerie, décédé ; d. Bernard Pelletier (le) de Voilemont périt, en émigration, officier d'artillerie ; il épousa N*** Fumée, de laquelle il eut deux garçons dont un est au service, et une fille ;
    3. Joseph-Félix Pelletier (le) de Prévalon, qui fut d'abord officier d'artillerie et ensuite oratorien ;
    4. Marie-Geneviève, qui épousa Joseph le Féron, chevalier, seigneur de l'Hermite, Trôly, chevalier de St.-Louis, maître particulier des eaux et forêts de Compiègne.

  3. Louis-Auguste PELLETIER (le), chevalier, seigneur de Liancourt, d'Autcour, Glatigny, lieutenant-général des armées du roi, inspecteur-général de l'artillerie, mort en activité de service ; avait épousé Marie-Jeanne-Françoise Maresse, fille de Louis Maresse, écuyer, commissaire des gardes-du-corps. De ce mariage vinrent :
    1. Auguste-Laurent-Michel Pelletier (le), seigneur d'Autcour, officier d'artillerie, mort chevalier de Saint-Louis, âgé d'environ trente-cinq ans, inspecteur de la manufacture d'armes à feu de Maubeuge, n'a pas eu d'enfant de son mariage avec demoiselle de Taleugoet ;
    2. Antoine Pelletier (le), dont l'article viendra ;
    3. Louis-François Pelletier (le), de Glatigny, chevalier de l'ordre royal et militaire de St.-Louis servait aussi dans l'artillerie, a fait les campagnes de l'émigration, est breveté de colonel par S. M. Louis XVIII en 1706 ; ii a épousé Geneviève-Catherine le Vieux, dont il a Louis Pelletier (le) marié à Adèle Pommeret des Varennes, dont il a une fille ;
    4. N***, mariée à Gabriel du Passage, chevalier de Saint-Louis, ancien lieutenant-colonel, sous-directeur d'artillerie. Elle a laissé une fille morte en émigration ;
    5. N***, mariée à M. Muissard des Obeaux, chevalier, directeur d'artillerie, puis maréchal des camps et armées du roi, morte sans enfants ;
    6. Quatre autres filles mortes sans avoir été mariées.

  4. Antoine Pelletier (le) de Liancourt, chevalier, seigneur de la vicomté de Vilers-le-Hellon, chevalier de St. Louis, ancien officier d'artillerie, vivant en son habitation à la Guadeloupe, a eu de Luce Bénévent Longvillier de Poincy, décédée :
    1. Louis Pelletier (le) de Liancourt, qui a successivement servi dans les états-majors des régiments du roi infanterie et des gardes françaises, mort en émigration ; il avait épousé N*** de Bonnair, une des victimes de la révolution, ainsi que sa mère et son grand-père maternel ; elle était fille du sieur de Bonnair de Forges, intendant des domaines ;
    2. N***, le chevalier Pelletier (le) de Liancourt qui, en 1791, était lieutenant de vaisseau de la marine royale, marié à la Martinique à N*** Morin ; dont il a un fils ;
    3. Jean-Marie Pelletier (le) de Montéran, officier d'artillerie ayant émigré et servi à l'armée de Condé, etc. ;
    4. N*** Pelletier (le) Destournelles ayant été attaché en émigration au corps royal de la marine marié à la Martinique à N*** de la Reinty dont il a des enfants ;
    5. N*** marié à M. le comte de Maupeou, ancien officier aux gardes françaises.

    Antoine Pelletier (le) s'est marié en secondes noces à N*** d'Anjorant, veuve de M de Montmort, comte de Glaignes, laquelle est décédée sans enfants de ce deuxième mariage.
Armes : « D'azur à la fasce d'argent, chargée d'un croissant de gueules, accompagné de trois étoiles, deux en chef et une en pointe. Deux levrettes pour support avec la divise : Fidelis et audax. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 128
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

27 avril 2010

Nouveautés Gallica

Cela fait pas mal de temps que je n'ai pas jeter un coup d'oeil aux nouveaux ouvrages publiés sur Gallica. En voici une sélection :
  1. Vie de St François de Sales
  2. La Maison de Seyssel, ses origines, sa généalogie, son histoire, d'après les documents originaux, par le Cte Marc de Seyssel-Cressieu
  3. Chevaliers de l'ordre du Collier de Savoie, dit de l'Annonciade, appartenant au duché de Savoie, de 1362 à 1860, par le Cte E.-Amédée de Foras
  4. Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques ; enrichie de plusieurs portraits, sceaux, monnaies, sculptures et armoiries. T. 2 / . Par Samuel Guichenon
  5. Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques ; enrichie de plusieurs portraits, sceaux, monnaies, sculptures et armoiries. T. 1 / . Par Samuel Guichenon
  6. La Science héroïque... Vulson, Marc (sieur de La Colombière)

24 avril 2010

Famille de Novion

NOVION (DE), famille noble, originaire de Champagne.
  1. Jacques DE NOVION épousa, en 1461, Louise du Rosoy, dont il eut :

  2. Pierre DE NOVION, Ier du nom, seigneur de Guignicourt, Chassins et Trélon, qui, en 1538, donna au roi un dénombrement de sa terre de Chassins. Il épousa Jeanne le Vasseur, dont il eut, entre autres enfants :

  3. Augustin DE NOVION, seigneur de Montcouvent, archer de la compagnie du duc de Lorraine, et qui, le 28 juin 1569, produisit un congé du duc d'Alençon, frère du roi. Il laissa de Louise de Boissy son épouse :
    1. Philippe, dont l'article viendra ;
    2. Octavian de Novion ;
    3. Gérard de Novion, gendarme de la compagnie du duc d'Elbeuf ;
    4. Charlotte ;
    5. N***, marquise de Novion, mariée à Louis de Boissy ;
    6. Jeanne de Novion, mariée, en 1576, à Antoine de Bomé, dont une fille mariée à Louis de Roussi.

  4. Philippe DE NOVION passa un contrat de vente avec Octavian son frère, le 24 février 1592. Il avait épousé, le 16 décembre 1591, Françoise de Brifaut, de laquelle il laissa :
    1. Pierre, dont l'article viendra ;
    2. Charles de Novion, seigneur de la Motte-Fauconnerie et de Vée-sur-Vesle, lieutenant au régiment de Vaubecourt, puis au régiment de Champagne en 1617, chevau-léger de la compagnie de Vaubecourt en 1621, convoqué pour l'arrière-ban de la noblesse de Champagne le 22 août 1636, qui fut maintenu dans ses titres et privilèges de noblesse par arrêt du 29 juillet 1634. Il avait épousé, le 17 juillet 1621, Elisabeth de la Loyauté, dont il eut : a. Charles de Novion, mort sans hoirs ; b. Jean de Novion, marié, le 23 mai 1659, à Barbe de Collet, dont Jean de Novion, le 24 août 1660, mort sans postérité ;
    3. Cirus, dit Ignace de Novion, qui fait la seconde branche.

  5. Pierre DE NOVION, IIe du nom, entra au service en 1617, et fut garde-du-corps de la compagnie du maréchal de Thémines. Il servit sous le duc du Maine en qualité d'enseigne, fit les guerres depuis 1620 jusqu'en 1632, et entra dans les chevau-légers du cardinal de Richelieu, le 24 juillet 1636. Il avait épousé 1.° Marie-Elisabeth de la Cour ; 2.° Elisabeth de Bussy, par contrat du 20 octobre 1622 ; 3.° le 14 janvier 1643, Anne Percède de Cosson. Il eut :
    1. François, dont l'article suit ;
    2. Rachel ;
    3. Marie de Novion, mariée à Louis de la Bruyère, seigneur d'Arocourt.

  6. François DE NOVION, capitaine du château et bourg de Neuilly-Saint-From, par lettres du 23 janvier 1672, servait dans les gendarmes de la garde du roi, sous les ordres de François de Rohan, prince de Soubise, en 1681. Il avait été page de la duchesse de Montbazon, et avait obtenu, le 16 août 1667, un arrêt qui le maintint dans ses privilèges de noblesse. Il servit au ban sur les côtes du Poitou comme lieutenant, en 1687, puis en qualité de maréchal-des-logis, en 1691, 1693 et 1695. Il avait épousé 1.° le 5 septembre 1667, Geneviève Châtelin ; 2.° Marianne du Ruel des Coutances ; 3.° le 10 mai 1681 Gabrielle-Angélique de Bachelier. Il eut pour enfants :
    1. Jean-Bazile-Victor, dont l'article viendra ;
    2. Henri-Joseph-François ;
    3. Suzanne de Novion, mariée à François de Textor ;
    4. Jeanne-Catherine-Angélique de Novion, mariée à Jacques-Jérôme-François de Vassau de Vareille ;
    5. Louise-Charlotte de Novion, mariée à David de Gondallier, seigneur de Tugni.

  7. Jean-Basile-Victor DE NOVION, cornette au régiment de Roye, cavalerie, qu'il quitta vers la fin de 1710 puis garde-du-corps de la compagnie de Villeroi, brigade de Monplaisir, à l'armée commandée par le maréchal de Villars, au camp près Thionville, avait épousé, le 24 décembre 1710, Antoinette Dujon, dont il eut :
    1. François-Victor, dont l'article suit ;
    2. Jean-Jacques de Novion, marié à N*** Levent, mort sans postérité ;
    3. Philibert de Novion.

  8. François Victor, comte DE NOVION, épousa, le 16 mai 1744, Marguerite d'Uvigneau. De ce mariage sont issus :
    1. Jean-Victor, qui suit ;
    2. Charlotte de Novion.

  9. Jean-Victor, comte DE NOVION, maréchal des camps et armées du roi, chevalier de Saint-Louis et de Saint-Lazare, commandeur de l'ordre du Christ en Portugal, fut secrétaire de l'assemblée de la noblesse du bailliage de Vermandois, pour l'élection aux états généraux de 1789 ; a épousé, le 9 août 1786, Anne le Prestre de la Moustière, dont il a :
    1. Edmond-Victor, vicomte de Novion, né le 2 août 1788, capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur ;
    2. Léon-Charles, chevalier de Novion, né le 29 mars 1792, garde-du-corps de la compagnie de Grammont.
Seconde branche prise au quatrième degré.
  1. Ciras, dit Ignace DE NOVION, seigneur de Vée en partie, et de la Hazette, second fils de Philippe de Novion et de Françoise Brifaut, enseigne au régiment de Marlousset, se trouva à la bataille de Prague, servit dans la compagnie du prince de Lorraine, ensuite dans les mousquetaires du roi, puis dans les chevau-legers du cardinal de Richelieu, en 1637. Il épousa 1.° le 23 mai 1638 Claude de Sainte-Savine ; 2.°, le 6 juin 1645, Jeanne de la Valée. Il eut pour fils :
    1. Louis de Novion, seigneur de la Hazette, marié, le 12 novembre 1657, à Marie de Brunetot, de laquelle il laissa : a. Jacques ; b. Claude de Novion ;
    2. Simon, qui suit :

  2. Simon DE NOVION, seigneur de la Hazette, épousa, le 4 avril 1667, Antoinette de Gautier, dont il eut :

  3. Antoine DE NOVION, qui s'établit à Nouillonpont près de Longwi, où il commandait l'artillerie dans les trois évêchés. Il épousa, le 14 janvier 1717, Jeanne Rondet de Fontainier, de laquelle il laissa :

  4. Henri-Antoine DE NOVION, marié, le 2 février 1756, à Marguerite Maillot de la Treille, dont est issu :

  5. Jean-Baptiste-Georges-Antoine DE NOVION, mort en Amérique.
Armes : « D'azur, à la bande d'or, accompagnée de trois colombes d'argent. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 123
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

23 avril 2010

Famille d'Alesme

ALESME, ALÈME ou HALESME (D'), famille noble, originaire de la province de Guyenne, qui a contracté des alliances avec les maisons les plus distinguées.
  1. Hélie D'ALESME, Ier du nom, damoiseau, seigneur d'Alesme et autres lieux, eut pour fils Mathieu qui suit.

  2. Mathieu D'ALESME, damoiseau, seigneur d'Alesme, épousa 1.°, au mois d'octobre 1305, Almoise de Falcois ; 2.°, au mois de juin 1322, Françoise de la Marthe, fille de noble Armand de la Marthe, seigneur d'Eyren.
    Du premier lit vint :
    1. Hélie d'Alesme, dont la postérité n'est pas connue ; Et du second.
    2. Eymard, qui suit.

  3. Eymard D'ALESME, IIe du nom, écuyer, seigneur de Saint-Clément et autres lieux, épousa Agnès de Luy, fille de Charles de Luy, écuyer, et de Marguerite de la Tour, Il eut de ce mariage :
    1. Hélie, qui suit ;
    2. Agnès d'Alesme.

  4. Hélie D'ALESME, écuyer, seigneur d'Alesme, de la Motte et autres lieux, est qualifié écuyer dans une sauvegarde donnée par le roi Charles IV, du mois d'août 1407. Il épousa Agnès Ligier, dont il eut :

  5. Jean D'ALESME, Ier du nom, écuyer, seigneur de Saint-Clément ; Parampure et autres lieux, obtint des lettres du roi Charles VII, du 10 janvier 1451, pour être réhabilité dans ses biens qu'on lui avait usurpés pendant qu'il était au service de ce prince. Il testa le 22 mars 1474, laissant, de son mariage contracté le 2 juin avec Agnès de Lose, fille de Jean de Lose, écuyer :
    1. Jean d'Alesme ;
    2. Eymard, dont l'article suit ;
    3. Hélie dont la postérité n'est pas connue ;
    4. Charles ;
    5. Fourton d'Alesme, écuyer.

  6. Eymard D'ALESME, IIe du nom, écuyer, seigneur de la Motte, Saint-Clément et autres lieux, épousa, le 20 février 1496, Almoise Daux, fie de Raymond Daux, de laquelle il laissa :

  7. Charles D'ALESME, seigneur de la Motte, Saint-Clément et autres places. Il épousa Marguerite de Forges, fille de Jean de Forges, par contrat du 20 Juin 1516 ; il eut pour fils :

  8. Pierre D'ALESME, écuyer, seigneur de Saint-Clément et autres lieux, qui testa le 4 octobre 1567, laissant de son mariage contracté le 16 juillet 1554 avec Françoise Prevost de Jousseau, fille d'Antoine Prevost, écuyer, seigneur de Jousseau :
    1. Antoine d'Alesme, dont l'article suit ;
    2. Ponse d'Alesme, mariée le 1er avril 1574 avec François de Hayer, écuyer.

  9. Antoine D'ALESME, écuyer, seigneur de la Bourette, Parampure et autres lieux, épousa, le 14 août 1688 Philippe d'Aleyrac, fille d'Olivier d'Aleyrac, seigneur du Bouquet. Il laissa :
    1. Jean d'Alesme, dont l'article viendra ;
    2. Léonard d'Alesme, chevalier, conseiller du roi en ses conseils, et grand président au parlement de Bordeaux, qui dota de grands biens l'hôpital de cette ville, pour subvenir à la nourriture et aux besoins des pauvres. Il fut fait conseiller par lettres du 9 avril 1543, président aux enquêtes le 27 janvier 1556, président à mortier le 20 juillet 1570. Il mourut sans postérité ;
    3. François d'Alesme, écuyer, conseiller du roi, qui eut, de son mariage, Arnault d'Alesme, qui laissa N*** d'Alesme, capitaine au régiment de Choupes.

  10. Jean D'ALESME, IIe du nom, chevalier, seigneur de la Motte, Parampure et autres lieux, conseiller du roi au parlement de Bordeaux par lettres du 28 mai 1532, fut intendant de la justice commandée par le maréchal de Montluc, comme il appert dans ses commentaires. Il mourut doyen du parlement de Bordeaux, laissant, de son mariage contracté, le 28 octobre 1536, avec Jeanne le Moyne :
    1. François d'Alesme, écuyer, reçu conseiller du roi au parlement de Bordeaux le 15 novembre 1567. Il fut, doyen dudit parlement pendant treize années. Henri III le nomma pour exercer la justice souveraine dans la ville de Condom. Il avait épousé Marguerite de Barbiau, dame de Saint-Pierre-d'Oleron et Chassiron, sœur de messire de Barbiau, grand président et garde des sceaux du parlement de Bordeaux. Il a laissé postérité ;
    2. Guillaume d'Alesme, qui suit.

  11. Guillaume D'ALESME, chevalier, seigneur de la Motte, Parampure et autres places, conseiller au parlement de Bordeaux, fut envoyé à Bayonne pour rédiger la coutume, sous Henri III. Il épousa, le 20 juin 1571, Marie de Lamberty, de laquelle il laissa :
    1. Jacques d'Alesme, dont l'article viendra ;
    2. Roch d'Alesme, seigneur et baron d'Ambès, conseiller au parlement de Bordeaux, en février 1600, marié à Antoinette de Martin ;
    3. Jean-Jacques d'Alesme, écuyer, seigneur de Saint-Clément, premier jurat pour la noblesse de Bordeaux en 1653, marié à Jeanne du Peyrat, dont postérité ;
    4. Etienne d'Alesme, chanoine en l'église collégiale de Saint-Surin à Bordeaux ;
    5. Gabriel d'Alesme, baron d'Alès, et procureur du roi aux trésoriers ;
    6. Fourton d'Alesme, baron de Blanquefort ;
    7. Guillemette d'Alesme, mariée à messire d'Astes, conseiller au grand conseil ;
    8. Marie d'Alesme, épouse de N*** Dussault, avocat du roi ;
    9. Anne d'Alesme, mariée à N*** de la Serre, conseiller au parlement de Bordeaux.

  12. Jacques D'ALESME, Ier du nom, chevalier, seigneur et baron de Parampure, Vallier, la Motte, Copène et autres places, reçu conseiller du parlement de Bordeaux le 9 janvier 1664, fut nommé commissaire, par le roi Henri IV, pour la recherche des nobles dans les provinces de Périgord et de Limosin. Il laissa de Catherine de Lescures son épouse :

  13. Jacques D'ALESME, IIe du nom, chevalier, seigneur et baron de Parampure, Vallier, la Motte et Copène, conseiller au parlement de Bordeaux, procureur général au bureau des finances et domaines l'en généralité de Guyenne, obtint, le 6 décembre 1666, un certificat de maintenue de noblesse, après la vérification de ses titres depuis 1257, de M. Pellot, intendant de la province de Guyenne, commissaire départi à cet effet. Il épousa Anne de Pontac, fille de messire Jean de Pontac, procureur-général au parlement de Bordeaux. Il eut pour fils :

  14. Philibert D'ALESME, écuyer, seigneur et baron de Parampure, Vallier, la Motte, Copène, etc., ancien procureur-général au bureau des finances, premier jurat de Bordeaux, épousa Catherine Bigot, fille de N*** Bigot, chevalier, et de Geneviève Macé, par contrat du 2 septembre 1693. Il laissa :

  15. Gabriel D'ALESME, chevalier, capitaine de la colonelle générale des dragons, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, épousa 1.° le 2 août 1729, Jeanne Delphie de la Chabannes, fille de Guillaume de la Chabannes, chevalier, président, trésorier de France, et de Marie de Mons ; 2.° le 18 avril 1735, Marie-Madeleine-Apollonie-Geneviève de Labat, fille de messire Joseph-François-Ignace de Labat, écuyer, baron de Savignac, conseiller en la grand'chambre du parlement de Bordeaux, et de Marguerite-Angélique de Fénelon. Il eut pour fils :

  16. Pierre-Vincent-de-Paul D'ALESME, chevalier, seigneur de l'Estreil et autres lieux, premier jurat pour la noblesse de Bordeaux, par lettres de Louis XVI, du 29 août 1786, dans lesquels il est qualifié de marquis. Il avait épousé, le 30 mars 1772, Marie-Thérèse d'Arche, fille de messire Pierre-Antoine d'Arche, chevalier, seigneur de la Taste, premier jurat pour la noblesse de Bordeaux, et de Marie-Jacquette de Loupes. De ce mariage sont issus:
    1. Jean-Baptiste-François-Gabriel, qui suit ;
    2. Marie-Chantale-Apollonie d'Alesme.

  17. Jean-Baptiste-François-Gabriel D'ALESME, chevalier, seigneur du Peyrat, l'Estreil et autres lieux, né à Bordeaux le 21 août 1775, a émigré deux fois en 1792, et fut arrêté étant porteur de dépêches pour les princes. (Voy. le Moniteur. du 19 février 1792, art. Senlis). Il subit alors un acte d'accusation devant l'assemblée législative, et ne fut mis en liberté que par un ordre du roi. Il continua à servir la cause de l'auguste maison de Bourbon, et fut pendant dix ans l'un des chefs du parti royaliste à Bordeaux, et se montra avec le même zèle en avril 1814, à Paris, lors de l'entrée des alliés. Il a épousé, le 4 juin 1795, Rose-Henriette-Augustine de Pemerle, fille de N*** de Pemerle, ancien mousquetaire du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il a de ce mariage :
    1. Pierre-Henri-Adolphe d'Alesme, né le 15 novembre 1796 ;
    2. Nelson-Jacques d'Alesme, né le 19 octobre 1800 ;
    3. Victor-Charles d'Alesme, né en septembre 1807, décédé ;
    4. Coraly-Marie-Pauline d'Alesme, née le 16 mai 1798 ;
    5. Malvina-Charlotte-Marie d'Alesme, née le 20 novembre 1808.
Armes: « De gueules, au chevron d'or, accompagné d'un croissant d'argent, au chef-cousu de sable, chargé de trois molettes d'argent. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 119
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

21 avril 2010

Ducauzé de Nazelle

DUCAUZÉ DE NAZELLE, famille noble, originaire de la province de Guienne ; un des chefs de la branche ainée de cette maison, ayant épousé une héritière de la maison de Besanne de Prouvay, s'est fixa dans la Champagne, où ses descendants résident de nos jours.

Les lettres-patentes délivrées par le roi Louis XV, à l'occasion de l'érection du vicomte de Neufchâtel, en marquisat, sous le nom de Ducauzé de Nazelle, s'expriment ainsi :
« Mettant d'ailleurs en considération l'ancienneté de la noblesse dudit exposant, dont la famille est une des plus illustres de notre province de Guienne, et les services considérables que lui et ses ancêtres nous ont rendus et à l'état, depuis plus de trois siècles, nous avons été informé que dès l'année 1480, noble Charles Ducauzé fut tué dans les guerres de Louis XI, contre Maximilien ; que François Ducauzé, son fils, qui servait sous François fut fait prisonnier en 1525, à la bataille de Pavie, en combattant sous les yeux du roi ; que Charles Ducauzé, un de ses enfants, capitaine d'une compagnie de chevau-légers, fut tué au siège de Montauban, et François, son autre fils, qui commandait une compagnie d'infanterie, donna, au même siège, de si grandes marques de valeur, que le roi Henri III le combla de bienfaits ; que Jean-François Ducauzé de Nazelle, fils dudit François, servit avec distinction sous les rois Henri IV et Louis XIII, lequel eut de son manage, avec Marie Melet de Saint-Thousaint, Jean-Charles-Ducauzé de Nazelle, aïeul de l'exposant, lequel après avoir servi, en qualité de lieutenant dans le régiment de Montaigu, et ensuite en qualité d'officier dans les gardes du corps du feu roi, notre très-honoré seigneur et bisaïeul, rendit à l'état un service des plus importants, ayant découvert, en 1674, la conspiration du chevalier de Rohan, pour récompense duquel service le feu roi lui accorda une pension héréditaire de mille livres ; il fut ensuite employé dans diverses négociations, etc. »
Il existe, de nos jours, quatre branches de cette famille.

Première branche.
  1. Louis-Charles-Victor DUCAUZÉ, l'aîné, marquis de Nazelle, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, ci-devant capitaine au régiment du roi, infanterie, a épousé en 1786, demoiselle Richarde-Angélique Dambly, fille de messire Jean-Claude, marquis Dambly, maréchal des camps et armées du roi, commandeur de l'ordre de Saint-Louis ; en 1807 est née de ce mariage Victorine de Nazelle, qui a épousé Charles-Louis Chamisso de Boncourt, ci-devant premier page du roi Louis XVI, et chevalier de Saint-Louis.

  2. François-Louis-Hérard-Victor DUCAUZÉ, vicomte de Prouvay, ci-devant capitaine au régiment du roi, infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a épousé, en 1793, demoiselle Mélanie de Paillot, fille de M. le comte de Paillot, et dame Lenoit duquel mariage sont provenues deux filles : Ernestine et Aglaé Ducauzé de Nazelle, de Prouvay.

  3. Louis-Hérard-Victor DUCAUZÉ, baron de Nazelle, seigneur de Guignicourt, ci-devant lieutenant-colonel au régiment des chasseurs de Languedoc, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; a épousé, en 1793, demoiselle Anne-Louise-Charlotte de Feret, fille de N. de Feret, seigneur de Brienne, capitaine au régiment d'Orléans, cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de demoiselle de Dampierre ; de ce mariage est né, en 1795, Hérard Ducauzé de Nazelle de Guignicourt, chevau-léger de la garde du roi.

  4. Philippe-Louis-Hérard-Victor Ducauzé de Nazelle, comte de Nazelle, ci-devant capitaine au régiment du roi, infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; a épousé, en 1794, Emilie-Louise de Pinteville, fille de messire Pierre-Benoit de Pinteville, ci-devant capitaine de dragons, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Marie-Blanche Leclerc, son épouse, duquel mariage est née Euphrosine Ducauzé de Nazelle.

Il existait aussi une sœur des sieurs DUCAUZÉ de NAZELLE ; elle se nommait Edmée-Catherine-Laurette Ducauzé de Nazelle, laquelle avait épousé, en 1777, messire Louis-Antoine-Eustache Leclerc, marquis de Lesseville, retiré capitaine en premier au corps royal d'artillerie, régiment de Grenoble, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, duquel mariage est provenu Eustache-Louis Leclerc de Lesseville, chevalier, ci-devant seigneur d'Aulnay-Lêtre, lequel a épousé, en 1810, mademoiselle de Linglois, fille de messire de Linglois, ci-devant capitaine au régiment des dragons,, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Armes : « D'or au lion de sinople, couronné de gueules, à une bande de sable, chargé de trois molettes d'or. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 117
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

18 avril 2010

de Malabiou de la Fargue

DE MALABIOU DE LA FARGUE, maison originaire de Languedoc. La tradition constante et reçue touchant cette maison porte qu'elle descend d'un gendarme qui, ayant accompagné l'empereur Charlemagne dans la guerre qu'il fit aux Sarrazins sur les frontières du Languedoc, s'y établit et donna commencement à une grande maison connue dans les anciens titres sous le nom de Malobove.

Au commencement du 13e siècle elle subit le sort de presque toutes les bonnes maisons, c'est-à-dire qu'elle fut presque éteinte et ruinée par la croisade de Simon de Montfort ; on aurait trouvé des preuves de toutes ces circonstances dans les archives de la province ; mais depuis qu'elles furent transportées à Montpellier, ce furent lettres closes ; et aujourd'hui elles n'existent plus sans doute ou sont dispersées.

Depuis la croisade, cette famille réduite à un petit nombre d'individus et dépouillée de presque tous ses biens, ne put soutenir l'éclat de son origine.

Vers le commencement du XVIe siècle, le chef de cette maison n'ayant que des filles alla à Rome et emporta les titres de sa maison, sans s'occuper d'un cadet avec qui il vivait en mauvaise intelligence, parce qu'il était d'une religion contraire à la sienne. Il s'y fit prêtre et y mourut.

Ce cadet, nommé Étienne de Malabiou, ayant pris du goût pour les nouvelles opinions que Calvin avait prêchées, et voyant que dans son pays on persécutait jusqu'à la mort ceux qui en étaient imbus, en sortit furtivement et vint porter les armes en faveur de ceux de sa secte aux environs de Puylaurens où ils étaient en grand nombre et souvent les plus forts. C'est par lui que nous commencerons le lignage de cette maison.
  1. Étienne DE MALABIOU, Ier du nom, fut homme de guerre ; on ignore dans quelle maison il prit sa femme, tant ses descendants eurent peu de soin de leurs papiers ; mais on sait positivement qu'il eut pour fils :
  2. Pierre DE MALABIOU, homme de guerre, marié avec Susanne d'Escande, d'une noble et ancienne maison qui a fait plusieurs branches toutes très-distinguées. De ce mariage vinrent :
    1. Étienne qui suivra ;
    2. Pierre qui fut quelque temps homme de guerre, puis se retira à Puylaurens. Il a donné origine à une branche qui subsiste avec éclat et qui est la plus riche de toutes ;
    3. Jean qui suivit le parti des armes ; il commandait les enfants perdus de l'armée de Montmorency à la journée-de Castelnaudary où il fut blessé et pris sans pouvoir défendre son seigneur, parce que ceux qui avaient sauté le ruisseau des Pontils étaient en trop petit nombre. Il se maria à Béziers et n'eut qu'une fille:
  3. Étienne DE MALABIOU, IIe du nom, fut d'abord homme de guerre comme ses frères, puis ayant pris le parti de la robe il devint conseiller du roi et substitut du procureur-général en la chambre de l'édit de Languedoc, marié à Béziers à Antoinette de Gensan, petite-fille du célèbre Despeisses. Il eut de ce mariage :
    1. Tobie, qui suivra ;
    2. Pierre, capitaine au régiment d'Auvergne, mort sans alliance ;
    3. Étienne, dont la postérité sera décrite après celle de son frère Tobie ;
    4. Plusieurs filles mariées avantageusement.
  4. Tobie DE MALABIOU, substitut des gens du roi, puis conseiller en la même chambre, marié à Marthe de Montels issue de la maison de Montels, fort noble et ancienne famille de Guyenne et qui a fait en tout temps de grandes alliances. De ce mariage vinrent :
    1. Étienne qui suit ;
    2. David, lieutenant au régiment des fusiliers, tué fort jeune encore à l'assaut de Gironne sous le maréchal de Bellefonds ;
    3. Jacques, lieutenant dans le régiment de Miremont servant de la duchesse de Zell, capitaine d'infanterie au service du Czar, dans le royaume d'Astracan.
  5. Étienne DE MALABIOU, IVe du nom, seigneur de Belvèze au diocèse de Lavaur, a épousé Marie de Fos d'une maison descendue des anciens vicomtes de Marseille. De ce mariage sont issus :
    1. Étienne, lieutenant au régiment de Pons ;
    2. Tobie-Paul, sous-lieutenant au régiment de Vermandois ;
    3. Trois filles.
On n'a pas pour le moment d'autres renseignements sur la suite de cette lignée et nous passons à celle de la branche fournie par Étienne, frère de Tobie. Voyez article III. Ainsi nous reprenons pour lui le IVe degré.

Branche d'Étienne Malabiou, prise au IIIe degré.
  1. Étienne DE MALABIOU, troisième fils d'Étienne II et d'Antoinette de Gensan, servit longtemps dans la cavalerie, puis fut directeur des travaux royaux et en cette qualité fit bâtir la belle digue du bassin de Saint-Ferréol par lequel le canal de Toulouse est alimenté ; il se maria avec noble demoiselle Marie de Blaquière de la plus ancienne maison de Sorèze. De ce mariage vinrent :
    1. Étienne, mort très-jeune ;
    2. Florent, capitaine des grenadiers au régiment de Vermandois, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, marié avec Louise Delpuech de la maison de la Bastide Cagnac, branche de celle du Puy-Montbrun en Dauphiné, dont un fils et plusieurs filles ;
    3. Paul, chevalier de Saint-Louis, mort au service sans postérité ;
    4. Isaac, lieutenant au régiment de Bigorre, chevalier de Saint-Louis, épousa à Mantoue la comtesse de Brusque ; il fut chambellan du duc de Mantoue sous le nom de comte de Durfort. De ce mariage est venu César de Malabiou, comte de Durfort ;
    5. Abraham-Louis, sieur de la Prade, major et commandant de la grosse tour de Toulon, chevalier de St.-Louis, marié à Anne Delpuech Capelle, sœur de Louise, femme de Florent, dont un fils, Louis François de Malabiou Delpuech, page de monseigneur le duc d'Orléans, mort ingénieur, sans postérité, et une fille mariée au sieur Catelin ; commissaire de marine ;
    6. Jean, dont l'article viendra ;
    7. Jeanne, mariée avec messire Louis de Marsac baron de Saillac, de la Vaurette, de Cairies.
  2. Jean DE MALABIOU DE LA FARGUE, capitaine au régiment de Pons, chevalier de l'ordre royal et militaire de St.-Louis, marié 1.° à une demoiselle de la maison de Balaguier Monsalez, proche parente de la duchesse d'Uzès ; 2.° à Marie-Barbe-Catherine-Barthélémy, née le 11 novembre 1719 ; morte le 13 juin 1761, ayant deux frères et trois beaux-frères chevaliers de St.-Louis. De ce mariage sont issus :
    1. Étienne, dont l'article suivra ;
    2. Marie-Madeleine-Élisabeth Malabiou de la Fargue, mariée à Louis-Jean-Ange Poisson de la Chabeaussière, avocat au parlement de Paris.
    3. Marie-Barbe-Françoise Malabiou de la Fargue mariée le 11 mai 1778 à Mathieu-Toussaint de Mauroy, mort le 2 février 1777, dont un fils capitaine de cavalerie au régiment Royal-Cravattes mort au service ; ce fils s'était marié et a eu plusieurs enfants.
  3. Étienne DE MALABIOU, Ve du nom, capitaine au régiment de Pons, depuis Guyenne, chevalier de l'ordre royal et militaire de St.-Louis, marié à Marie-Suzanne de Malabiou. De ce mariage sont issus :
    1. Jean-Florent, dont l'article suit ;
    2. Élisabeth-Julie de Malabiou, morte à Belvèze le 9 juillet 1777 ;
  4. Jean-Florent DE MALABIOU DE LA FARGUE, seigneur de Belvèze, lieutenant-colonel au régiment de Guyenne puis maréchal-des-camps et armées du roi, marié à N*** Kérimel d'une noble famille de Bretagne, mort à Belvèze après 1793. De ce mariage est issu :
  5. N*** DE MALABIOU DE LA FARGUE, capitaine au régiment de Guyenne, a émigré en 1791, a fait la guerre dans l'armée des princes où il a été tué par un boulet de canon ; il n'a point été marié, mais il a eu une fille naturelle avant son émigration, et elle a été adoptée par Jean-Florent, père de N*** Malabiou.
Les alliances de cette maison ont été avec les familles d'Escande, de Gensan, de Montels, de Fos, Blaquière Delpuech, de Brusque, de Marsac, Balaguier Monbalez, Poisson de la Chabeaussière, de Mauroy, de Kérimel, etc.

Armes : « D'azur, au bœuf d'or, accompagné en chef, de trois maillets d'argent. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 113
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

15 avril 2010

Poisson de la Chabossière

POISSON DE LA CHABOSSIÈRE ou DE LA CHABEAUSSIÈRE, famille originaire d'Anjou.

Suivant les notes conservées dans la famille, on sait qu'il a existé plusieurs membres du nom de François-Poisson, qui avaient joui des privilèges de la noblesse ; mais, faute d'avoir été signalés avec détail nous commencerons la filiation par François, IIIe du nom de Poisson.
  1. François Poisson DE LA CHABOSSIÈRE OU CHABEAUSSIÈRE, IIIe du nom, écuyer avocat au présidial d'Angers, élu échevin de cette ville (2), le premier mai 1661, mort le 9 avril 1685, avait épousé Jacquine Garnier, morte en 1702 ; de ce mariage vint :
    1. François Poisson, dont l'article viendra ;
    2. N. Poisson, prieur de Trélazé.
    3. Marguerite, mariée le 15 février 1665, à messire Jean le Jeune de la Grand' maison, conseiller du roi, dont deux enfants, un garçon et une fille, le garçon, mort sans postérité, la fille, mariée à M. Joubert du Collet, maire de Nantes. On ignore s'ils ont eu des enfants, ce qui intéresse néanmoins les survivants de la lignée.
    4. Jacquine, mariée le 7 mars, en 1666, à M. Jamet, avocat au présidial d'Angers.
    5. Françoise, mariée en 1696, à M. Aubri, conseiller du roi, son procureur au siège des eaux et forêts de Beaugé.
  2. François Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, IVe du nom, écuyer, avocat au conseil, né le 14 mars 1639, mort le 27 juin 1702, avait épousé, le 28 février 1672, Louise de Massac, fille de messire Ange de Massac, conseiller du roi, ancien avocat au parlement ; et de Catherine Aularie, sa femme ; de ce mariage sont issus :
    1. François-Ange, dont l'article suivra ;
    2. Marguerite, morte en bas âge.
  3. François-Ange Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, IVe du nom, avocat au parlement de Paris, né le 15 novembre 1673, mort le 30 juin 1750, avait épousé Marie-Catherine Loys, fille de messire François-Antoine Loys, commandant de la ville de Calais, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et d'Anne de Baraet, mourut le 8 mai 1755 ; de ce mariage vinrent. :
    1. Louis-Jean-Ange, dont l'article viendra ;
    2. Charles, né le 16 mars 1711, mort le 27 du même mois ;
    3. Guillaume, né le 7 juillet 1713, mort le 4 août suivant ;
    4. Marie-Madeleine, née le 15 février 1718, morte le 16 août suivant ;
    5. Jeanne-Louise, née le 27 juillet 1719, morte le 25 juin 1721.
  4. Louis-Jean-Ange Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, né en Flandres, le 25 février 1710, avait été reçu pensionnaire au collège des Quatre Nations, où l'on exigeait les mêmes preuves de noblesse que pour être admis à Saint Cyr ; il a, depuis, été avocat au parlement de Paris. Il est mort en octobre 1795, et avait épousé, le 16 septembre 1743, noble demoiselle Marie-Magdeleine-Élisabeth Malabiou de la Fargue, née le 11 novembre 1719, mort le 11 juin 1785. Elle était fille de messire Etienne Malabiou de la Fargue, capitaine d'infanterie au régiment de Guyenne, chevalier de Saint-Louis, d'une très ancienne famille du Languedoc, et de dame Barbe-Catherine-Barthélemy, sa seconde femme ; de ce mariage sont issus :
    1. Ange, né le 15 novembre 17, mort le 12 mars 1752 ;
    2. Ange-Étienne-Xavier, dont l'article suivra ;
    3. Ange-Jacques-Marie, de la Chabeaussière, chevalier, né le 6 août 1755, surnuméraire dans les gardes du corps de monseigneur le comte d'Artois, sous-inspecteur général honoraire des mines en 1784, et inspecteur en 1786, décoré en juin 1814 de l'ordre du lys ; marié à demoiselle Marie-Hiriat des Aldudes ; il a pour fille demoiselle Jeanne Magnagno de la Chabeaussière, née le 6 décembre 1781, mariée à M. Louis Bousquet, dont postérité.
    4. Catherine-Julie-Xavier, née le 11 juin 1747, mariée ; en premières noces, le 1er août 1769, à messire Augustin-Philibert-Lyonard de la Girennerie, valet-de-chambre de Sa majesté Louis XV, et, en secondes noces, à messire Pierre Bergeret, receveur général des finances, mort en 1807 ; elle est morte elle-même, en 1813, à Hambourg ; du premier lit sont issus : (a) Ange-Augustin, né le 21 octobre 1774, mort le 8 février 1776 ; (b) Anne-Louise, née le 26 mai 1770 ; morte le 10 mai 1777 ; (c) Ange-Philibert-Lyonard de la Girennerie, né le 8 janvier 1772, émigré en 1791, ayant servi dans les gardes de la porte, et conservé le drapeau à ses risques et périls, jusqu'en 1814, où il l'a rapporté à Paris en juillet ; marié à Hambourg, avec demoiselle Gertrude Ernest, aussi émigrée, dont un fils, Édouard ayant servi dans un régiment hanovrien, et venant d'être placé dans la compagnie des gardes de la porte de Louis XVIII, et une fille Angélique-Thérèse-Léocadie, née en juin 1803.

      Du second lit est issue une fille morte jeune ;

    5. Barbe-Françoise-Victoire, née le 3 décembre 1761, mariée le 17 avril 1782, à François-Edme Cotilon de Torcy, avocat au parlement de Paris, mort le 24 mai, dont deux enfants : a. Ange-François Saint-Julien de Torcy, né le 5 avril 1785, mort à Hambourg, en 1806, sans alliance. b. Françoise-Julie de Torcy, née le 1er février 1783, mariée le 16 mai 1808, avec Alexandre le Bas de Sainte-Croix, capitaine de frégate de la marine royale, ayant fait partie de l'expédition du capitaine Baudin, colonel des marins de la garde, commandant la marine dans les départements de Rome et Trasimène, en 1806, chef militaire à Cherbourg, en 1814, officier de la légion d'honneur, et décoré de l'ordre du lys ; de ce mariage est issue une fille, Angélina de Sainte-Croix, née le 20 juin 1809.
  5. Ange-Étienne-Xavier Poisson DE LA CHABEAUSSIÈRE, chevalier, né le 5 décembre 1752, garde du corps de Son Altesse Royale monseigneur le comte d'Artois, décoré de l'ordre du lys, en juillet 1814, marié, en premières noces, le 30 novembre 1780, à demoiselle Catherine-Jeanne Bingant, morte en couches, en novembre 1781, dont deux filles jumelles, nées le 1er novembre 1781, mortes au commencement de 1783 ; et, en secondes noces, à dame Claire Sylva, veuve de messire comte de Maleissie, capitaine au régiment des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis ; s'est acquis de la réputation dans la littérature.
Les alliances de cette maison ont été avec les familles Garnier, de Massac, Loys, Malabiou de la Fargue, Bingant, Sylva, de la Girennerie, Bergeret, Hiriart, Sainte-Croix.

Armes : « D'azur à un cor de chasse d'argent, traversé d'un poisson d'or, de dextre à senestre, enlacé dans le cordon en sautoir, qui attache ledit cor. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 109
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

11 avril 2010

Famille de Mauléon

MAULÉON (DE). Cette famille descend par mâles d'Haton ou Natonis, deuxième fils d'Eudes, duc d'Aquitaine. Hunolt duc d'Aquitaine (tige des rois de Navarre et dont descendent les Aranda et les d'Esclignac) son frère, lui fit arracher les yeux en 745. L'on sait que ce duc Eudes était fils de Boggis, lequel l'était de Caribert, roi de Toulouse et d'Aquitaine ; et que ce roi Caribert était le deuxième fils de Clotaire II ; roi de France et frère de Dagobert. Cette origine est constatée par tous les auteurs contemporains des premiers rois de la deuxième race, et par la charte de la fondation d'Alaon.
  1. HATON, deuxième fils d'Eudes, duc d'Aquitaine, ainsi qu'il a été dit plus haut, laissa selon la charte de la fondation d'Alaon, les enfants qui suivent :
    1. Loup Ier, duc de Gascogne, dont la fille unique, Adèle, épousa son cousin germain le duc Vaifre ;
    2. Altargarius qui suit ;
    3. Icterius, fait comte d'Auvergne par Charlemagne, et qui n'eut pas de postérité.

  2. ALTARGARIUS, comte des Marches de Gascogne ; il fut donné en otage à Charlemagne avec son frère Icterius, par Loup, duc de Gascogne. Ils s'attachèrent dès lors à la famille carlovingienne et s'allièrent avec elle. Ses ossements furent portés avec ceux de son père, de Saint-Sauveur de Limoges au monastère d'Alaon en 835. Il eut :
    1. Vandregisile ou Vandrille qui suit ;
    2. Ermiladius comte d'Agen, mort sans postérité.

  3. VANDREGISILE comte des Marches de Gascogne. Il fonda le monastère d'Alaon dans le comté de Ribagorce en Espagne. Il fit bâtir le château de Vandre dans la vallée de Tena. Il eut de Marie, fille d'Aznar, comte de Jaca ou Aragon ;
    1. Azinarius, qui suit ;
    2. Bernard, tige des comtes de Ribagorce et de quelques familles espagnoles, telles que les Alagon et autres ;
    3. Antoine, vicomté de Besiers, qui n'eut pas de postérité ;
    4. Athon comte de Pallias, mort aussi sans postérité.

  4. AZINARIUS ou AZNAR, vicomte de Soule et de Louvigner, consentit à l'acte de fondation d'Alaon et y ajouta ses donations, entre autres l'église de Mauléon ; il passa la première confirmation avec sa femme Cerberge, fille du duc Burchard vainqueur des Mores de Corse (lequel on croit être de la maison de Montmorency) en 862. Ses enfants cités dans cet acte furent :
    1. Azinarius, qui suit ;
    2. Burchard ;
    3. Arnold, tige des Mauléon, seigneurs de l'île de Rhé, la Rochelle, Bénon, Talmond et autres en Poitou, provenant de la succession d'Haton son aïeul deuxième fils du duc Eudes. Les Savari, les Raoul, les Guillaume de Mauléon, fameux dans l'histoire de France du douzième et treizième siècle étaient descendants d'Arnold. Cette branche était alliée aux plus puissantes familles du Poitou entre autres, aux illustres maisons de Thouars et de la Trémouille ;
    4. Faquilène ;
    5. Richense, enterrée à Alaon en 862.

  5. Azinarius ou Aznar II, vicomte de Mauléon, de Soule et Louvigner, seigneur de Barrabès, Bénasque, Aran et Tena confirme Alaon en 883 étant au château de Vandres Il eut de son épouse :
    1. Loup Azinarius, qui suit,
    2. Artal, moine de Saint-Rémi de Rheims ;
    3. Centulle ;
    4. Athon, évêque de Toulouse ;
    5. Amita.

  6. Loup Azinarius, vicomte de Soule, confirme Alaon en 912. Il eut de sa femme Audisende :

  7. Athon Ier, vicomte de MAULÉON DE SOULE, titré de comte de Ribagorce. Il confirma Alaon en 973. Il eut de la comtesse Marie son épouse:
    1. Athon, qui suit ;
    2. Garcia, tige des vicomtes de Louvigner (Lupiniacensis ou Luperianensis) dont il paraît que descend la famille de Luppé.

  8. ATHON II, vicomte de Soule, confirma Alaon en 1005 ; il eut de son épouse Raimonde, fille de Raimond Pons, comte de Toulouse, Guillaume vicomte de Soule, assassiné par embûches de Gaston, vicomte de Béarn, en 1015. Il fut père de :
    1. Raimond Guillaume, surnommé Salamace, qui confirma Alaon étant au château de Mauléon en 1040. Les descendants de celui-ci changèrent avec Philippe-le-Bel, roi de France et de Navarre, la vicomté de Soule contre le marquisat de Rada et d'autres terres en Navarre ; cette branche s'allia avec la famille royale de France, qui régnait alors en Navarre, avec les Grammont d'Aster et autres des plus puissantes familles de ce royaume ; elle s'éteignit dans le seizième siècle et fondit dans les maisons des ducs de Grenade et marquis de Montéhermoso ;
    2. Loup Athon, qui suit :

  9. Loup ATHON, seigneur de la vallée de Tena et de Jaca, fut assassin en même temps que son frère le vicomte Guillaume. Il eut d'Irmengarde de Narbonne :

  10. GARCIA Loup, seigneur de Tena, qui confirma la fondation d'Alaon avec Eneca Lupi sa femme et leurs enfants en 1015. Leurs enfants furent :
    1. Athon Garcia, qui suit :
    2. Loup Garcia, vicomte d'Ortez ;
    3. Guillaume Garcia.

  11. ATHON GARCIA, seigneur de Tena et de Jaca, confirma Alaon en 1034 avec Velasquette sa femme (nommée Ricarde en Bigorre). Leurs enfants furent :
    1. Asinarius Athon, qui suit ;
    2. Arnaud ;
    3. Louis ;
    4. Vandregisile ;
    5. Ricarde.

  12. Azinarius ou AZNAR ATHON III, seigneur de Tena ; il eut pour femme Galinde, fille de Pépin, comte de Comminges, qui prit l'habit monastique à Alaon en 1039. Ils eurent :
    1. Garcia Aznar, qui tua dans son château de Vandres, Centulle Gaston, vicomte de Béarn sous Sanche Ramirez, roi d'Aragon en 1090 ; poursuivi par les ordres de ce roi, il s'enfuit chez les Mores de Cordoue ;
    2. Fortunius Aznar continua cette branche de Tena qui s'éteignit dans le treizième siècle ;
    3. Galindo-Aznar, qui suit.

  13. GALINDO-AZNAR, seigneur de Tena, de Lez et d'une partie utile du comté de Comminges. D'après une charte rapportée par M. de Marca (Histoire de Béarn) malgré que Galindo n'eût pas et de part au meurtre commis par son frère, puisque dans ce temps il avait accompagné le roi Sanche Ramirez dans la guerre de Castille, ce prince l'obligea ainsi que sa mère et ses frères d'évacuer la vallée de Tena et ordonna que le château de Vandres fût rasé. Alors Galindo se retira avec sa mère dans la portion utile du comté de Comminges dont elle avait hérité. Il se maria à une demoiselle de la maison de Labarthe, seigneur des quatre vallées d'Armagnac qui lui porta la vallée de Barousse où le château de Mauléon fut bâti en souvenir de la capitale de la Soule. Il signa un acte de déguerpissement en faveur de l'abbaye de Peirissas, en concurrence avec le comte Bernard de Comminges et Compan de Benque de la même maison, comme copropriétaire du comté de Comminges. Cet acte rapporté en extrait par dom Vaissette est de 1100. La terre de Lez dont il prend le titre est restée dans la maison de Mauléon jusques au seizième siècle, ainsi que partie de celles qui avaient été démembrées du comté de Comminges en faveur de Galinde, fille et héritière du comte Pépin, son père et de Bernard, son frère, mort sans postérité. Galindo eut pour fils :
    1. Bernard de Mauléon, qui suit ;
    2. Robert de Mauléon qui adopte le nom de famille en même temps que son frère. Il fut grand capitaine, chevalier de l'ordre du lys et un des douze gentilshommes de Navarre à qui fut donné le commandement de la noblesse de ce royaume en 1138.

  14. Bernard DE MAULÉON, chevalier, seigneur de Lez, de St-Béat, Foz, des vallées de Bavartès et Frontignès, de Cazaril, Labarthe Isnard, Anners Sedillac, Gensac, la Bastide-Savès, Noillan, Montblanc, Pargesse et autres sises dans le Comminges et tenues sous l'hommage de ses comtes. D'après l'usage qui s'introduisit dans ce temps d'adopter des noms de famille, il prit avec ceux des siens existant à cette époque, celui de la capitale de la Soule. Il fit une donation à l'abbaye de Berdoues en 1134. Il est cité dans des actes de 1161, 1164, 1167, 1170, dans lesquels il est dit oncle de Raimond Emeric de Montesquiou, ainsi que Bernard de Montesquiou, évêque de Tarbes, et Géraud de la Barthe, archidiacre, puis archevêque d'Auch, et cousin d'Arnaud de la Barthe. Il eut :

  15. Géraud DE Mauléon, chevalier, baron de Barousse, seigneur des terres plus haut citces, en Comminges, bienfaiteur du monastère de Nisors en 120g. 1. 1 eut pour fils:
    1. Bernard qui continua la branche des barons de Barousse ; (il fut rico-hombre d'Aragon.) Il fit une donation à Nisors en 1228. Sa postérité est continuée dans les Mauléon Nébias. Il y a eu plusieurs branches éteintes dans les siècles passés descendantes de Géraud qui furent établies en Languedoc et Gascogne ; elles fournirent nombre de sujets illustres cités par les historiens du Languedoc, du Dauphiné et de la Provence. Géraud de Mauléon, seigneur de Gourdan, gouverneur de Calais, fut chevalier du Saint-Esprit dans la promotion de 1585 ;
    2. Géraud, cité avec ses frères en 1254 ;
    3. Azémar, qui suit.

  16. Azémar DE MAULÉON, chevalier, seigneur de Lez, Gensac, St.-Béat, etc. ; il hérita de son père de toutes les terres qu'il avait en Comminges. Il fut présent avec Bernard de Mauléon, son frère aîné, à la donation que fit Géraud leur frère à l'abbaye de Nisors en 1228. Il jouissait par indivis de la terre de Gensac et de plusieurs autres avec Bernard, comte de Comminges, par acte de 1252. Donation à Nisors avec sa femme Honnor et Géraud son frère, 1253. Son testament en 1272 ; autre acte en 1273. Procureur fondé du comte de l'Ile Jourdain avec Roger de Mauléon son fils, 1288. Ses fils furent :
    1. Géraud ;
    2. Roger ;
    3. Bernard, qui suit :

  17. Bernard II DE MAULÉON, damoiseau, seigneur de Gensac, Lez, St.-Béat, etc. ; il jouissait d'une partie de ces terres par indivis avec le comte de Comminges ; mais sous son hommage ; ce qui est prouvé par un acte de 1284 et un de 1304. Sa femme est nommée Condor. Il laissa d'elle :

  18. Azémar II DE MAULÉON, chevalier, gouverneur de St.-Bertrand et seigneur de Gensac, Lez, Sédillac, etc. etc. etc. Il donna quittance de ses gages le 7 juin 1347 scellée d'un sceau chargé d'un lion qui sont les armes de la maison. Il eut :

  19. Bernard III DE MAULÉON, écuyer banneret, seigneur de Gensac, Sédillac, Lez et autres citées plus haut. Fut présent en 1350 avec Arnaud Guillem de Mauléon, baron de Barousse, à une quittance de Jean, vicomte d'Aster. Il rendit hommage au roi comme comte de Comminges en 1389 ; ce comté étant réuni à la couronne. Il laissa en mourant son fils mineur qui suit :

  20. Bernard IV DE MAULÉON, seigneur de Gensac, Lex, Sédillac, la Bastide, etc. etc. Rend hommage à Marguerite comtesse de Comminges à qui le roi avait rendu son comté en 1389 ; il fit son testament le 22 décembre 1446. Ordonna sa sépulture à Nisors, tombeau d'une partie de ses ancêtres. Sa femme fut Honorete de la Tour ; il en eut :
    1. N. de Mauléon ;
    2. Géraud, qui continua cette branche éteinte au dix-septième siècle ;
    3. Azémar ;
    4. Arnaud ;
    5. Bertrand ;
    6. Gausserand, qui suit ;
    7. Arnaud-Guillem ;
    8. Gaston ;
    9. Savari ;
    10. Jeanne.

  21. Gausserand DE MAULÉON, seigneur de la Bastide, Savès, Noillan, etc. etc. Le sixième des fils de Bernard IV, seigneur de Gensac, fit un acte de partage avec ses frères et neveu en 1479 ; eut sa part dans d'autres terres, entre autres celles de Lez, Pargesse, St.-Béat, etc. ; passa un autre acte en 1480 ; rendit hommage au roi en 1493 et 1503 ; fit son testament, en 1504. De sa femme Marguerite de Touges Noillan, il eut nombre d'enfants, Cette branche de la Bastide fut continuée jusques à la fin du dix-septième siècle ; elle fournit des sujets distingués dans l'épée et l'église, un grand bailli de St.-Gilles, plusieurs chevaliers de Malte. Un rameau de cette branche s'établit en Lorraine où elle joua des rôles cités dans l'histoire de cette province. Cette branche de Lorraine contracta, des alliances avec les meilleures familles de ce pays, entre autres avec celles du Châtelet et de Choiseul, et fournit des chanoinesses à Remiremont et autres chapitres. Jacques de Mauléon qui suit était le sixième fils de Gausserand.

  22. Jacques DE MAULÉON, seigneur de Savaillan, compris dans le testament de son père, reçût pour sa portion légitimaire la maison et biens de Peguilhan, fut compris dans une montre faite à Mirande en Astarac, le 18 février 1522. Capitaine d'une compagnie de gens de pied en 1527. Servit avec distinction en Italie sous le maréchal de Montluc qui le cite en ses mémoires sous le nom de Labastide père des Savaillan, un des plus vaillants gentilshommes qui fût en son armée. Il rendit hommage au roi pour Péguillan et Savaillan en 1540 ; fit son testament en 1558 ; il assista, au mariage de Denis de Mauléon, seigneur de la Bastide, son neveu, avec Marguerite d'Esparbès. Il épousa en 1533 Perrette de Ferrières des Guillots, de laquelle il eut :
    1. Arnaud de Mauléon, capitaine d'une compagnie de trois cents hommes de pied ;
    2. Denis, qui suit ;
    3. Jacques, chevalier de Malte en 1560 ;
    4. Jean-Jacques ;
    5. Florette ;
    6. Louise ;
    7. Anne ;
    8. Catherine ;
    9. Antonie.

  23. Denis DE MAULÉON, seigneur de Savaillan, gouverneur de Casteljaloux et du Mas-Grenier, commandant des pays de Comminges, Rivière Verdun, comté de l'Ile Jourdain et vicomté de Gimois pour le roi de Navarre (qui fut depuis Henri IV). Capitaine de gendarmes, il se maria avec Catherine de Montlezun, fille de Bernard, seigneur du Castera, en 1576 ; il acquit la seigneurie de St.-Sauvi du roi Henri IV en 1588 ; fit son testament le 7 février 1589 ; celui de sa femme est du 2 février 1610. Leurs enfants furent :
    1. Jacques de Mauléon, seigneur de Savaillan, gouverneur des ville et château de Lectoure ; il épousa une demoiselle de Galard de Lille, il fut père d'Henri de Mauléon, seigneur de Savaillan, St. Brés, Nogués, etc. ; de François, seigneur d'Oinville, mort sans postérité ; de Jean idem en 1646 ; de Pons, tué au combat du faubourg St.-Antoine à Paris ; fut maintenu en sa noblesse en 1666. La branche de Savaillan s'est éteinte en la personne de M. de Mauléon Savaillan habitant sa terre de Bruel en Normandie au commencement de la révolution française. Il avait un frère mort commandeur de l'ordre de Malte. Madame la marquise de Pile leur nièce a recueilli une partie de leur succession ;
    2. Pierre qui suit ;
    3. Henri de Mauléon, dit d'Ancaussan.
    La famille de Mauléon conserve plusieurs lettres originales écrites à Denis de Mauléon, seigneur de Savaillan, par Jeanne, reine de Navarre, par le grand Henri et par le duc d'Alençon.

  24. Pierre DE MAULÉON, seigneur de St.-Sauvi et Lixandre. Son existence est prouvée par les actes ci-dessus ; il testa le 7 novembre 1653 et avait épousé en premières noces Armoise d'Astugues le 13 mars 1611, et en secondes noces en 1623, Anne de Montlezun, fille du seigneur du Bruca. Du premier lit vinrent :
    1. Abraham-François, qui suit ;
    2. Paul, auteur de la branche de la Corne, éteinte. Du second lit :
    3. N***, mariée à M. de Faudoas, seigneur d'Airies.

  25. Abraham-François DE MAULÉON, seigneur de St-Sauvi et Lixandre, épousa le 9 décembre 1646, Madelaine de Lary, fille du seigneur de la Mothe en Do ; maintenu avec son frère en sa noblesse le 17 septembre 1666 et 1667 en même temps que les seigneurs de Savaillan, lors de la recherche générale. Il eut :

  26. Jean DE MAULÉON, seigneur de Sain-Sauvi et Lixandre ; il épousa, en premières noces, Marguerite de Léomont, fille du seigneur de Gariés, dont il n'eut pas de succession ; il épousa, en secondes noces, Marie de Bonnefont, fille du seigneur de Fieux, et de Nicole de Fumel, en 1695 ; maintenu en sa noblesse en 1698 et 1699 ; testament de Marie de Bonnefont, 30 mai 1704. Leurs enfants furent :
    1. Joseph-César, qui suit ;
    2. Henri de Mauléon, marié en 1745 à Thérèse d'Olivier, fille du seigneur Des Tartés, dont il eut Joseph, comte de Mauléon, ancien officier des gardes du corps, compagnie de Noailles, et maintenant lieutenant en celle de Wagram, chevalier de St-Louis et maréchal de camp. Le comte de Mauléon, marié à la fille du comte de Latour Nouaillan, a pour fils Henri de Mauléon, maintenant garde du corps dans la même compagnie, qui est marié à Mademoiselle de Buros, dont il a : 1. Alphonse de Mauléon ; 2. N*** de Mauléon.

  27. Joseph-César DE MAULÉON, seigneur de Saint Sauvi et Lixandre, épousa le 17 avril 1717, Geneviève de Boisson Curton. Il fit hommage au roi en 1729 et 1731 ; il mourut en 1759. Ses enfants furent :
    1. Jean-Louis, qui suit ;
    2. Deux, morts sans postérité, et six demoiselles.

  28. Jean-Louis DE MAULÉON, seigneur de St.-Sauvi, Lixandre et Sérempuy ; épousa Catherine de Preissac, fille du seigneur de Maravat, en 1750, rendit hommage au Roi pour ses terres, 3 août 1755. Il eut, de Catherine de Preissac, dix-sept enfants, dont neuf ont partagé sa succession.
    1. Joseph, marquis de Mauléon, qui suit ;
    2. Paul, aumônier du roi Louis XVI, abbé de Lannoi, grand vicaire d'Evreux ;
    3. Jean-Louis, vicomte de Mauléon, chevalier de St.-Louis, colonel à la suite de l'infanterie française, qui a servi longtemps en Espagne ;
    4. Louis-Henri de Mauléon, chevalier-de St.-Louis, colonel d'infanterie, habitant la Russie depuis vingt ans ;
    5. Louis-Salvi, chevalier de Mauléon, chevalier de St.-Louis, actuellement colonel du régiment de Royal Bourbon, après avoir servi en Espagne ;
    6. Lambert de Mauléon, un des anciens chefs du parti royaliste de la Gascogne ;
    7. Trois filles non mariées.

  29. Joseph, marquis de MAULÉON, chevalier de St. Louis, maréchal de camp, seigneur de Sérempuy, Lixandre, ancien sous-lieutenant des gardes-du-corps du roi Louis XVI, compagnie de Villeroi, puis Grammont, fit avec son cousin, le comte de Mauléon, ses preuves pour les carrosses du roi, et entrées dans ses gardes-du-corps, par-devant M. Chérin, généalogiste de la cour. Il épousa Anne-Françoise de Bérulle, fille du premier président du parlement de Grenoble, le 14 mars 1780 ; il est maintenant lieutenant des gardes-du-corps, compagnie de Wagram ; Il a pour enfants :
    1. Amable de Mauléon, qui suit ;
    2. Hermine, mariée à M. de Bonnefont de Fieux.

  30. Amable, comte DE MAULÉON, garde-du-corps du roi, compagnie de Wagram, marié à Aglaé de Barrin, de, la Galissonnière, fille du comté de la Galissonnière, maréchal de camp, commandeur de l'ordre royal et militaire de St.-Louis, famille ancienne et illustre ; particulièrement dans la marine, par l'amiral la Galissonnière et autres de son nom. Il est maintenant membre de la chambre des députés. Ils ont pour fille Amélie de Mauléon.
La maison de Mauléon a eu le bonheur de conserver tous les titres qui servirent à former ses preuves pour l'entrée des carrosses du roi, par-devant le généalogiste des ordres de Sa Majesté ; elle en a même augmenté la collection et y a ajouté des découvertes intéressantes pour l'histoire de la première et seconde race de nos rois.

Au nombre de ces documents est la charte ou privilège de Charles-le-Chauve, en faveur du monastère d'Alaon ; cette pièce jointe aux confirmations des descendants des fondateurs et d'autres chartes extraites de différents ouvrages espagnols et français ; formeront avec les autres titres, les preuves non équivoques de l'origine mérovingienne des rois et ducs d'Aquitaine, des premiers rois de Navarre, troncs de ceux, d'Aragon, Castille et Léon ; des comtes Abarca, Aranda ; des comtes de Gascogne, souche de ceux des Fezensac, d'Armagnac, et d'Astarac, d'où descendent incontestablement les d'Esclignac, les Montesquiou, les Pardiac-Montlezun, les Lomagne et différentes maisons, dont la communauté d'origine avec les Mauléon, remonte au grand Eudes, duc d'aquitaine.

Armes « De gueules au lion d'or, armé et lampassé de sable. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome II, page 98
BnF/Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36862s

04 avril 2010

Ascendance de Louise-Marguerite TRUSSON

Compte-tenu des informations de l'article précédent sur la rue du Regard, j'ai fait l'hypothèse que Claude Trusson et Louise Boudin étaient les parents de Louise-Marguerite. Ce qui donne, après recherches dans les relevés geneabank du CGEP (93), l'ascendance suivante :

Chronique de l'ascendance de Louise-Marguerite TRUSSON


Première génération


1. Louise-Marguerite TRUSSON est née en 1774 à Paris, Seine, France. Elle est décédée le 11 décembre 1854 à Paris X, Seine, France. Louise-Marguerite a épousé Jacques FLORIET, fils de Quentin FLORIET et Marie REY. Jacques est né le 14 novembre 1763 à Chamesson, Côte d'or, France. Il est décédé le 11 décembre 1854 à Paris XVII, Seine, France. Jacques a été Limonadier en 1798.

Deuxième génération


2. Claude TRUSSON est né en 1742 à Lhuitre, Aube, France. Il a épousé Louise Catherine BOUDIN le 27 août 1771 à Bagnolet, Seine-Saint-Denis, France.

3. Louise Catherine BOUDIN.

Troisième génération


4. Claude TRUSSON est né à Lhuitre, Aube, France. Il est décédé avant 1771. Claude a épousé Elisabeth FRISSARD le 5 février 1742 à Lhuitre, Aube, France.

5. Elisabeth FRISSARD est décédée avant 1771.

6. Nicolas Denis BOUDIN est né le 30 novembre 1700 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France. Il est décédé le 12 novembre 1768 à Bagnolet, Seine-Saint-Denis, France. Nicolas a épousé Thomasse BEAUSSE le 27 avril 1728 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

7. Thomasse BEAUSSE.

Quatrième génération


8. Jean TRUSSON a épousé Marguerite LEUDOT.

9. Marguerite LEUDOT.

10. Barthélémy FRISSARD a épousé Elisabeth JEANDIER.

11. Elisabeth JEANDIER.

12. Denis BOUDIN a épousé Marie Jeanne PREVOST le 11 septembre 1691 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

13. Marie Jeanne PREVOST.

14. Barthélémy BEAUSSE a épousé Thomasse BIDAUT le 23 janvier 1699 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

15. Thomasse BIDAUT.

Cinquième génération

24. Philippe BOUDIN a épousé Marie VIE.

25. Marie VIE.

26. Claude PREVOST a épousé Marie RÉGNARD le 9 septembre 1657 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

27. Marie RÉGNARD.

28. Nicolas BEAUSSE a épousé Marguerite VITRY le 17 janvier 1677 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

29. Marguerite VITRY.

30. Antoine BIDAULT a été baptisé le 24 décembre 1633 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France. Il a épousé Catherine VITRY le 24 octobre 1662 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

31. Catherine VITRY.

Sixième génération


52. Nicolas PREVOT a épousé Claude DURAND.

53. Claude DURAND.

54. Nicolas RÉGNARD a épousé Charlotte VITRY le 3 octobre 1621 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

55. Charlotte VITRY.

56. Barthélémy BEAUSSE a été baptisé le 24 janvier 1636 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France. Il a épousé Françoise HÉRICOURT le 5 septembre 1656 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

57. Françoise HÉRICOURT.

58. Pierre VITRY a épousé Marie DE SAINT-OMER.

59. Marie DE SAINT-OMER.

60. Pierre BIDAULT a épousé Anne SAVART.

61. Anne SAVART.

62. Nicolas VITRY a épousé Jacqueline CHEVREAU le 27 octobre 1630 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

63. Jacqueline CHEVREAU.

Septième génération


112. Nicolas BEAUSSE a épousé Marie CHAUVIN.

113. Marie CHAUVIN.

114. Jean HÉRICOURT a épousé Jeanne VITRY le 10 novembre 1619 à Montreuil, Seine-Saint-Denis, France.

115. Jeanne VITRY.

Huitième génération


226. Guillaume CHAUVIN.

Je suis, bien entendu, preneur de toute donnée complémentaire...

03 avril 2010

Maison rue du Regard numéro 19

Le texte ci-dessous contient des informations sur mes ancêtres Jacques Floriet et Louise-Marguerite Trusson qui pourraient m'aider à débloquer le branche Trusson...

Procès verbaux - Commission municipale du Vieux Paris
Procès verbaux - Commission municipale du Vieux Paris
Source: Bibliothèque nationale de France


Maison rue du Regard n° 19. Jardin et clos du couvent des Carmes, puis maison du littérateur Jean-Louis Soulavie. — Ici se trouvait le dernier terrain appartenant aux Carmes, à gauche de la rue du Regard et à l'encoignure de celle de Vaugirard. Un document le qualifie : « jardin ou clos d'un arpent, sis au bout de notre jardin, dit le Petit bois, aboutissant le long de la rue de Vaugirard et sur la rue du Regard, acquis le 25 juin 1692, au prix de 530 livres » (1)

Au commencement du XVIIIe siècle, jusqu'en 1721, ce jardin était loue à François Brunot, écuyer, conseiller du roi, déjà locataire des Carmes pour l'hôtel voisin, rue du Regard, 17.

Cette encoignure des deux rues, fut régularisée par l’ordonnance des Trésoriers de France, du 19 mars 1741, donnant alignement des murs de clôture. Ladite encoignure devait être établie à 4 toises 5 pieds et demi de distante de la maison opposée où était un bureau d'entrée, et devait comporter Un pan coupé de 21 pouces de face, à la charge de faire mettre « une table de pierre de lierre (sic) d'un pouce et demi d'épaisseur à chaque coin de la dite encoignure portant inscription du nom des rues qu'elle forme et les numéros marqués du même quartier ». Lés religieux étaient autorisés à faire reconstruire 15 toises du mur de clôture sur la rue du Regard, et la totalité dudit mur sur la rue de Vaugirard jusqu'à celui de leur jardin (2).

Dans l'état des revenus, charges, dettes du couvent des Carmes, du 29 avril 1775, le terrain dont il s'agit est indiqué comme loué au sieur Gingant, pour la somme annuelle de 500 livres (3).

Dans l'assemblée capitulaire du 19 juin 1778 ledit terrain était loué par bail à vie aux sieur et dame Trusson, lui, maître charron, sur sa tête et celle de son épouse, avec neuf années de jouissance à leurs ayants cause après le décès des deux. Les religieux s'engageaient à construire à leurs frais : « un mur de terrasse entre le dit terrain et le jardin de la maison voisine où demeure actuellement Madame veuve Mac Mahon, marquise d'Equilly, et ce pour soutenir l'exhaussement des terres qu'il faudra mettre sur le dit terrain pour être au niveau des deux rues. »
(1) Archives nationales. II. 3930.
(2) Archives nationales. S. 3730.
(3) Archives nationales. S. 3731.
Le dit Trusson était autorisé à établir sur ledit terrain les constructions qu'il jugerait à propos, sans qu'il puisse gêner l'usage d'un petit bâtiment appartenant aux Carmes, appelé la Cendrière, situé au coin du jardin. II lui était interdit, dans les constructions à faire, de prendre des jours sur le jardin des religieux, sauf des jours de souffrance; les dites constructions devant rester la propriété du couvent après la mort des deux usufruitiers, mais être laissées à la disposition de leurs ayants cause durant la jouissance des neuf années. Il était également interdit d'appuyer contre les murs aucun bois de charronnage ni autres choses susceptibles de les endommager ou affaiblir. Ladite location à vie consentie moyennant le prix annuel de 2,600 livres (1).

Ce terrain est ainsi détaillé dans un autre document : « jardin situé à l'encoignure des rues du Regard et de Vaugirard ; tenant, du levant, au jardin des Carmes ; du couchant, à la rue du Regard ; du nord, au jardin de la maison de M. Mac Mahon ; du midi, à la rue de Vaugirard, contenant 800 toises de superficie, loué à Claude Trusson, maitre charron et serrurier » (2).

Une pièce du même dossier signale que les religieux auraient, le 1er septembre 1782, vendu ledit terrain à Louis Joseph Bourdon Desplanches, ancien premier commis des Finances, au prix de 68,000 livres, mais seulement avec jouissance à l'expiration du bail à vie passé à Trusson ?

Il est probable que cette opération ne fut pas suivie d'effet, comme aussi ledit bail à vie n'eut sans doute plus d'action pendant la Révolution, puisque nous retrouvons un autre bail passé à Claude Trusson, le 4 octobre 1791, pour trois, six ou neuf années, à compter du 1er janvier 1792, au prix de 1,370 livres (3).

L'immeuble, dans lequel une maison avait été élevée, portait alors, au cours de la Révolution, les n° 814 et 815. Il fut vendu comme bien national provenant des Carmes, le 12 thermidor an VI (30 juillet 1798), avec jouissance du 23 prairial an IV (11 juin 1796), à Jean-Louis Soulavie, homme de lettres, et à Trusson père, au prix de 55,905 livres (4).
(1) Archives nationales, L. L., 1495, f° 346.
(2) Archives de la Seine. Domaine. Carton 140, dossier 3911.
(3) Archives de la Seine. Domaine. Carton 127, dossier 3192.
(4) Archives de la Seine. Registre sommier foncier des biens nationaux, Et Domaine. Carton 127, dossier 3192.
Ce fut vraisemblablement dans cette maison de la rue du Regard que Soulavie commença la collection d'estampes sur l'Histoire de France dont ont parlé ses biographes, et qu'il avait transportée ensuite en son domicile, rue de Verneuil, 51. Dans sa lettre du 8 avril 1812, écrite au Ministre des Finances, il gémit sur le sort réservé à cette collection, par la saisie qui en a été faite au sujet d'une somme modique non payée à l'Enregistrement :

« Monseigneur, une opinion du Domaine, et les ordres de votre Excellence en date du 27 novembre 1811, font saisir et vendre samedi prochain en place publique, des tableaux de Poussin et de Véronèse. On va mutiler une partie de la collection de vingt-deux mille estampes et dessins sur l'Histoire de France. Ces monuments, où j'ai employé là moitié de ma vie et de ma fortune, et où il y a seize volumes in-f° de gravures et dessins sur l'Histoire de Napoléon le Grand, achetés jour par jour, et cela pour la somme de 890 francs d'imposition... Vous ne voudrez pas vendre et saisir chez moi un cabinet précieux pour le faire vendre dans les boues de la place du Châtelet… Je demande à vôtre Excellence qu'elle ordonne que mes effets, tableaux, estampes ne seront pas vendus… Signé Soulavie, rue de Verneuil. Paris, le 8 avril 1812(1).

Jean Louis Giraud Soulavie, littérateur, naquit en 1752 à l'Argentière (Ardèche) et mourut à Paris en mars 1813. Tout d'abord prêtre, il embrassa les idées de la Révolution et fut l'ami de Chabot, Bazire, Grégoire, Collot-d'Herbois. En 1792, son mariage avec Mlle Maynaud fat bénit par l'évêque Fauchet. Résident à Genève en mai 1793, il est révoqué en 1794, ramené en France et emprisonné jusqu'en 1795. Il ne s'occupe plus, dès lors, que de travaux littéraires et présente les ouvrages suivants : Géographie de la nature ; Histoire naturelle de la France méridionale ; Des Mœurs et de leur influence ; Tableaux des anciens Grecs et Romains ; Classes naturelles des minéraux ; Composition et élude de l'Histoire ; Convocation et élection des États-Généraux ; Mémoires du Maréchal de Richelieu ; Mémoires du règne de Louis XVI ; Décadence de la Monarchie française ; Mémoires sur la Cour de France pendant la faveur de Madame de Pompadour ; Mémoires du duc de Choiseul, de Maurepas, du duc d'Aiguillon ; Histoire de la Révolution française ; Dictionnaire historique, etc., etc.
(1) Archives de la Seine. Domaine, carton 408, dossier 10711.
Il avait réuni 162 volumes d'estampes et dessins sur l'Histoire de France ; et plus de 30,000 pièces et brochures sur la Révolution. Sa collection d'estampes, acquise par le prince Eugène de Beauharnais, fit partie de la bibliothèque du palais de Leuchtenberg à Munich (1).

En 1809 nous trouvons simultanément deux propriétaires de l'immeuble : M. Alphonse Le Roy, professeur à la Faculté de médecine ; et la dame Louise-Marguerite Trusson, veuve du sieur Jacques Floriet (2).

Le plan cadastral exécuté vers 1827-1828, montre le tracé de cet immeuble, portant le n° 19, avec la mention qu'il appartient à M Floriet. Les bâtiments y sont indiqués comme ayant une superficie de 283 mq 39 ; la cour, 75 mq 78 ; le jardin, 207 mètres carrés. Le tout, à l'angle des rues de Vaugirard et du Regard (3).

La dame Louise-Marguerite Floriet mourut le 11 décembre 1854, laissant la propriété aux consorts Floriet; laquelle fut adjugée, le 27 mars 1855 à Jude-Pierre Floriet (4).
(1) Nouvelle biographie générale de Firmin Didot (1864), tome XXXXIII, page 231.
(2) Archives de la Seine. Domaine, carton 145, dossier 4053, et Sommier foncier de l'Enregistrement.
(3) Archives nationales. F. 117,365, n° 31.
(4) Sommaire foncier de l'Enregistrement.
La maison est indiquée comme située rue du Regard, 19, à l'angle de la rue de Vaugirard, 100, d'une superficie de 540 mètres carrés et d'une mise à prix de 45,000 fr.

Une partie de cet immeuble, qui n'avait jamais été un hôtel comme ceux dont nous avons parlé, fut démolie en 1866 pour le percement de la rue de Rennes ; et sur l'emplacement de ce qui en restait on a élevé une haute maison de rapport, numérotée 19 sur la rue du Regard, et 116 sur la rue de Rennes, formant l'encoignure de ces deux voies.

Les Archives nationales conservent une liasse de plans et élévations datant du XVIIIe siècle, concernant plusieurs des hôtels de la rue du Regard dont il vient d'être question, et aussi de celui de la rue du Cherche-Midi qui devait appartenir à Mme de Verrue et où siégea le Conseil de guerre.



région: IDF
dept: 93
lieu: Bagnolet
année: 1771
date de l'acte: 27/8/1771
époux: TRUSSON CLAUDE
père époux: CLAUDE (+)
prénom mère époux: ÉLISABETH FRISSARD (+)
naissance époux: maj ans 10 LHUITRE
ancien conjoint époux: di.de Troyes
épouse: BOUDIN LOUISE
père épouse: NICOLAS (+)
mère épouse: THOMASSE BEAUSSE

N°enregistrement: 45585
Code carton: F7/4799
N°d'ordre: 56
Date délivrance: 930814
Patronyme: TRUSSON Claude
Age: 51
Profession: Charron
Domicile actuel: Rue du Regard
Domicile précédent: Rue du Bacq
INSEE dom.précéd.: 75056
Date arrivée Paris: Depuis 38 ans
Ville naissance lue: Lhuitre
Observations : 14ème compagnie

Année: 1793
N°enregistrement: 45715
Code carton: F7/4799
N°d'ordre: 186
Date délivrance: 930814
Patronyme: TRUSSON Alexandre Jean Baptiste
Age: 20
Profession: Charon
Domicile actuel: Rue du Regard
Domicile précédent: Rue de Bercy
INSEE dom.précéd.: 75056
Date arrivée Paris: Natif
Ville naissance lue: Paris
INSEE ville naissance: 75056
Observations: 14ème compagnie, donné une 2ème carte le 22 Nivôse l'an 2

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