31 mars 2009

Chabiel de Morière

CHABIEL DE MORIÈRE, en Poitou, famille originaire d'Espagne.
  1. Rodrigues CHABIEL DE MORIÈRE, écuyer, officier-commandant dans une place de la domination espagnole, prise d'assaut par les Français, ne fut redevable de la vie qu'à la clémence du général, qui ne mit d'autre prix à sa conservation, qu'un engagement de passer au service de France. Il obtint une charge de commissaire provincial d'artillerie, s'y maria, et désirant y faire un établissement solide à ses enfants, il obtint, au mois de mai 1634, des lettres de naturalisation. Il laissa de sa femme, dont on ignore le nom :
    1. Charles, qui suit ;
    2. Henri-Charles, prieur de Laubourdière.

  2. Charles CHABIEL DE MORIÈRE, écuyer, épousa, le 9 juillet 1661, Jeanne Herboreau, dont il eut :
    1. Jean, dont l'article suit ;
    2. Claude, rapporté après son aîné ;
    3. André, mentionné après ses deux frères.

  3. Jean CHABIEL DE MORIÈRE, écuyer, né le 25 octobre 1663, prit le parti de la robe, et laissa de son mariage, contracté le 23 novembre 1699, avec Marguerite Poupeau :

  4. Jean-Mathieu CHABIEL DE MORIÈRE, Ier du nom, écuyer, né en 1700, fut lieutenant dans le régiment de Miroménil. Il quitta le service à la paix qui suivit la guerre de la succession d'Espagne, et qui occasionna une réforme considérable dans les troupes. Il prit le parti de la robe et exerça jusqu'à sa mort, arrivée le 12 mai 1743, une charge de procureur du roi à Poitiers. Il avait épousé, en secondes noces, le 10 septembre 1731 ; Marguerite Charet, fille de Marc-Antoine Charet, écuyer, seigneur de Marsaudrie, dont il avait eu :
    1. Hugues-Louis, capitaine au régiment de Lorraine, tué à la bataille de Vandavachy, près Pondichéry ;
    2. Jean-Mathieu Chabiel, qui suit.

  5. Jean-Mathieu CHABIEL DE MORIÈRE, IIe du nom, écuyer, seigneur du Verger, gendarme de la garde du roi, puis maire et capitaine-général de la ville de Poitiers, mort le 21 janvier 1805. Il avait épousé Thérèse-Claire Creuzé-de-la-Touche, de laquelle il a eu :
    1. Bonaventure, dont l'article viendra ;
    2. Jolande, mariée à François-Philippe le Maye, gentilhomme du Poitou, et chevalier de la légion d'honneur, ancien capitaine au corps royal d'artillerie ;
    3. Jeanne-Alexandrine, mariée à M. de Tudert, gentilhomme du Poitou, ancien officier au régiment de Dauphin, cavalerie.

  6. Bonaventure CHABIEL DE MORIÈRE, écuyer, seigneur du Verger, né le 9 mai 1774, officier au régiment d'Agénois, a émigré en 1791, et fait huit campagnes sous les ordres de Mgr. le prince de Condé, dans le corps des Chasseurs nobles. Il est commandant de la garde nationale de Chatellerault ; il a été député, en cette qualité, pour féliciter, au nom de la ville, S. M. Louis XVIII, sur son heureux avènement au trône, en 1814 ; il a épousé, le 15 octobre 1810, Thérèse-Françoise-Elisabeth d'Aligé de Saint-Cyran, de laquelle il a :

    Edme-Bonaventure, né au château de Saint-Cyran en Berry, le 27 septembre 1811.

    Il y a eu de cette famille une branche sous le nom de Chabiel de la Motte-Bureau, dont sont issus, par les femmes, MM. le comte et le chevalier de Moulins de Rochefort, anciens officiers au corps royal de la marine.

    Il y a encore une autre branche qui existe en Champagne, du chef d'André Chabiel de Morière, troisième fils de Charles Chabiel, mort lieutenant-colonel au régiment de Maisontiers, et sur laquelle nous attendons des détails généalogiques plus étendus.
Armes : d'azur à trois pommes de pin d'or, posées deux et une.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 509
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

30 mars 2009

La famille de Montléart

MONTLÉART ou MONTLIART (DE), famille du Gâtinais. Don Jean Verninac, le prieur de Mondonville, et autres historiens, ont laissé des mémoires sur la noblesse de l'Orléanais, le Gâtinais, la Beauce, le Perche, etc., et dans lesquels ils ont reconnu formellement l'identité de ce nom avec celui de la paroisse qu'on nomme aujourd'hui Montliart en Gâtinais, et qui s'appelait de Montléart autrefois. Cette identité a de plus été consacrée par un mémoire du généalogiste des ordres du roi, en vertu duquel les comtes de Montléart, titrés marquis de Rumont par érection de leurs terres en marquisat, au mois de septembre 1657, en faveur des services militaires d'eux et de leurs pères, et de leur ancienne noblesse, ont joui des honneurs de la cour et des carrosses de S. M.
  1. Gausbert Ier, surnommé DE MONTLÉART, chevalier, est le premier connu de ce nom. Il fonde par acte passé à Orléans, le 7 des calendes de février 1065, le prieuré de Chalette, près Montargis. Un autre acte de 1183, à l'occasion de l'institution de deux moines de plus audit prieuré en rappelle la fondation faite en 1065, par Gausbert, dit de Montléart, chevalier. Il est un des seigneurs qui signent un acte, passé à Montluçon, la veille de la Saint-Jean-Baptiste 1067, par lequel Archambault de Bourbon, dit le Fort, confirme toutes les donations de son père Archambault de Monticullo, à l'abbaye de Saint-Denis en France, et lui donne de plus une chapelle dans le Bourbonnais, dite la Chapelle Aude ou Chapelaude, etc. De sa femme inconnue on connaît :
    1. Hugues Ier, qui suit ;
    2. Guillaume Ier, qui fut à la première croisade, sous Godefroy de Bouillon, en 1096 ;
    3. Gausbert II, qui se croisa aussi avec un seigneur du Berri, nommé Guillebaud de la Roche ; il paraît en avoir épousé une parente ; il forma dans cette province une branche qui y posséda nombre de terres, et fit de grands dons aux abbayes de Bonlieu, des Pierres, diocèse de Bourges, etc. Cette branche se continua à Yévre-le-Châtel en Beauce jusqu'au quatorzième degré, et donna, entre autres sujets marquants :

      Simon de Montléart ; le premier grand-maître des arbalétriers de France, dont l'histoire et celle du sire de Joinville, fassent mention ; il commandait, en cette qualité, au premier voyage de saint Louis à la Terre-Sainte en 1256, et se distingua aux sièges d'Acre et de Sayette ;

      Thomas, ambassadeur en 1255, à la cour du roi d'Aragon ; sénéchal de Carcassonne et de Béziers en 1264, qui épousa Mathilde, veuve de Henri de Cousances, maréchal de France, de la maison des Clément, seigneurs du Mez-le-maréchal, en Gâtinais, si illustre sous le règne de Philippe-Auguste, et dans laquelle famille la dignité de maréchal de France, fut longtemps après héréditaire.

      Adam, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes en 1290 ; il siège avec les pairs et barons ; au parlement tenu en 1278 et 1281, etc.

  2. Hugues Ier DE MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu en Gâtinais, etc. est mis avec son frère Guillaume, dans l'histoire orientale, parmi les seigneurs, qui accompagnèrent en 1096, Godefroy de Bouillon à la Terre Sainte. Il eut pour femme Beline, fille de Robert Clément, seigneur châtelain de Montreu.il en Gâtinais, et d'une dame nommée Beline. De ce mariage vinrent :
    1. Hugues II, qui suit ;
    2. Thibault ler, présent à une donation, vers 1110, à l'abbaye de Saint-Pierre de Néronville en Gâtinais, par Beline, veuve dudit Robert ci-dessus, du consentement d'Albéric, Robert, Raynard, dit le Beau, et Roscelin Clément, leurs enfants. Sa femme Adeline, et leur fils Louis rappelés dans une autre donation, etc.

  3. Hugues II DE MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu, des Marais, etc. fut un des premiers et principaux bienfaiteurs de l'abbaye de la Courdieu, diocèse et forêt d'Orléans, dès sa fondation en 1118, etc. Il épousa N*** de Revel, fille de Guidon de Revel, chevalier, dont les fils Renaud et Geoffroy, signent une donation, faite vers 1130, au prieuré de Saint-Pierre de Néronville, etc. Il eut de ce mariage :
    1. Hugues III, rappelé dans le cartulaire de Philippe-Auguste, au nombre des chevaliers qui avaient droit d'usage et de chasse à volonté dans la forêt d'Orléans ; il l'avait pour la maison ou hôtel de Montléart, etc. De sa femme inconnue, il eut entre autres enfants : a. Arnould, mis dans ledit cartulaire au nombre des chevaliers de la baillie de Lorris en Gâtinais. Il fut avec Guillaume, son cousin, au premier voyage de saint Louis à la Terre-Sainte, en 1248 ; b. Guillaume II, qui suit ; c. Jean Ier, religieux à l'abbaye de la Courdieu.

  4. Guillaume II de MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu, des Marais, d'Atray, etc., approuve, avec son frère Hugues, la confirmation faite le 10 des calendes de janvier 1167, par Renaud, fils de Geoffroy de Revel, leur oncle, du don que ledit Geoffroy avait fait au monastère de Wadi-Ulmi, en s'y faisant religieux. Il est un des seigneurs témoins â un aveu rendu en 1168 à Gilon, seigneur de Sully. Il fait en 1199, avec madame Adeline sa femme, sœur d'Hervé de Lisle, chevalier, une donation à l'abbaye de la Courdieu, et laisse entre autres enfants :
    1. Philippe Ier de Montléart, chevalier, seigneur dudit lieu, de Guignonville, des Bordes, etc. Il fut en grande faveur auprès d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, frère du roi saint Louis. Il siège ; avec les barons du pays, à un parlement tenu par ledit comte en 1264. Il fut chargé parce prince de missions importantes dans les sénéchaussées de Toulouse, de Périgord, etc. Il fait, avec madame Agnès de Clarello sa femme, des donations à l'abbaye de la Courdieu, diocèse et forêt d'Orléans, en 1254, 1259 et 1263, qui annonceraient qu'il n'eut point d'enfants ;
    2. Guillaume III, qui suit ;
    3. Pierre, compris dans le cartulaire de Philippe-Auguste, au nombre des écuyers des baillies de Lorris en Gâtinais, et d'Yèvre-le-Châtel en Beauce.

  5. Guillaume III DE MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu, des Marais, d'Atray, Montbaudaer, etc., est mis, dans le susdit cartulaire de Philippe-Auguste, au nombre des chevaliers de la baillie de Lorris, et des grands feudataires de la couronne qui firent hommage au roi vers 1230. Il eut, comme son frère Philippe, la faveur du comte Alphonse, qu'il accompagna à la Terre-Sainte en 1 249, à la première croisade du roi saint Louis son frère, et dont il reçut plusieurs dons, Il épousa demoiselle Aliénor, fille de messire Jehan d'Escrènes, chevalier, seigneur dudit lieu en Beauce, Javercy et autres lieux, au Perche, sénéchal de Carcassonne et de Béziers, dont il eut :
    1. Philippe II de Montléart, chevalier, seigneur dudit lieu, en partie de Briare, Autruy, Conlons en Puisaye, etc. Il traite, en 1278 et 1279, avec les religieux de l'abbaye de la Courdieu, à l'occasion de l'aumône à eux faite par le testament de feu messire Guy d'Achères, chevalier, baron dudit lieu, du consentement de Marguerite sa femme, fille du baron et de madame Asceline, sa veuve, et leur donne en échange des terres sises à Briare et Conlons, paroisse de Saint-Gondon. Il n'eut qu'une fille : Marie, héritière des terres de Montléart, des Marais, etc., qu'elle porta à un seigneur de Montmartin, maison établie depuis en Franche-Comté, etc. ;
    2. Thibault, qui suit ;
    3. Madeleine ou Mathilde.

  6. Thibault II DE MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu au Perche, d'Atray, Montbaudaer, etc., grand maître des arbalétriers de France, après son cousin Simon de Montléart ; siège en 1266, au parlement. Il commandait, au second voyage de saint Louis à la Terre-Sainte, toutes les forces du roi, et décida la prise de la Tour de Carthage, où il périt en 1270 de la peste, dont le saint roi fut une des premières victimes. Il épousa Marie, fille de messire Goiard d'Arrablay, chevalier, seigneur dudit lieu, et de Marie des Chastelliers, oncle et grand oncle de Jean d'Arrablay, chevalier, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes, et de Pierre d'Arrablay, cardinal. Il en eut :
    1. Pierre, qui suit ;
    2. Jean, seigneur en partie de Marreau aux Bois, Jorville, Montpolin, Atray, etc. ; épouse demoiselle Agnès, fille de Guillaume de Montpolin, chevalier, seigneur dudit lieu, dont un fils Adam, qui rappelle son défunt père dans un acte de 1341 etc.
    3. Catherine, qu'une généalogie des seigneurs de Cholet fait femme de Pierre de Cholet, chevalier, seigneur de la Choletière en Chartrain, etc.

  7. Pierre II DE MONTLÉART, chevalier, banneret, seigneur dudit lieu au Perche, d'Atray, Montbaudaer, etc. obtint, en 1276, des lettres patentes du roi Philippe-le-Hardi, adressées au receveur de l'Orléanais, à l'effet d'être payé d'un legs que le feu comte Alphonse, oncle du roi, par son testament en 1270, avait fait aux hoirs de feu Guillaume de Montléart, jadis son chevalier. II épousa demoiselle Marie, fille de monseigneur Henri Clément, maréchal de France, seigneur du Mez, dit le maréchal, baron d'Argenton, etc., et d'Aveline de Nemours. Il est présent à un accord du mardi avant l'épiphanie 1283, entre Marie sa femme et les frères d'icelle, à l'occasion du partage de la succession du feu maréchal leur père. Il eut de ce mariage :
    1. Robert qui suit ;
    2. Guillaume IV, un des chevaliers de la maison de M. de la Marche, en 1321 ;
    3. Marguerite, mariée à Jean III d'Arrablay, chevalier, conseiller du roi, grand-maître de son hôtel, capitaine d'une compagnie d'ordonnance à la guerre de Flandres en 1315, etc. ; veuve en 1345. Elle plaide au parlement contre ses gendres Philippe de Courtenay et Jean d'Andrezel, chevaliers, en 1346 et 1350 ;
    4. Jeanne, femme de Raoul le Bouteiller de Senlis, chevalier, qui en était veuf en 1350, etc.

  8. Robert Ier DE MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu, d'Atray, Montbaudaer, Chambon, etc. ; épouse demoiselle Sebille, fille de messire Hugues, de Guéart, chevalier, seigneur de Chaussi en Beauce, de Villiers, etc. et de madame Marguerite, etc. Il en était veuf en 1299, et meurt en 1320, laissant :
    1. Jean, qui suit ;
    2. Thomas, un des chevaliers de la maison de MONSIEUR, frère du roi, en 1353, etc. ;
    3. Pierre III, chanoine de Notre-Dame de Paris, chancelier de l'église de Chartres, archevêque de Toulouse en 1356-1359.

  9. Jean II de MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu, d'Atray, Montbaudaer, Chambon, Brandelon, etc. ; épouse demoiselle Jehanne, fille de N.-H.-Guillaume de Germonville, chevalier, seigneur dudit lieu, de Brandelon en Beauce, etc. Il paraît avec elle dans des actes de 1331, 1348, etc. ; mort avant 1352, laissant :
    1. Robert II, qui suit ;
    2. Guillaume V, seigneur en partie d'Ensonville, de Freteval, en 1366. De sa femme Gillette de Prulay il n'eut qu'un fils : Guyot de Montlart, chevalier, seigneur d'Ensonville, etc. ; marié vers 1400 à demoiselle Marie de Cloye, nièce de M. Oudard de Cloye, chevalier, seigneur de Romainville, de Lavau, etc. ; dont une fille : Marguerite, mariée à Julien des Vaulx, seigneur de Gley au Maine, etc. Ils font leur testament en 1446, etc. ;
    3. Jean III, seigneur en partie de Montléart au Perche, avec Robert, son frère, en 1376-1380 ; enseigne d'une compagnie d'ordonnance, etc. ; n'eut qu'un fils : Jean IV, maria à demoiselle Isabelle de Blande, avec laquelle il vend, en 1429, la terre de Blande ou la Lande à Julien des Vaulx ci-dessus.

  10. Robert II DE MONTLÉART, chevalier, seigneur d'Atray, Montbaudaer, Chambon, sire et baron de Chamerolles, etc. ; épouse, avant 1368, demoiselle Isabeau, fille et unique héritière de messire Guillaume III de Brouart, chevalier, baron de Chamerolles, etc., capitaine d'une compagnie d'ordonnance, et d'Isabeau de Montpolin, etc. Enfants :
    1. Jean V, qui suit ;
    2. Robin, seigneur de Brandelon, dont une fille mariée à messire Guillaume de Mesalant, chevalier ;
    3. Phelippon, mort garçon après 1398 ;
    4. Anne, veuve en 1396 de messire Gaucher de Praelles, chevalier.

  11. Jean V DE MONTLÉART, chevalier, sire et baron de Chamerolles, seigneur en partie d'Atray, Montbaudaer, Chambon, Crottes, Isy, etc., capitaine d'une compagnie d'ordonnance à la guerre des Flandres, dont il était de retour en 1382 ; épouse madame Jeanne, fille et petite-fille de Henri II et Henri III de Gaudonvilliers, chevaliers, seigneurs dudit lieu en Beauce, etc., successivement grands sénéchaux, d'Agenois, veuve de messire Ivon de Cholet, chevalier, seigneur de la Choletière en Dunois, etc., dont il eut :
    1. Jean VI, qui suit ;
    2. Guillaume VI, seigneur en partie de Crottes, d'Isy, etc., qui de sa femme Jehanne de Gabilleux ne laissa qu'un fils, Jean, mort sans enfants en 1482, etc.

  12. Jean DE MONTLÉART, chevalier, seigneur dudit lieu au Perche, d'Atray, Montbaudaer, Chambon, Crottes, Isy, etc., conseiller et chambellan du roi, capitaine de cinquante lances, épouse en premières noces demoiselle Perette, fille de messire Guillaume, seigneur d'Isy en Beauce, etc., chevalier, et de demoiselle Marie des Eaux. En secondes noces, demoiselle Marguerite, fille de messire Pierre de Lanneray ou Lanneré, chevalier, seigneur dudit lieu en Dunois, de Valière, Fontenay, etc., dit le Magnien de Valière, et de demoiselle Marguerite de Cornoy. Il meurt avant 1450, combattant contre les rebelles de Bourgogne. Enfants :
    1. Jean VII, seigneur de Melleray en Beauce, en partie de Montbaudaer, Crottes, Chambon, etc., lieutenant d'une compagnie d'ordonnance en 1460. Epouse demoiselle Marguerite, fille de N. H. Jean Gueret, écuyer, seigneur de Melleray, Montigny, Bergeresses près Jargeau, etc., bailli de Chartres, et de demoiselle Simone la Maréchale. Il a fait la branche des seigneurs de Melleray, qui s'est éteinte au 19e degré, et a donné entre autres alliances, celles de d'Allonville, de la Ferté, de Courcy, de Boussonval, de Goux, seigneur de Campremi, etc.
    2. Pierre, qui suit.

  13. Pierre IV DE MONTLÉART, chevalier, seigneur en partie d'Atray, Montbaudaer, Crottes, Isy, Chambon, les Ruets, etc., servait en 1469, dans la compagnie du connétable de Luxembourg, transige en 1465, avec son frère Jean sur les donations faites par leur père à son préjudice, à cause qu'il avait suivi le parti du duc de Bourgogne. Il épouse en 1468 demoiselle Christoflette, fille de messire Guillaume de Lion, chevalier, seigneur dudit lieu en Beauce, etc., et de demoiselle Jehanne de Traitainville ; meurt en 1475. Laissant :
    1. Jean VIII, seigneur d'lsy, etc. Enseigne de la compagnie du duc de Vendôme en 1520, mort sans enfants de demoiselle Michelle, fille de N. H. Philippe de la Folie, chevalier, seigneur dudit lieu, etc. ; et de demoiselle Marie de Saint-Mars, etc. ;
    2. Dimanche, qui suit ;
    3. Christoflette, mariée à N. H. Gonon de Boulart, écuyer, seigneur de Mainvillier, etc.

  14. Dimanche DE MONTLÉART, chevalier, seigneur de Rumont en Gâtinais, en partie de Crottes, Isy, les Ruets, d'Ossainville ; d'abord page du roi, puis enseigne d'une compagnie d'ordonnance en 1495. Epouse en 1498, demoiselle Françoise, fille et unique héritière de N. H. Jean. de Legeret, chevalier, seigneur de Rumont, Jallemain, Marolles, etc., et de demoiselle Marie de Villers, etc. Enfants :
    1. Antoine, qui suit ;
    2. Jean IX, seigneur des Ruets, servait en 1544, dans la compagnie de monseigneur le duc d'Orléans, etc. Il épousa, en 1564, demoiselle Jeanne, fille de M. Louis du Gouldroy, seigneur de Ferroles, etc. et de demoiselle Marie des Personnes, etc., dont il eut : 1. Marie, mariée à M. Claude de Mortaize, chevalier, seigneur de Beauséjour, etc. 2. Elisabeth, morte sans alliance ;
    3. Catherine, femme, en premières noces, de Mary de Buthement, officier de la garde du corps du roi ; en deuxièmes noces, de Jean III de Rogres, vicomte de Fessard seigneur de Bromeilles, etc.

  15. Antoine DE MONTLÉART, chevalier, seigneur de Rumont, Fromont, Isy, etc., gentilhomme de la chambre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, inspecteur des troupes, etc. Epouse en 1538, demoiselle Marie, fille de M. Christophe de Harlay, chevalier, seigneur de Beaumont, etc., premier président au parlement de Paris, etc., et de demoiselle Marie Duval, etc., dont :
    1. Marin, mort garçon, en 1593 ;
    2. Ulysse, qui suit ;
    3. Christophe, mort garçon ;
    4. Louis, chevalier de Malte, commandeur d'Estrepagny, etc. ;
    5. Abel, chanoine du chapitre de Notre-Dame de Paris, trésorier de la Ste. Chapelle, abbé de la Chapelle-aux-Planches, etc. ;
    6. Jehanne mariée à M. Joseph de Bigny, seigneur dudit lieu, etc., gentilhomme de la chambre du roi, etc. ;
    7. Louise, femme de N. H. Valentin de la Taille, seigneur de Faronville, etc. ;
    8. Cassandre, femme de M. Martin de Hally, seigneur de la Chapelle en Normandie, etc.

  16. Ulysse DE MONTLÉART, chevalier, seigneur de Rumont, Fromont, Puiselet, Beauxmoulins, etc., lieutenant des gens d'armes de monseigneur le prince de Condé, etc., épouse en 1598, Marie de Tappereau, dame de Puiselet la Madelaine, Maisoncelles, etc., fille de Simon Tappereau, seigneur des dits lieux, l'un des cent gentilshommes de la maison du roi, et de Marie Coignet, veuve de Edme de Rogres, seigneur de Chevrainvilliers. Le roi Henri IV, en récompense des services qu'Ulysse avait rendus dans la guerre de la Ligue, lui donna en 1592, toutes les prises qu'il avait faites sur les rebelles ; il obtint du même roi d'autres lettres patentes en 1595 à l'effet de renouveler tous les titres de ses terres de Rumont, Fromont, etc., attendu que les ligueurs de Montargis et de Châteaulandon avaient dévasté son château de Rumont, et en avaient brûlé tous les titres... Enfants :
    1. Charles, qui suit ;
    2. Marie, mariée à Antoine de Picot de Dampierre, seigneur de Combreux, de Lavau, etc., fils du marquis de Dampierre, etc.

  17. Charles DE MONTLÉART, marquis du Rumont, seigneur de Fromont, Puiselet, Beauxmoulins, etc., colonel d'infanterie, épouse, en 1631, demoiselle Catherine, fille de M. Pierre de Verton, seigneur de Gaubertin, etc., conseiller du roi, trésorier de France et général de ses finances à Orléans, et de Marie de Bragelongne. Il obtint en récompense des services de lui et de ses pères et de leur ancienne noblesse, l'érection en marquisat de ses terres de Rumont, Fromont, etc., sous la dénomination de marquisat de Rumont, par lettres patentes datées de Péronne en septembre 1657. Enfants :
    1. Simon, mort garçon ;
    2. Jean, idem ;
    3. Pierre, qui suit ;
    4. Marie-Thérèse, mariée en premières noces en 1654, à M. Louis Hurault de l'Hospital, baron de Vignay ; en secondes noces, à M. Mathieu de Thisart, seigneur du Couldray, dont elle était veuve en 1680, etc. ;
    5. Geneviève, religieuse à Remiremont.

  18. Pierre DE MONTLÉART, marquis de Rumont, seigneur de Fromont, Puiselet, Beauxmoulins, etc., lieutenant des gardes-du-corps de S A. R. Monsieur, frère unique du roi ; gouverneur et grand bailli d'épée des ville et duché de Nemours, capitaine des chasses dudit duché, commandeur de l'ordre de St.-Lazare du Mont-Carmel, etc., épouse en 1688, demoiselle Jeanne, fille de feu M ; Marius Basile Morel de Vindé, seigneur de Boistiroux, etc., conseiller du roi en ses conseils, et d'Antoinette Colart sa veuve, etc. De ce mariage :
    1. Jean-Pierre, marquis de Rumont, etc., commandeur de l'ordre de St.-Lazare du Mont-Carmel, gouverneur et grand bailli d'épée des ville et duché de Nemours, capitaine de cavalerie, etc. épouse demoiselle Elisabeth, fille de M. Jacques Mithon, seigneur de la Grange, etc., conseiller du roi, intendant de justice, police, finances et marine à Toulon, etc., dont : a. N*** de Montléart, mort garçon à vingt ans, capitaine de cavalerie, etc. ; b. Jean-Baptiste, dit le chevalier de Rumont, chevalier de Malte, officier de la marine, mort en 1759 ; c. Antoinette-Marie-Jeanne, morte fille en 1776 ;
    2. Charles-Nicolas, dit le comte de Rumont, capitaine de carabiniers ; chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort garçon, etc. ;
    3. Achille-Louis, qui suit ;
    4. Louis qui a fait branche, dont reste une fille née en 1776 ;
    5. Charles-Christophe, mort garçon ;
    6. Geneviève, mariée, en 1733, à M. Charles de Godard, seigneur d'Erainville, etc., lieutenant-colonel d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, etc.

  19. Achille-Louis, dit le comte DE MONTLÉART, seigneur en partie de Beauxmoulins, et capitaine de cavalerie, épouse à Nantes, à son retour de Saint-Domingue, le 24 juillet 1724, demoiselle Madelaine-Françoise-Marie, fille mineure et unique héritière de feu M. Jacques Heurtevant, capitaine d'infanterie à Saint-Domingue, et de dame Marie-Louise de Besson de Saint-Joie ; et nièce de M. Louis Dubois, colonel-commandant pour le roi, au quartier de Léogane de Saint-Domingue, son tuteur ; elle meurt, le 9 octobre 1725 avant seize ans, en couches de Louis-Jean, qui suit.

  20. Louis-Jean, Comte DE MONTLÉART, seigneur en partie de Puiselet, Beauxmoulins, mousquetaire de la garde à cheval du roi, etc. ; hérite de sa mère de deux habitations à Saint-Domingue. Il se trouva à la bataille de Fontenoy, où il eut deux chevaux tués sous lui et reçut plusieurs blessures, des suites desquelles il mourut, avant trente ans, à Saint-Domingue, laissant de sa femme, demoiselle Marie-Jeanne Butte, les enfants qui suivent :
    1. Achille-Louis, mort en bas âge ;
    2. Christian-Louis, mort idem ;
    3. Marie-Louis, qui suit ;
    4. Sophie-Louise, mariée à Paris, le 31 juillet 1771, à M. Alexandre-Joseph, comte de Ségur, seigneur du Grand Puch, près Bordeaux, etc. lieutenant des gens d'armes de la garde-du-corps du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

  21. Marie-Louis, comte DE MONTLÉART, d'abord officier dans le corps de la Marine au roi, puis capitaine de cavalerie, etc., épouse, le 28 mai 1786 à Versailles, demoiselle Marie-Louise, fille de M Balthazar-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon-Sandricourt, brigadier des armées du roi, grand maître des cérémonies du feu roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar, et gouverneur et grand bailli de Senlis ; et de Blanche-Elisabeth de Rouvroy de Saint-Simon, sa cousine et sa femme ; une des dames d'honneur de madame la comtesse de Provence. La dame comtesse de Montléart, reçue aussi, en 1787 ; au nombre des dames d'honneur de ladite princesse. De ce mariage il n'est né qu'un fils : Jules-Maximilien-Thibault.
Armes : « d'azur à trois besans d'or ; pour supports trois arbalestriers. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 498
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

26 mars 2009

La famille de Moges

MOGES (DE), famille noble d'extraction, originaire de Bretagne, province dans laquelle elle possédait, bien avant l'an 1040, le comté de Moges, qui fut dans la suite réuni à celui de Nantes. Les anciennes chartes parlent de sire Guillaume de Moges, vivant en 960, capitaine célèbre qui, à la tête d'une partie de la noblesse de son pays, battit les Anglais près des murs d'Auray. Les sires de Moges furent pendant longtemps en possession de la dignité de grand-maréchal de Bretagne, et ils ne quittèrent cette province, pour aller, s'établir en Normandie, que par suite des guerres qui s'y étaient élevées, par la rivalité des divers prétendants à ce duché. En 1329, nous voyons Pierre de Moges, chevalier, épouser Isabeau de Clisson, nièce du connétable de ce nom. En 1365, Renaud de Moges, chevalier, achète les fief et terres de Mesnil-au-Grain. Philippe, son petit-fils, chevalier, par son mariage avec Guillemette de Semilly, obtint, en 1436, le fief et la terre de Buron, et depuis cette époque cette famille n'a cessé de servir nos rois dans différentes carrières. Elle a joui, sous Louis XV, des honneurs de la présentation, dans la personne du marquis de Moges, mestre-de-camp, commandant le régiment de Cambrésis, mort maréchal-de-camp ; et, sous Louis XVI, dans celle du vicomte de Moges, officier du régiment du roi. Le comte de Moges, qui est mort capitaine aux gardes et maréchal des camps et armées du roi, se trouvant occuper un poste à la bataille de Fontenoy, fut longtemps exposé à un feu si vif, que ses habits, et surtout son chapeau, se trouvèrent criblés de balles et mis en lambeaux ; et comme il voulait se découvrir au moment où le roi passait, Louis XV lui dit : Comte de Moges, reste couvert ; un chapeau comme le votre est une couronne triomphale.

Cette famille, sur laquelle nous donnerons une filiation plus suivie, est divisée en trois branches.
La première subsiste en la personne du vicomte Joseph de Moges et de son fils ;

La deuxième en celle du marquis Charles de Moges et de ses deux frères. Leur père était maréchal des camps et armées du roi ;

La troisième est établie en Franche-Comté. Le chef de cette branche périt, il y a quinze ans, à l'armée de monseigneur le prince de Condé.

Armes : « de gueules à trois aigles, à deux têtes d'argent, 2 et 1, et pour devise : Coelum, non solum. Le ciel, non la terre. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 497
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

25 mars 2009

Compléments sur la famille de Boutiny

Mr Franck Tomi, que je remercie, m'a envoyé des compléments intéressants sur la famille de Boutiny dont j'ai déjà parlé ici et ici. Les voici :

Chronique de la descendance de Barthélémi DE BOUTINY

Première génération

1. Barthélémi DE BOUTINY. Barthélémi a épousé Louise DE VITALIS. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 2 M i. Pierre DE BOUTINY.
Deuxième génération

2. Pierre DE BOUTINY (Barthélémi). Pierre a épousé Claire BERNARDY le 6 février 1633. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 3 M i. François DE BOUTINY.
Troisième génération

3. François DE BOUTINY (Pierre, Barthélémi). François a épousé Marie DE GASQUY. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 4 M i. Joseph DE BOUTINY.
Quatrième génération

4. Joseph DE BOUTINY (François, Pierre, Barthélémi). Joseph a épousé Genevève DE JANIN le 16 mars 1698 à Hyères, Var, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 5 M i. Jean-Joseph DE BOUTINY est né en 1699, et est décédé le 23 décembre 1791.

+ 6 M ii. Louis DE BOUTINY est né en 1700.
Cinquième génération

5. Jean-Joseph DE BOUTINY (Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né en 1699. Il est décédé le 23 décembre 1791 à Hyères, Var, France. Jean-Joseph a épousé Anne DE VIALIS le 11 mars 1717. Jean-Joseph et Anne ont eu les enfants suivants:
+ 7 M i. Joseph DE BOUTINY.
6. Louis DE BOUTINY (Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né en 1700. Louis a épousé Anne Catherine RICHAUD en 1724. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 8 M i. François Victor DE BOUTINY est né le 7 avril 1738, et est décédé le 1 février 1794.
Sixième génération

7. Joseph DE BOUTINY (Jean-Joseph, Joseph, François, Pierre, Barthélémi). Joseph a épousé Marguerite RICHAUD le 17 novembre 1755. Ils ont eu les enfants suivants:
9 M i. François Hubert DE BOUTINY est né en 1764. François a épousé Marie Rose ARNAUD.

10 M ii. François Victor DE BOUTINY.
8. François Victor DE BOUTINY (Louis, Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né le 7 avril 1738. Il est décédé le 1 février 1794 à Cartagena. François a épousé Félicité Elisabeth LE BLANC DE CASTILLON le 9 janvier 1769. Félicité est née en 1752 à Marseille. Elle est décédée le 21 octobre 1810 à Hyères, Var, France. Ils ont eu les enfants suivants:
11 F i. Marie Françoise Lucie DE BOUTINY est née le 13 octobre 1770. Marie a épousé Alexandre Armaingauld DE MEUNIER en 1803 à Hyères, Var, France. Alexandre est né le 20 octobre 1768 à Hyères, Var, France.

+ 12 M ii. François Louis Joseph DE BOUTINY est né le 28 mai 1773.

+ 13 M iii. Freançois Victor DE BOUTINY est né le 26 novembre 1778.
Septième génération

12. François Louis Joseph DE BOUTINY (François Victor, Louis, Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né le 28 mai 1773. François a épousé Marie Anne Clémence DE CAIGNART DE SAULCY le 30 septembre 1799 à Grenoble, Isère, France. Marie est née en 1775. Ils ont eu les enfants suivants:
14 M i. Louis François Alphonse DE BOUTINY est né le 10 février 1802 à Hyères, Var, France. Il est décédé le 8 mai 1880 à Hyères, Var, France. Louis a épousé Marie Charlotte Joséphine Louise PELLETERAT DE BORDE le 3 juin 1832. Marie est née le 20 juillet 1809 à Mâcon, Saône-et-Loire, France. Elle est décédée le 8 novembre 1881 à Hyères, Var, France.
13. François Victor DE BOUTINY (François Victor, Louis, Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né le 26 novembre 1778 à Hyères, Var, France. Freançois a épousé Marie Philippine Léontine DE BARREL DE PONTEVÈS le 15 janvier 1818 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Marie est née le 24 janvier 1794 à Apt, Vaucluse, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 15 M i. François Louis Ernest DE BOUTINY est né le 20 octobre 1818, et est décédé le 7 avril 1883.
Huitième génération

15. François Louis Ernest DE BOUTINY (Freançois Victor, François Victor, Louis, Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né le 20 octobre 1818 à Hyères, Var, France. Il est décédé le 7 avril 1883 à Hyères, Var, France. François a épousé Louise Marie DE DRÉE le 20 octobre 1846 à Pégomas, Alpes-Maritimes, France. Louise est née en 1825. Elle est décédée le 24 janvier 1913 à Hyères, Var, France. Ils ont eu les enfants suivants:
16 F i. Marie Amédée DE BOUTINY est née en 1847. Elle est décédée le 20 octobre 1848.

+ 17 M ii. Stanislas Roch Marie François Joseph DE BOUTINY est né le 16 août 1849.

18 F iii. Adine DE BOUTINY est née le 7 janvier 1852.

+ 19 M iv. Joseph Marie Louis Emile DE BOUTINY est né le 30 mars 1855, et est décédé le 28 février 1927.
Neuvième génération

17. Stanislas Roch Marie François Joseph DE BOUTINY (François Louis Ernest, Freançois Victor, François Victor, Louis, Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né le 16 août 1849 à Hyères, Var, France. Stanislas a épousé Marie Louise CROZET DE LAFAY le 19 mai 1877 à Lyon IIe, Rhône, France. Marie est née le 9 février 1854. Ils ont eu les enfants suivants:
20 M i. Henri Joseph Marie DE BOUTINY est né le 13 janvier 1881 à Hyères, Var, France. Il est décédé le 5 février 1881 à Hyères, Var, France.

21 M ii. Jules Marie Georges DE BOUTINY est décédé le 10 juin 1963 à La Crau, Var, France.
19. Joseph Marie Louis Emile DE BOUTINY (François Louis Ernest, Freançois Victor, François Victor, Louis, Joseph, François, Pierre, Barthélémi) est né le 30 mars 1855 à Hyères, Var, France. Il est décédé le 28 février 1927. Joseph a épousé Gabrielle ROBERT DE BEAUREGARD en 1879. Gabrielle est née en 1860. Ils ont eu les enfants suivants:
22 F i. Suzanne DE BOUTINY.

24 mars 2009

Qui êtes-vous ?

Mr Charles Ordinis, que je remercie, vient de me signaler un ouvrage très intéressant sur Google Books. Le titre de ce livre est "Qui êtes-vous ?" et c'est une sorte de "Who's who" de l'année 1924. Avec un peu de chance, vous y trouverez peut-être certains de vos ancêtres ?

22 mars 2009

La famille Germon de Vauvenargues

Ces derniers jours, j'ai nettement progressé sur la famille Germon grâce aux relevés de Vauvenargues de Mr Christian Jannet édités par le CGMP et prêtés par mon collègue Antoine Gautier que je remercie. Je comptais progresser également sur la famille Gautier mais, malheureusement, je suis toujours bloqué par le mariage de Jacques Germon et Janne Gautier, indiqué ici à la 5ème génération et qui reste introuvable.

Chronique de la descendance de Rostaing GERMON


Première génération

1. Rostaing GERMON. Il a eu les enfants suivants:
+ 2 M i. Boniface GERMON.
Deuxième génération

2. Boniface GERMON (Rostaing). Boniface a épousé Antonete LHATAUD, fille de Bertrand LHATAUD, le 8 septembre 1523 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 3 M i. Pierre GERMON.

+ 4 M ii. Mathieu GERMON.

5 F iii. Catherine GERMON. Catherine a épousé Benoit GAUTIER.

6 M iv. Estienne GERMON. Estienne a épousé Jaumette PAYAN.
Troisième génération

3. Pierre GERMON (Boniface, Rostaing) est né à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Pierre a épousé Jehanne RIGAUD, fille de Jean RIGAUD et Jehanne CALVET, le 20 décembre 1550 à Trets, Bouches-du-Rhône, France. Jehanne est née à Puyloubier, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 7 M i. Jean GERMON est décédé le 7 septembre 1650.

+ 8 M ii. Bacchus GERMON.
4. Mathieu GERMON (Boniface, Rostaing). Mathieu a épousé Milhete RIGAUD, fille de Jean RIGAUD et Jehanne CALVET, le 7 octobre 1553 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
9 M i. Jaumet GERMON. Jaumet a épousé Jaumete GAUTIER, fille de Gaspard GAUTIER et Louise CONTE, le 1 octobre 1582 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Jaumete est née à Pelleautier, Hautes-Alpes, France.
Quatrième génération

7. Jean GERMON (Pierre, Boniface, Rostaing) est décédé le 7 septembre 1650 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Jean a épousé Anne THORAME, fille de Honoré THORAME et Anne CHEYLAN, le 20 février 1594 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
10 F i. Honorade GERMON est née le 30 mai 1599 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Honorade a épousé Durand BORRILHON, fils de Sauvaire BORRILHON et Louise AILHAUDE, le 21 janvier 1619 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Durand est né à Clumanc, Alpes-de-Haute-Provence, France.

+ 11 M ii. Jacques GERMON.

12 F iii. Anne GERMON est née le 26 juin 1610 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Anne a épousé Honorat FOUQUE, fils de Antoni FOUQUE et Anne REGNE, le 17 juin 1630 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 13 M iv. Louis GERMON est né le 10 août 1614.
8. Bacchus GERMON (Pierre, Boniface, Rostaing). Bacchus a épousé Honorade ATHANOUX, fille de Pierre ATHANOUX et Andrieue SAVARIC, le 8 mars 1588 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
14 F i. Anne GERMON est née le 20 mars 1593 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Anne a épousé Peiron MICHEL le 29 mars 1608 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 15 M ii. Antoine GERMON est né le 18 février 1598.

16 F iii. Janne GERMON est née le 19 novembre 1601 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

17 M iv. Jacques GERMON est né le 16 juillet 1606 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

18 F v. Marguerite GERMON est née le 23 janvier 1608 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Marguerite a épousé Cosme MALET, fils de Jehan MALET et Elisabeth NEGRELLE, le 8 juin 1626 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
Cinquième génération

11. Jacques GERMON (Jean, Pierre, Boniface, Rostaing). Jacques a épousé (1) Janne GAUTIER à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Janne est décédée le 29 décembre 1648 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 19 F i. Marie GERMON est née le 13 janvier 1634.

20 M ii. Mathieu GERMON est né le 17 janvier 1636 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

21 M iii. Michel GERMON est né le 5 octobre 1637 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

22 F iv. Marguerite GERMON est née le 3 juillet 1639 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 23 M v. Honoré GERMON est né le 13 janvier 1641.

+ 24 M vi. Pierre GERMON.
Jacques a également épousé (2) Catherine REBUFFADE, fille de Mathieu REBUFFADE et Anne COURTESSE, le 3 octobre 1653 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

13. Louis GERMON (Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 10 août 1614 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Louis a épousé Jeanne MASSE, fille de Antoine MASSE et Marguerite GIRAUDE, le 24 juin 1637 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
25 F i. Suzanne GERMON est née le 9 mai 1638 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Suzanne a épousé Jean BOUISSON, fils de Jean BOUISSON et Magdaleine GUISOT, le 28 août 1664 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

26 F ii. Marguerite GERMON est née le 29 octobre 1640 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Marguerite a épousé Jehan Balthazar GAUTIER, fils de Jehan GAUTIER et Louise BOUISSONE, le 10 mai 1654 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 27 M iii. François GERMON est né en 1642, et est décédé le 29 avril 1682.
15. Antoine GERMON (Bacchus, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 18 février 1598 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Antoine a épousé Louise CASTAIGNE, fille de Alexis CASTAIGNE et Delphine MAURELLE, le 7 mars 1620 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
28 M i. Guillem GERMON est né le 12 février 1622 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 29 M ii. Antoine GERMON est né le 30 novembre 1623.

30 M iii. Jehan Jacques GERMON est né le 6 avril 1625 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Jehan a épousé Magdaleine BOUISSON, fille de Gillis BOUISSON et Elisabeth RIBOT, le 24 avril 1655 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

31 M iv. Jean-Baptiste GERMON est né le 26 novembre 1634 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

32 M v. Mathieu GERMON est né le 21 février 1638 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

33 F vi. Anne GERMON est née le 21 août 1639 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

34 M vii. François GERMON est né le 6 avril 1643 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. François a épousé Suzanne PÈBRE, fille de Claude PÈBRE et Suzanne GAUTIER, le 19 octobre 1668 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 35 M viii. Barnabé GERMON.
Sixième génération

19. Marie GERMON (Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est née le 13 janvier 1634 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Marie a épousé Jean BERNARD, fils de Jean BERNARD et Magdeleine COULET, le 8 janvier 1654 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Jean est né le 6 janvier 1615 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Il est décédé le 28 décembre 1691 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
36 M i. François BERNARD est né le 13 mai 1655 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.

37 F ii. Sidoine BERNARD est née le 7 octobre 1657 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Elle est décédée le 1 novembre 1659 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.

38 M iii. Michel BERNARD est né le 20 juin 1660 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Il est décédé le 29 juin 1660 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.

39 F iv. Delphine BERNARD est née le 21 avril 1662 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Elle est décédée le 18 août 1663 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.

40 M v. Antoine BERNARD est né le 6 août 1664 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.

+ 41 M vi. Jean BERNARD est né le 1 janvier 1669, et est décédé en 1721.

42 F vii. Marguerite BERNARD est née le 9 octobre 1674 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.

+ 43 M viii. Joseph BERNARD est né le 26 mai 1675.
23. Honoré GERMON (Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 13 janvier 1641 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Honoré a épousé Marguerite GUISOT, fille de Mathieu GUISOT et Anne GUISOTE, le 13 mars 1663 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
44 M i. Antoine GERMON est né le 6 janvier 1664 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

45 F ii. Anne GERMON est née le 19 juillet 1665 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

46 M iii. Martin GERMON est né le 29 février 1668 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

47 M iv. Jacques GERMON est né le 24 février 1670 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
24. Pierre GERMON (Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing). Pierre a épousé Catherine GUISOT, fille de Mathieu GUISOT et Anne GUISOTE, le 6 mai 1655 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
48 M i. Jacques GERMON est né le 17 novembre 1658 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 49 M ii. Etienne GERMON est né le 22 août 1661.

50 F iii. Magdaleine GERMON est née le 25 mai 1664 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Magdaleine a épousé Martin SIBEAU, fils de François SIBEAU et Marguerite ROUSSETE, le 11 janvier 1683 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Martin est né à Volx, Alpes-de-Haute-Provence, France.

51 F iv. Anne GERMON est née le 6 février 1671 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

52 F v. Claire GERMON est née le 24 mars 1675 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

53 M vi. François GERMON est né le 27 février 1677 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

54 M vii. Jean GERMON est né le 26 novembre 1679 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

55 M viii. Joseph GERMON est né le 2 février 1682 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

56 F ix. Thérèse GERMON est née le 9 novembre 1683 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
27. François GERMON (Louis, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né en 1642. Il est décédé le 29 avril 1682 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. François a épousé Catherine NOUVEL le 19 avril 1665 à Puyloubier, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 57 M i. François GERMON a été baptisé le 28 février 1666.

58 F ii. Catherine GERMON a été baptisée le 20 novembre 1667 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Catherine a épousé Mathieu ROUMAN, fils de Antoine ROUMAN et Anne BELLONE, le 26 avril 1683 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Mathieu est né à Jouques, Bouches-du-Rhône, France.

+ 59 M iii. Joseph GERMON a été baptisé le 26 mars 1670.
29. Antoine GERMON (Antoine, Bacchus, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 30 novembre 1623 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Antoine a épousé Magdaleine BOUISSON, fille de Jehan BOUISSON et Anne GUISOT, le 2 mars 1653 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
60 F i. Catherine GERMON. Catherine a épousé Joseph OLIVIER, fils de Pierre OLIVIER et Marguerite MICHEL, le 30 novembre 1674 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
35. Barnabé GERMON (Antoine, Bacchus, Pierre, Boniface, Rostaing). Barnabé a épousé Claire BOUISSON, fille de Jehan BOUISSON et Anne GUISOT, le 11 février 1657 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
61 M i. Amand GERMON. Amand a épousé Delphine MICHEL, fille de Marc-Antoine MICHEL et Honorade GIDE, le 27 août 1695 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.

+ 62 M ii. Pierre GERMON.

63 F iii. Agnès GERMON. Agnès a épousé André BELON, fils de Jean BELON et Françoise DRAGONE, le 20 février 1689 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. André est né à Rians, Var, France.
Septième génération

41. Jean BERNARD (Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 1 janvier 1669 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Il est décédé en 1721 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Jean a épousé Jeanne LÉAU, fille de Jean LÉAU et Isabeau ROMANE, le 7 janvier 1696 à Saint-Martin, Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Jeanne est née environ 1673 à Forcalquier, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 13 septembre 1730 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 64 M i. Jean Esprit BERNARD est né en 1700.

65 M ii. Louis BERNARD est né le 15 décembre 1700 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.

66 F iii. Marie Magdelaine BERNARD est née le 19 septembre 1702 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France.
43. Joseph BERNARD (Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 26 mai 1675 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Joseph a épousé Elisabeth BAUDOUIN le 7 février 1703 à Saint-Martin, Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
67 F i. Thérèse BERNARD. Thérèse a épousé Jean Baptiste BRUN le 16 avril 1725 à Saint-Martin, Marseille, Bouches-du-Rhône, France. Jean est né environ 1700 à Lorgues, Var, France.
49. Etienne GERMON (Pierre, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 22 août 1661 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Etienne a épousé Honorade AUBERT, fille de Jean AUBERT et Jeanne ARNAUD, le 6 mai 1680 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
68 M i. Jean GERMON est né le 15 janvier 1681 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

69 M ii. Pierre GERMON est né le 19 juillet 1682 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

70 F iii. Suzanne GERMON est née le 20 février 1685 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

71 F iv. Anne GERMON est née le 4 novembre 1687 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Anne a épousé André MARC, fils de Antoine MARC et Anne BASTIÈRE, le 20 juin 1712 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

72 M v. Joseph GERMON est né le 2 février 1690 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

73 M vi. Jean-Baptiste GERMON est né le 11 juin 1691 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

74 M vii. Joseph GERMON est né le 24 novembre 1693 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

75 M viii. François GERMON est né le 1 février 1696 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

76 F ix. Catherine GERMON est née le 11 mai 1703 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Catherine a épousé Joseph JACQUIER, fils de Charles JACQUIER et Marguerite PARRAL, le 10 novembre 1721 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
57. François GERMON (François, Louis, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) a été baptisé le 28 février 1666 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. François a épousé (1) Thérèse GAUTIER, fille de Toussaint GAUTIER et Magdeleine FOUQUE, le 8 janvier 1691 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
77 M i. André GERMON a été baptisé le 16 octobre 1691 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

78 F ii. Rose GERMON a été baptisée le 8 novembre 1693 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

79 F iii. Catherine GERMON a été baptisée le 10 avril 1695 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Catherine a épousé François PAZÉRY, fils de Joseph PAZÉRY et Magdeleine MOUTE, le 1 juillet 1715 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. François est né à Pourrières, Var, France.

80 M iv. Toussaint GERMON a été baptisé le 21 janvier 1697 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

81 F v. Françoise GERMON a été baptisée le 4 mai 1699 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
François a également épousé (2) Louise GAUTIER, fille de François GAUTIER et Thérèse BOUISSON, le 21 juillet 1699 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
82 M vi. André GERMON a été baptisé le 4 mai 1700 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

83 M vii. Pascal GERMON a été baptisé le 27 mars 1701 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

84 M viii. François GERMON a été baptisé le 24 octobre 1703 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. François a épousé Thérèse ROCHE, fille de Balthazar ROCHE et Catherine AUBERT, le 6 février 1730 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

+ 85 M ix. Joseph GERMON a été baptisé le 17 novembre 1705.

86 M x. Melchior GERMON a été baptisé le 9 janvier 1708 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

87 F xi. Thérèse GERMON a été baptisée le 26 décembre 1709 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Thérèse a épousé André BEDOS le 24 novembre 1732 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. André est né à Jouques, Bouches-du-Rhône, France.

88 M xii. Toussaint GERMON a été baptisé le 23 mars 1712 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

89 F xiii. Elisabeth GERMON a été baptisée le 19 août 1714 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Elisabeth a épousé Louis GAUTIER, fils de Jean GAUTIER et Marie Anne REBUFFADE, le 31 mai 1734 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

90 F xiv. Catherine GERMON a été baptisée le 1 décembre 1715 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Catherine a épousé Pascal PEIRON, fils de Jean PEIRON et Catherine GAUTIER, le 25 septembre 1741 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

91 M xv. Jean-Baptiste GERMON a été baptisé le 1 février 1717 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
59. Joseph GERMON (François, Louis, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) a été baptisé le 26 mars 1670 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Joseph a épousé Anne GAUTIER, fille de Michel GAUTIER et Chretienne MAUREL, le 25 novembre 1698 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 92 M i. Jean-Baptiste GERMON.

93 F ii. Rose GERMON. Rose a épousé Joseph CHABAUD, fils de Joseph CHABAUD et Louise ROUVIER, le 19 janvier 1728 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Joseph est né à Pourrières, Var, France.
62. Pierre GERMON (Barnabé, Antoine, Bacchus, Pierre, Boniface, Rostaing). Pierre a épousé Claire ALLEMAND, fille de Alexandre ALLEMAND et Anne GUINOUARD, le 24 octobre 1703 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
94 M i. Claude GERMON. Claude a épousé Suzanne BOUCHARD, fille de Jean BOUCHARD et Marguerite DECROX, le 20 février 1746 à Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France.
Huitième génération

64. Jean Esprit BERNARD (Jean BERNARD, Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né en 1700 à Venelles, Bouches-du-Rhône, France. Jean a épousé (1) Marie MEUSNIER, fille de Jean MEUSNIER et Jeanne BOUTRET, le 11 décembre 1721 à Orléans, Loiret, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 95 M i. Guillaume Pierre BERNARD est né le 17 mars 1730, et est décédé le 22 décembre 1808.

+ 96 M ii. Jean BERNARD.
Jean a également épousé (2) Madeleine MAGNIAT le 25 février 1743 à Orléans, Loiret, France.

85. Joseph GERMON (François, François, Louis, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) a été baptisé le 17 novembre 1705 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Joseph a épousé Elisabeth BEDOS, fille de André BEDOS et Honorade BÉRAUD, le 24 novembre 1732 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
97 F i. Victoire GERMON a été baptisée le 27 avril 1734 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Victoire a épousé Jean-Baptiste GAUTIER, fils de Jean GAUTIER et Rose GUIRAND, le 2 octobre 1758 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

98 M ii. François GERMON a été baptisé le 12 septembre 1737 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. François a épousé Magdaleine Rose GUIRAN, fille de Joseph GUIRAN et Rose PEYRON, le 30 janvier 1769 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

99 F iii. Magdaleine GERMON a été baptisée le 18 août 1740 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Magdaleine a épousé Louis SILVY, fils de François SILVY et Magdaleine SIMÉONIS, le 5 septembre 1768 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Louis est né à Pourrières, Var, France.

100 F iv. Françoise Rose GERMON a été baptisée le 9 mars 1743 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.

101 F v. Catherine GERMON a été baptisée le 13 mai 1747 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
92. Jean-Baptiste GERMON (Joseph, François, Louis, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing). Jean-Baptiste a épousé Marguerite GAUTIER, fille de Jean-Baptiste GAUTIER et Anne GAUTIER, le 24 mai 1728 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France. Ils ont eu les enfants suivants:
102 F i. Anne Rose GERMON. Anne a épousé Mathieu GAUTIER, fils de Gaëtan GAUTIER et Anne PEYRON, le 16 mai 1758 à Vauvenargues, Bouches-du-Rhône, France.
Neuvième génération

95. Guillaume Pierre BERNARD (Jean Esprit BERNARD, Jean BERNARD, Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est né le 17 mars 1730 à St-Benoit-du-Retour, Orléans, Loiret, France. Il est décédé le 22 décembre 1808 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Guillaume a épousé Françoise DUCLOUX, fille de Pierre DUCLOUX et Marie DAVID, le 12 janvier 1756 à Donnery, Loiret, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 103 F i. Marie BERNARD est née le 28 mars 1756, et est décédée le 25 mai 1837.

104 M ii. Jules André BERNARD. Jules a épousé Marie Catherine BERTAUD, fille de Jean Joseph BERTAUD et Marie Catherine TAUREAU, le 1 septembre 1788 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France.

+ 105 F iii. Victoire BERNARD.

+ 106 M iv. Louis Pierre BERNARD.

107 F v. Françoise BERNARD. Françoise a épousé François BELLANGER, fils de Jean BELLANGER et Catherine GUENEAU, le 25 novembre 1788 à Sandillon, Loiret, France.
96. Jean BERNARD (Jean Esprit BERNARD, Jean BERNARD, Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing). Jean a épousé Elisabeth FOUCAULT le 10 septembre 1753 à Marcilly-en-Villette, Loiret, France. Ils ont eu les enfants suivants:
108 M i. Jean Joseph Esprit BERNARD. Jean a épousé Marie Françoise BRUNEAU le 21 janvier 1782 à Orléans, Loiret, France.
Dixième génération

103. Marie BERNARD (Guillaume Pierre BERNARD, Jean Esprit BERNARD, Jean BERNARD, Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing) est née le 28 mars 1756 à Donnery, Loiret, France. Elle est décédée le 25 mai 1837 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Marie a épousé Michel Urbain Charles DUBOIS, fils de Urbain DUBOIS et Michelle MÉTAYER, le 7 novembre 1786 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Michel est né le 25 octobre 1760 à Le-Bailleul, Sarthe, France. Il est décédé le 1 mai 1835 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 109 M i. Michel Jules DUBOIS est né le 13 juin 1789, et est décédé le 16 septembre 1853.

110 F ii. Anne Victoire DUBOIS est née en 1791 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Elle est décédée le 29 janvier 1811 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France.

111 F iii. Marie Françoise DUBOIS est née en 1793. Elle est décédée le 6 janvier 1824 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Marie a épousé Pierre François ROLLAND, fils de Pierre ROLLAND et Jeanne PREVOST, le 10 juin 1822 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France.

+ 112 M iv. Charles Louis René DUBOIS est né en 1797, et est décédé le 9 juillet 1823.

+ 113 F v. Françoise Julie DUBOIS est née en 1801, et est décédée le 4 mai 1887.
105. Victoire BERNARD (Guillaume Pierre BERNARD, Jean Esprit BERNARD, Jean BERNARD, Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing). Victoire a épousé Etienne MERLIN, fils de Philippe MERLIN et Catherine PILLE, le 7 janvier 1783 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 114 M i. Etienne Pierre MERLIN.
106. Louis Pierre BERNARD (Guillaume Pierre BERNARD, Jean Esprit BERNARD, Jean BERNARD, Marie GERMON, Jacques, Jean, Pierre, Boniface, Rostaing). Louis a épousé (1) Marie Madeleine LAUDE en 1815 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France. Ils ont eu les enfants suivants:
115 F i. Victoire Joséphine BERNARD. Victoire a épousé Pierre Lubin BOUTET le 8 janvier 1821 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France.

116 F ii. Marie Madeleine Thérèse BERNARD. Marie a épousé Marin Nicolas JAUNET le 31 décembre 1812 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France.

117 F iii. Marie Joséphine BERNARD. Marie a épousé Jean Baptiste ROLLAND, fils de Jean Baptiste ROLLAND et Marie Anne JURANVILLE, le 16 février 1820 à Donnery, Loiret, France.
Louis a également épousé (2) Marie Catherine PETIT, fille de Jean Jacques PETIT et Marguerite DAYON, le 22 octobre 1822 à Saint-Denis-de-l'Hôtel, Loiret, France.

19 mars 2009

La maison de Chazelles

CHAZELLES (DE), maison noble, originaire d'Auvergne, qui a constamment servi ses rois avec honneur depuis le onzième siècle. Le nobiliaire de cette province fait foi que depuis l'an 1286 jusqu'à ce jour, on compte une succession non interrompue de services rendus à l'État par cette famille.

En 1266, Géraud DE CHAZELLES,

En 1286, Pons DE CHAZELLES,

En 1333, Pierre DE CHAZELLES,

En 1343, les seigneurs DE CHAZELLES,

En 1402, Guillaume DE CHAZELLES,

En 1543, Louis et Antoine DE CHAZELLES furent appelés aux bans et arrière-bans ; Antoine de Chazelles dans la compagnie de M. Berthier, sur les frontières du Bourbonnais,

En 1666 vivaient Tristan DE CHAZELLES, et les seigneurs du Bougnol et du Poujols.

Jean DE CHAZELLES, seigneur du Poujols, épousa Alix de Boisson, fille du seigneur de Caveirac, en Languedoc, où il s'établit et fut la souche de la branche qui y existe aujourd'hui. Il eut de son mariage :

Jean DE CHAZELLES, qui fut colonel d'un régiment de dragons de son nom, maréchal général des logis de l'armée d'Espagne pendant les guerres de la succession, fut honoré de marques distinctives de Louis-le-Grand, et de l'amitié du duc de Vendôme. Il fut titré comte, et périt devant Gironne.

Guillaume DE CHAZELLES, son frère, fut appelé à l'intendance du Canada, et périt en revenant en France, sur le vaisseau du roi le Chameau.

Pons DE CHAZELLES, troisième fils de Jean, épousa Catherine de Rozel, dont il n'eut qu'un fils, qui fut cornette dans le régiment de Chazelles, et recueillit la succession de ses deux oncles. Il eut, de son mariage avec Amélie du Houre :
  1. Augustin de Chazelles, seigneur de Luc et de Laboissière, comte de Chusclan, qui fut président du conseil supérieur à Nîmes ;
  2. Jacques, mort en bas âge ;
  3. Jacques-Scipion, dont l'article viendra :
  4. Marie de Chazelles, qui épousa N***, comte de Rochemore, chef d'escadre, lieutenant-général des armées du roi, et cordon rouge ;
  5. Julie de Chazelles, mariée à Amédée de Julien de Mons, marquis de Saint-Just, officier aux Gardes-Françaises.
Jacques-Scipion DE CHAZELLES, comte, baron de Chazelles, lieutenant de roi à Béfort, maréchal des camps et armées du roi, épousa Thérèse de Monlauzun, fille de Charles de Monlauzun, capitaine de cavalerie au régiment de Montcalm, lieutenant des maréchaux de France, seigneur haut-justicier et baron de Lussac, Vabres, Lescure, Flauzins et autres lieux. Il eut de ce mariage :
  1. Augustin-Jean-Baptiste-Louis-Marie, dont l'article viendra ;
  2. Jeanne-Charlotte de Chazelles, mariée à Jérôme, vicomte de Laslie-S.-Jal.
Augustin-Jean-Baptiste-Louis-Marie, comte de CHAZELLES, baron de Lussac, Vabres, Lescure, Flauzins, Luc, et autres lieux, a épousé Antoinette de Lézan, de laquelle il a :

Eugène-Amédée-Scipion de Chazelles, né le 12 mai 1801.

Armes : « D'azur, à la tête de lion d'or affronté, lampassé de gueules, au chef de gueules, chargé d'une étoile et d'un croissant d'argent. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 495
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

17 mars 2009

La famille d'Arbaud

ARBAUD (D'), famille noble, originaire, de Provence, recommandable par les services importants qu'elle a rendus à l'État, dans les armes et dans la magistrature. La filiation suivie de cette famille remonte à :
  1. Barthélemi D'ARBAUD, chancelier du roi Robert, comte de Provence ; on le trouve qualifié miles, chevalier, dans plusieurs actes passés aux années 1324 et 1326. Nostradamus le nomme parmi les hommes illustres de ce temps-là, dans son Histoire de Provence, fol. 338. Il épousa Béatrix de Fos, fille de Rosselin de Fos, de laquelle il eut :
    1. Jean d'Arbaud, qui s'établit à Arles, où il passa plusieurs actes dans lesquels il est qualifié damoiseau. Il est constaté par une charte de l'église de S.-Trophie de cette ville, de l'an 1343, qu'il fonda une messe, à la chapelle de la même église, pour le repos de l'âme de Barthélemi d'Arbaud, son père. Ses descendants ont toujours soutenu de la manière la plus honorable leur noblesse. Ils l'ont illustrée par leurs services dans les armées de nos rois, et par leurs bonnes alliances. Cette branche était connue à Arles sous le nom d'Arbaud Blonzac ;
    2. Melchior, qui suit.

  2. Melchior D'ARBAUD, succéda aux seigneuries et possessions que son père avait dans la Haute-Provence. Il épousa, en 1338, Blanche de Sabran, dont il eut :

  3. Guillaume D'ARBAUD premier du nom, qualifié nobilis et potens vir dans plusieurs reconnaissances, passées en la ville d'Aups, aux années 1389 et suivantes, jusqu'en 1400. Il épousa Antoinette de Pigono ou Pingon. Il eut de ce mariage :

  4. Arbaud D'ARBAUD, coseigneur d'Aups, premier consul de la ville d'Aix en 1428. Nostradamus, Histoire de Provence, fol. 561, parlant des gentilshommes célèbres de l'an 1419, fait mention d'Arbaud d'Arbaud, seigneur d'Aups ; il est qualifié magnificus et potens vir dans plusieurs reconnaissances, 1405, 1408, jusqu'en 1427, reçues par Bellandt, notaire d'Aups. Il testa le 14 janvier 1445, et laissa de son mariage, contracté le 18 août 1420, avec Suzanne de Castellane, fille de Pons de Castellane

  5. Guillaume D'ARBAUD, deuxième du nom, coseigneur d'Aups, seigneur de Brest, de Bargemont, le Comps, de Callas, de Malignon et de Fabregues ; lequel testa en 1505. Il laissa d'Honorine de Fabry, sa femme :
    1. Pierre, auteur de la branche des seigneurs de Gardane et de Jouques, rapportée ci-après ;
    2. Honoré, auteur de celle des seigneurs de Brest et de Châteauvieux, rapportée plus loin ;
    3. Jean, qui suit.

  6. Jean D'ARBAUD, légataire de la seigneurie de Fabregues, se retira à Aix, où il acquit un office de maître rational en 1502. Honoré d'Arbaud, son fils, fut pourvu de la même charge en 1523. Cette branche est éteinte dans la maison de Roux-la-Pérusse, qui en porte le nom et les armes.
Branche des seigneurs de GARDANE et de JOUQUES.
  1. Pierre D'ARBAUD, institué cohéritier par Guillaume, second du nom, son père, eut les terres de Bargemont et de Callas. Il fut premier consul de la ville d'Aix, et procureur du pays en 1545. Il épousa 1.° Marguerite de Pontevès ; 2°. Honorade de Bourgarel. Il eut de sa première femme : Jacques d'Arbaud, surnommé le majeur, qui fut la tige des seigneurs de Rognac, éteinte dans la maison de Thomasin Raillane. Du second lit sortirent :
    1. Jacques, dit le mineur, duquel sont issus les seigneurs de Porchères, et de la Chapelle-Senevois ;
    2. Honoré, qui suit.

  2. Honoré d'ARBAUD, seigneur de Gardane, fut pourvu d'un office d'avocat général en la cour des comptes de Provence, en 1554. Il laissa de Jeanne de Bompar, sa femme :
    1. Joseph, dont l'article viendra ;
    2. Honoré, chevalier de Malte, et pourvu d'une commanderie en 1607 ;
    3. Gérard, second colonel d'Aix en 1621, mort sans alliance ;
    4. Louise d'Arbaud, mariée en 1588 à Jean de Gaillard.

  3. Joseph D'ARBAUD, seigneur de Gardane, fut reçu avocat général de la cour des comptes, en 1595. Il épousa Louise Thomas, dont il laissa :

  4. Jean-Augustin d'ARBAUD, seigneur de Gardane et de Jouques, conseiller en la cour des comptes de Provence. Il testa en 1649, et laissa de sa femme, dont on ignore le nom :

  5. Jacques D'ARBAUD, seigneur de Gardane, acquit la terre de Jouques. Il épousa, en 1674, Marguerite de Maurel du Chafaut, de laquelle Il eut :
    1. André-Elzéard, dont l'article viendra ;
    2. Charles, mort major du régiment de Champagne ;
    3. Joseph d'Arbaud, seigneur de Gardane, chef d'escadre des armées navales.

  6. André Elzéard D'ARBAUD, premier du nom, seigneur de Gardane et de Jouques, fut successivement : conseiller et président à mortier au parlement d'Aix. II épousa, en 1697, Anne de Citrany, fille de Joseph de Citrany, conseiller à la cour des comptes de Provence. Il mourut en 1744, et laissa :
    1. Jean-Joseph-Augustin, dont l'article suit :
    2. Gaspard, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
    3. François-Casimir, chanoine de l'église d'Aix, abbé V de St.-Laurent de Combelongue ;
    4. Bache-Alexandre, comte d'Arbaud, gouverneur de la Guadeloupe, lieutenant-général de armées navales, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort sans postérité, dans les prisons d'Aix, en novembre 1793.

  7. Jean-Joseph-Augustin D'ARBAUD, seigneur de Jouques et d'Ongles, conseiller au parlement, épousa Françoise Lucrèce-Cécile de Renaud, dame d'Ongles, fille de Jean de Renaud, seigneur dudit lieu. Il eut de ce mariage :
    1. André-Elzéard, dont l'article viendra ;
    2. Joseph Bache, baron d'Arbaud, capitaine de vaisseau et major-général à la Martinique, mort à Aix, le 15 avril 1812, auquel il n'était resté de son mariage, contracté avec Pauline-Charlotte de Mignot de Voconnu, qu'un fils, Alexandre, baron d'Arbaud, aujourd'hui marié à la Martinique, avec N*** de Clessemeur, fille d'un gentilhomme breton décédé à la Martinique, capitaine de vaisseau du roi.

  8. André-Elzéard D'ARBAUD, second du nom, président à mortier au parlement d'Aix, marquis de Jouques et de Mison, baron d'Ongles, mourut à Lyon, le 26 décembre 1793, victime d'un jugement révolutionnaire. Il avait épousé Gabrielle-Thérèse de Milan-Forbin, de laquelle il laissa :
    1. Joseph-Charles-André, dont l'article viendra ;
    2. Bache-Philippe-Augustin D'ARBAUD, officier au régiment du roi, dragons ; ensuite colonel de cavalerie au service d'Autriche ; aujourd'hui major de cavalerie au service de France, chevalier de Malte, de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, et de la Légion d'honneur ;
    3. Melchior-Elzéard-André D'ARBAUD, chevalier de Malte et de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, officier au régiment du Roi, infanterie ; depuis, chef d'escadron dans le régiment autrichien des cuirassiers de Mélas ; aujourd'hui major de cavalerie en France, officier de la légion d'honneur.

  9. Joseph-Charles-André D'ARBAUD, marquis de Jouques et de Mison, baron d'Ongles, reçu chevalier de Malte en février 1791, aujourd'hui préfet du département des Hautes-Pyrénées, et chevalier de la légion d'honneur ; a épousé Joséphine-Marie-Charlotte de Rafelis-Saint-Sauveur, dont il a :
    1. Jean-Philippe-Joseph-André, né le 11 novembre 1804 ;
    2. Caroline-Elzéarine ;
    3. Augustine-N***
Branche des seigneurs de Brest et de Châteauvieux.
  1. Honoré D'ARBAUD, premier du nom de cette branche aussi institué héritier par le testament de Guillaume II, son père ; fut seigneur de Saint-Jean de Brest. Il testa le 12 septembre 1524, et laissa, de Marguerite de Clary, sa femme :

  2. Honoré D'ARBAUD, second du nom, seigneur de-Saint-Jean de Brest, qui laissa, de son mariage avec Antoinette de Portamer :

  3. Melchior D'ARBAUD, premier du nom, marié, en 1545, à Françoise de Laugier, dont il eut :
    1. Guillaume, qui suit ;
    2. Antoine-Marcelin, qui épousa Blanche de Barras.

  4. Guillaume D'ARBAUD, épousa Diane de Barras, sœur de Blanche, en 1571. Il fut père de :

  5. François D'ARBAUD, marié, en 1625, avec Marguerite de Fabri-Fabrègues, dont il eut :
    1. Melchior, dont l'article suit ;
    2. François, reçu chevalier de Malte en 1653 ;
    3. Marguerite, mariée à César de Fabran.

  6. Melchior D'ARBAUD, second du nom, seigneur de Fos-Amphoux et de Châteauvieux, épousa, en 1660, Françoise Raimond-Déoux, de laquelle il laissa :
    1. Alexandre, qui épousa N*** de Pontevès-Bargeme, dont naquit Françoise, mariée dans la maison de Chailans-Mouriès ;
    2. Antoine, qui suit ;
    3. François, chevalier de Malte.

  7. Antoine D'ARBAUD, seigneur de Châteauvieux, ci-devant chevalier de Malte eut, de son premier mariage, Louis d'Arbaud, chevalier de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, officier de vaisseau ; et de son second mariage, avec Jeanne de Gaufrigny de Fos, qu'Il avait épousé le 1er juin 1723 :
    1. N*** d'Arbaud, reçu chevalier de Malte, et mort officier des vaisseaux du roi ;
    2. N*** d'Arbaud, admis, après avoir fait ses preuves de noblesse, dans l'une des places de l'abbaye sécularisée de Saint-Victor-lès-Marseille, le 19 juillet 1751.
Armes : « D'azur, au chevron d'argent et au chef d'or chargé d'une étoile de gueules. Devise : Nascitur et perit ira. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 490
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

15 mars 2009

Famille de Ponthaud

PONTHAUDPONTHAUD (DE), famille noble, originaire de Basse-Normandie, dont le chef a été convoqué à l'assemblée de la noblesse du bailliage du Cotentin, pour les états généraux de 1789. Elle est représentée par :

Mathurin-André-Marie DE PONTHAUD, écuyer, seigneur des Plessis et de la Mazure, maître particulier des eaux et forêts du comté de Mortain. Il a épousé Marie-Françoise-Marthe Lentaigne, de laquelle il a :
  1. Joseph-François Ponthaud, chef de cohorte de la garde nationale de Mortain, en activité ;
  2. Marie-Françoise, mariée en 1804, à René-Charles-Joachim de l'Espinasse, gentilhomme de Normandie.
Armes « Gironné d'argent et de sable. »

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 490
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861

La famille Biliotti


BILIOTTI, famille établie dans le département de Vaucluse, originaire de Florence, et plus anciennement encore de Lucques ; elle portait dans cette dernière ville le nom de Volpe, Volpi, Vulpelli, et, même, depuis, plusieurs ont ajouté à celui de Biliotti, le surnom de Volpi. Le renard en italien s'appelant Volpe, les armes de cette maison étaient parlantes.

Il est peu de familles italiennes établies en France qui aient une origine aussi ancienne : elle a joué un grand rôle à Florence, et y a occupé les premiers emplois dans le temps de la république. Lors des troubles civils de Florence et de l'élévation des Médicis, elle s'est réfugiée à Avignon et dans le comtat, ainsi que nous l'indiquent les titres et les historiens.

Ugolin Vérini, dans son poème en vers sur les nobles familles de Toscane (De illustratione urbis Florentiœ) imprimé en 1583, livre III, s'exprime ainsi :
Corbinella domus, simul et Biliotta propago,
Utraque Lucana de nobilitate putata,
In nostram venere urbem sub Othone secundo : (an 980)
Et Biliotta prius, Iuc volpella vocata est,
Gestat adhuc rubr soboles insignia vulpis.
Le Prioriste et les autres registres publics conservés à, Florence, et sur lesquels étaient inscrits, les noms de nobles familles qui avaient occupé des emplois dans le gouvernement, font souvent mention des Biliotti et des Volpi, ou mieux encore des Biliotti-Volpi ; on compte parmi les gonfaloniers de justice, charge qui correspondait du temps de la république à celle de doge à Venise, dix individus du nom de Biliotti ; on en voit beaucoup parmi les prieurs, seigneurs de la Liberté, autre charge ou conseil de la république, de Florence. Il y'a eu des ambassadeurs près les diverses cours de l'Europe, des ministres, généraux d'armées et conseillers, jusqu'aux derniers temps de la république. La chronique florentine fait aussi mention d'évêques et de cardinaux.

Cette famille était titulaire à Florence d'un majorat ou patronat jus-fidéicommis de l'ordre de Saint-Étienne.

L'an 1198, les Florentins, au nombre de cinq cent vingt-trois, formant le corps de la république, prêtèrent un serment solennel pour l'association, et la sûreté de la Toscane ; l'original de l'acte se trouve aux archives publiques de Florence.

Cet acte a été imprimé dans plusieurs ouvrages, entre autres dans l'Histoire de la maison de Gondi, par Corbinelli, 2 vol. in-4°. Parmi les cinq cent vingt-trois signataires de l'acte d'association, on lit, tome I, pag. 13 des Preuves :
Quartier de Sancta Maria Ughi. III idus, januarii 1198, Forte Bilicotthi.
Quartier de Saint Andrea. III idus, januarii 1198, Deotisalvi Beliocti.
Quartier de Sancto Michaele Berthelde. III idus, januarii 1198, Davitimus Biliotthi.

Quoique l'identité avec le nom de Biliotti ne soit pas complète, il y a trop peu de différence, pour ne pas voir dans cette manière d'écrire une de ces erreurs si communes dans les anciens titres, où les noms propres ne sont presque jamais écrits d'une manière uniforme.

L'an 1256, il y eut un traité de paix entre les Florentins et les Pisans ; ce traité existe aux archives de Florence, il en est parlé dans les historiens, et notamment dans l'ouvrage de Scipion Ammirato. Ce traité, imprimé et rapporté dans l'Histoire de la maison de Gondi, tome I, page 73 des Preuves, nous montre, parmi les conseillers de la république de Florence qui l'ont ratifié, les noms suivants : Machiavelli, Alberti, Octavianus Biliotti, Burnetus Cambii, Rainerius Gondi, Donatus Medicii, Filius Ugolini, etc., etc.

L'historien Benoît Varchi, dans son Histoire delle guerre della republica Fiorentina, in-folio, Leyde, page 270, en faisant l'énumération de la puissance et de la prospérité des Florentins, cite comme beaux palais et édifices particuliers remarquables, ceux possédés par les Pitti, Medici, Pazzi, Strozzi, Salviati, Aldobrandini, Perruzzi, Biliotti, Corsini, Acciaioli, Seristori, etc., etc.
L'an 1268, Charles d'Anjou, après la mort de Frédéric d'Autriche, et de Conradin, empereur d'Allemagne, devenu paisible possesseur des royaumes de Naples et de Sicile, voulut changer de caractère, et combler de bienfaits des peuples qui avaient longtemps gémi de ses cruautés ; il commença par la noblesse qui lui avait été fidèle, et parmi les dons qu'il lui fit, Biliotti, de la ville de Bénévent, baron de Léporano, fut gratifié des baronnie de Galutola et de Maglia, avec d'autres seigneuries dans la Calabre et la terre d'Otrante. Charles de Lellis, dans son Histoire de la Noblesse de Naples et de Bénévent, dit que les Biliotti de Bénévent ont la même origine que ceux de Florence. V. Zazzaro, Basso, Piperno, et autres auteurs napolitain.(Histoire manuscrite de Florence, page 342.)

Vincent Borghini, historien soigneux dans se recherches, dit dans ses discours sur les armes, la noblesse et les monnaies de Florence, que les Biliotti ont pour armes un renard, et que leur ancien nom était Volpi. Parlant ensuite de Sandro, ou Alexandre Biliotti, qui fut maître de la monnaie, il ajoute qu'on le voit sur les tombeaux de cette maison, dans la vieille église du Saint-Esprit à Florence. Le même auteur, page 104, des armes et nobles familles, et page 248, des monnaies de Florence, partie 2 de se discours imprimés à Florence en 1585, dit également que l'an 1339, Sandro Biliotti étant grand-maître de la monnaie, plaça ses armes et la lettre S initiale de son prénom sur les monnaies au coin de la république de Florence. Il est fait mention de ces écus d'or aux armes des Biliotti dans le Dictionnaire historique, géographique, etc., etc., imprimé à Avignon chez Chambaud, 1760, tome IV, article Florence.

Ces monnaies, un des titres les plus précieux et les plus authentiques de noblesse, d'illustration et d'ancienneté, ont exhibées par deux chevaliers de Malte des maisons de Guast et de Marcel-Crochans, petits-fils d'une Biliotti, pour preuve de l'ancienne noblesse de nom et d'armes de la maison de Biliotti, et des ascendants paternels de ladite dame.

Nous ignorons si les orages révolutionnaires n'auront point enlevé ces monnaies des mains de cette famille, mais il en existe encore à Florence. Voyez l'Histoire des monnaies de Florence par Ignazio Orsini, 1760, in-4.°, p. 12, 31, 310, etc.

Les preuves pour la réception à Malte de MM. de Guast, et de Marcel-Crochans, sont de 1648 et 1654. Le procès-verbal en faveur de Jean-Charles de Guast, dans lequel celles de la maison de Biliotti se trouvaient, a été commencé le 24 octobre 1654, et fini le 30 dudit mois, par frères Horace de Blacas-Aups et Jean-Baptiste de Thomas Millaud, commandeurs dudit ordre, écrivant Combe, notaire et secrétaire au Thor.

L'Histoire de Provence de César Nostradamus, in-folio, Lyon, 1614, donne l'origine et la filiation de la plupart des anciennes familles ; en parlant de celles qui, venues de Florence à Avignon (pages. 3 et étaient réputées les plus illustres et les plus recommandables, il fait connaître leurs armoiries, qui sont gravées à la marge de l'ouvrage, et cite, d'après Jacques Nardi (Histoire de Florence), le nombre de gonfaloniers de justice, depuis l'an 1300, qu'ont fournis cinq ou six familles dont la postérité existe encore aujourd'hui, tels que les Cambi, les Peruzzi, les Anselmi, les Biliotti, les Baroncelli.

Il est à remarquer que le Biliotti et les Baroncelli n'ont jamais altéré l'orthographe italienne de leur nom, et qu'aucune lettre ajoutée ou changée n'en a fait varier la prononciation, tels que Anselme pour Anselmi ; Donnis, Cambis, Pérussis, etc., etc., etc., pour Donni, Cambi, Perui. Les Français croyaient ennoblir leur origine en donnant un air étranger à leur nom, tandis que les étrangers au contraire se plaisaient quelquefois à franciser le leur.

Les armes de la maison de Biliotti se voyaient à Avignon, au couvent de Sainte-Claire, dans l'église paroissiale de Piolenc, et à Paris dans l'église métropolitaine de-Notre-Dame, à la chapelle des Gondi, avec lesquels la famille de Biliotti avait eu deux alliances actives et passives ; elles étaient mises en couleur, avec celles de Médicis, sur un parchemin contenant des exemptions et des privilèges accordés par Léon X aux Biliotti, Peruzzi, etc., etc.

Les monuments publics qu'on a cités ou qu'on rapportera encore ne prouvent pas seulement l'origine, les noms, les armes et la transmigration de la famille Biliotti, mais ils rendent témoignage à son ancienne noblesse, qui a été authentiquement attestée par les lieutenants et conseillers de François de Médicis, grand duc de Toscane, par un acte public en forme, du 31 juillet 1579, adressé au roi de France Henri III, sur la noblesse de la maison de Gondi et de ses alliés, parmi lesquels les Biliotti sont énoncés. (Histoire de la maison de Gondi, page 523 et suivantes, vol. 2.) Cet acte y est tout au long, et sert de réponse à la lettre écrite par Henri III au gouvernement de Florence le 14 avril 1579, pour avoir des renseignements sur la famille de Gondi et celles qui lui étaient alliées, et sur l'usage établi à Florence pour constater la noblesse et sa filiation ; cette pièce fut produite au roi de France lorsqu'il voulut décorer la maison de Gondi de l'ordre du Saint-Esprit.

M. d' Hozier, juge d'armes de France, atteste aussi l'illustration et la noblesse des Gondi et de ses alliés. Voyez ses remarques sommaires. Voyez aussi les procès-verbaux d'examen des preuves pour l'admission aux écoles militaires, déposées à la bibliothèque royale, aux manuscrits, vol. 9, 16, 18, lesquels contiennent un sommaire de beaucoup d'actes, et remontent la généalogie jusqu'à Zénobi de Biliotti, père de Jean, qui vint s'établir à Avignon sur la fin du quinzième siècle.

On voit, au livre 20 des délibérations et décrets du sérénissime grand duc de Toscane, existant en original dans la chancellerie ducale, un arrêt rendu le 22 avril 1659, sur la demande de l'archevêque de Paris, Jean-Charles-François de Gondi, cardinal duc de Retz, au sujet de la noblesse des familles auxquelles la maison de Gondi avait été alliée, tendante à faire déclarer que ces familles étaient nobles et patriciennes de Florence, habiles et capables d'obtenir tous les emplois et toutes les dignités et honneurs qu'il pouvait y avoir, etc., etc. Cet acte et un autre arrêt encore plus détaillé, rendu le mars 1659, attestent la noblesse des Biliotti ; ils sont relatés en entier dans l'Histoire de la maison de Gondi, tome I, pag. 220, 223, etc., etc.

Françoise de Biliotti, fille de Christophe, fils de François, fut mariée en 1419 avec Léonard, fils de Léonard, fils de Simon, fils de Geri de Gondi, d'où sont descendus les Gondi, ducs de Retz.

Altérius Biliotti, après avoir été nommé en 1515 à l'évêché de Todi par le pape Léon X, s'en démit l'an 1523. Dictionnaire canonique et dogmatique du père Richard, tome V, art. Todi.

Augustin Dathi, de Sienne, fait souvent mention dans ses ouvrages d'un Dominique Biliotti, chanoine de l'église de Sienne ; et on voit par ses lettres latines imprimées (1503 in-fol.) la considération qu'il avait pour lui, et combien il appréciait son suffrage comme écrivain.

L'historien Benoît Varchi, dans son Histoire de Florence, fait mention d'un capitaine Ivo Biliotti, qui combattit vaillamment le prince d'Orange, et soutint avec gloire les derniers moments de l'indépendance de sa patrie. Après l'établissement du grand duc de Toscane, il passa au service de France, et fut tué au siège de Dieppe.

Dom Eugène Gamurini et plusieurs autres auteurs italiens, font connaître les alliances de la famille de Biliotti avec les maisons les plus considérables d'Italie, tels que les Gondi, les Salviati, les Peruzzi, les Strozzi, etc., etc.

En général, il est très difficile d'établir une filiation, bien positive qui remonte à plusieurs siècles, et très peu de familles en France ont l'avantage d'avoir conservé trois actes en dues formes qui établissent le rang et l'ordre de la filiation de chaque individu ; les révolutions, naturelles, les accidents, les guerres civiles les malheurs ou la dispersion des familles, leur migration et les vicissitudes de leur fortune, sont autant de causes qui concourent à obscurcir leur origine, et à rendre en quelque sorte conjecturale la science généalogique, lorsqu'elle veut remonter trop loin ; c'est seulement par induction qu'on peut considérer comme descendant, l'individu dont le nom se retrouve avec une certaine ressemblance dans les fastes de l'histoire. En Italie cette filiation s'établissait avec moins de difficultés, d'abord par les soins du gouvernement, qui, dans des registres publics nommés prioriste, livre d'or, etc., etc., conservait l'identité des noms ; et puis par l'usage où l'on était de relater à la suite du nom d'un individu, celui de deux, trois, quatre ascendants, et quelquefois plus.

Il existe encore à Florence une branche de la maison de Biliotti ; mais nous ne devons nous occuper que de celle qui est établie en France.

Généalogie de la branche des Biliotti, établie dans le comtat depuis plus de trois siècles.
  1. BENCIVENNI ou BENVENUTI VOLPI, est le plus ancien qui soit connu comme le chef de la maison de Biliotti ; il vivait au commencement du treizième siècle : on ignore ce qui donna lieu à son changement de nom ; on pourrait croire qu'il épousa une fille de la famille de Biliotti de Bénévent ; mais Charles de Lellis, dans son Discours sur les nobles familles de Naples, infirme ce sentiment, puisqu'il ne parle point de cette alliance : il donne la généalogie de cette famille, page 233 et suivantes. Il relate ses armes d'azur à un serpent à deux têtes, avec la devise bino capite luctans. Ces armes n'ont aucun rapport avec celles des Biliotti, et cependant le même auteur dit, d'après d'autres, que les Biliotti de Bénévent sont les mêmes que ceux de Florence : la conformité seule de nom peut avoir dirigé l'opinion des auteurs. Quoi qu'il en soit, Bencivenni Volpi eut des fils qui furent connus, ainsi que leur postérité, sous le nom de Biliotti.
    1. Octavianus Biliotti fut conseiller de la république, et ratifia le traité de paix avec les Pisans en 1256 ;
    2. Lotto, ou Biliotto-Biliotti, qui suit ;
    3. Simon Biliotti ; il eut un fils nommé Jean, prieur de la Liberté en 1297.

  2. LOTTO ou Biliotto-Biliotti, second fils de Bencivenni Volpi. Il est désigné dans le Prioriste et dans l'Histoire de Florence de Scipion Ammirato, vol. I, liv. 4, page 197, année 1295. Un zèle patriotique le porta à prendre le parti du peuple que la noblesse voulait opprimer, il fut assailli et blessé par cinq individus de la famille des Cavalcanti ; ce démêle, dont plusieurs historiens ont parlé, fut bien puni par les magistrats, mais donna naissance à la haine qui divisait les deux familles. Gamurini, dans son Histoire de la noblesse de Toscane et d'Ombrie, en parlant des divisions de certaines familles, et qui étaient ensuite partagées par leurs enfants, cite comme exemple celle qui existait entre les Biliotti et les Ceffini de San-Simone en Toscane. Mathieu Biliotti, et Cenni, qui suit, sont désignés dans le Prioriste comme enfants de Biliotto-Biliotti. Mathieu Biliotti, di Biliotto-Biliotti, ainsi qu'il est désigné dans le Prioriste, occupa plusieurs fois les premières places de l'Etat de Florence. On le voit prieur de la Liberté en mai et juin 1299, en 1303, en 1315 et en 1316. L'an 1309, il fut envoyé en ambassade extraordinaire Avignon, auprès du pape Clément V, pour obtenir, la levée de l'interdit lancé sur la ville, de Florence, et sa mission eut un heureux succès.
    Voyez les diverses Histoires de Florence et d'Avignon, et, entre autres, Scipion Ammirato,
    tome I, page 241, année 1309.

  3. CENNI Biliotti, di Biliotto-Biliotti, fut prieur de la Liberté en 1304 et 1309 ; il eut plusieurs enfants :
    1. Barthélemy, qui suit ;
    2. Sandro Biliotti, dont l'Histoire de Florence fait souvent mention, qui remplit plusieurs charges et commissions importantes, qui fut grand-maître de la monnaie en 1339, et y plaça l'écu de ses armes ;
    3. François, dont la postérité s'est éteinte dans la maison de Gondi ;
    4. Dominique ;
    5. Thomas.

  4. BARTHÉLEMY, nommé dans le Prioriste Bartholomeo, di Cenni BILIOTTI, fut plusieurs fois prieur-seigneur de la Liberté ; en 1351 il fut député avec Paul Altoviti, pour réformer les vallées du Mugello et de Grève, et ramener l'ordre dans ces contrées. Il eut deux fils :
    1. Jean, qui suit ;
    2. Gauthier, dont la branche est éteinte. Nicolas Biliotti, religieux dominicain à Florence un des descendants de Gauthier, fut un des quatre que le gouvernement grand-ducal n'avait pas exilés. Tous les autres religieux furent renvoyés, parce qu'ils renouvelaient le sentiment du fameux père Savonarola en faveur de la liberté du peuple florentin. Les trois qui restèrent avec lui sont : François Médici, Dominique et Mathieu Strozzi, ainsi que le rapporte Megliore dans son, ouvrage intitule Firenze illustrata, pag. 228, an 1556.

  5. Jean Biliotti, premier du nom, désigné dans le Prioriste sous le nom de Jiovanni, di Bartholomeo Biliotti, fut prieur-seigneur en 1377 ; du bureau des dix de la guerre en 1388 ; gonfalonier de justice en 1392, et député avec Mathieu Davanzati en 1397, vers les Pisans et les Lucquois, pour accommoder leurs différents, et les engager à prendre les armes contre le duc de Milan. Voyer Ammirato, Histoire de Florence, vol. I, pages 793, 834 et 856. Jean Biliotti eut trois enfants :
    1. Sandro, qui suit ;
    2. Gauthier, dont la postérité est éteinte ;
    3. Pierrette, qui épousa N*** Carducci. Scipion Ammirato, dans son Histoire des nobles familles de Florence, pag. 202, Généalogie de Carducci, rapporte que Pierrette eut quinze garçons et sept filles.

  6. SANDRO ou ALEXANDRE BILIOTTI est appelé dans le Prioriste Sandro, di Jiovanni Biliotti : il fut, comme le premier Sandro, fils de Cenni (III), son grand-oncle, souvent occupé des affaires de l'Etat, et les historiens de Florence en font souvent mention : il était gonfalonier de justice en 1427, et du bureau des dix de la guerre ; il entra dans le même bureau l'an 1431. Il fut seigneur-prieur en 1434 et 1440 ; gonfalonier pour la seconde fois en 1444, et la même année général des armées de la république. On sait qu'à cette époque Florence, appelée la moderne Athènes, était le centre des richesses du monde, et soudoyait des armées de près de cent mille hommes. Sandro Biliotti laissa une nombreuse postérité :
    1. Zénobi, qui suit ;
    2. Augustin, auteur de la branche qui existe à Florence ; sa postérité a été assez nombreuse. Julien, second fils d'Augustin, eut un fils qui épousa Genèvre de Gondi, tome I, page 347 de l'Histoire de la maison de Gondi. Les Biliotti de Piolenc étaient en correspondance avec la branche qui existait il y a quelques années à Florence dans la personne de Laurent et de Joseph de Biliotti ; il y avait dans cette branche plusieurs chevaliers de Saint-Etienne, ordre institué d'après celui de Malte.
    3. Mathieu, qui n'a point eu d'enfants.
    4. Nicolas, prieur-seigneur en 1463, nommé dans le Prioriste Nicolas, di Sandro, di Jiovanni. Il épousa Madeleine Salviati.

  7. ZENOBI BILIOTTI, di Sandro, di Jiovanni, comme il est écrit dans le registre public, fut élu prieur-seigneur en 1455, et gonfalonier de justice en 1471 ; de nouveau, prieur-seigneur en 1486. Il épousa Constance de Guigni, d'une noble et ancienne famille de Florence. Il a laissé plusieurs enfants :
    1. Louis,
    2. Dominique,
    3. François,
    4. Mathieu,
    5. Jean de Biliotti, qui suit ;
    6. Sandro, dont le petit-fils, Ivo Biliotti, est plusieurs fois cité comme un grand capitaine ;
    7. Camilla, qui épousa Gabriel Strozzi ;
    8. Laura.

  8. Giovanno, ou Jean DE BILIOTTI, deuxième du nom, fils de Zénobi, fils de Sandro, naquit à Florence le 7 juillet 1467 ; il vint s'établir à Avignon sur la fin du quinzième siècle : on n'a pas connaissance qu'il ait passé des actes avant l'année 1500 ; mais tous ceux qui existent le désignent ainsi : Nobilis vir Joannes, Zenobii Biliottis Florentinus, civis Avenionensis. Des manuscrits de M. de Cambis-Velleron, sur les nobles familles de Provence, disent que Jean Biliotti vint pour la première fois à Avignon quelques années avant 1500, pour y suivre un procès important ; ce motif fut peut-être un prétexte pour cacher les raisons de politique qui le forcèrent à abandonner sa patrie où sa famille avait une belle existence, et jouait un rôle actif dans toutes les agitations du gouvernement. Il est certain qu'il quitta Florence avec deux de ses frères et plusieurs autres nobles Florentins, après les diverses conjurations contre les Médicis ; et ce qui confirme l'idée que les événements politiques avaient été la seule cause de son éloignement de Florence, c'est que le pape Léon X lui adressa le 30 janvier 1515, ainsi qu'à plusieurs autres, les brefs et autorisations nécessaires pour retourner dans sa patrie. Il paraît que Jean de Biliotti apporta avec lui de grandes richesses ; il y a plusieurs actes d'obligations en sa faveur. Il acquit beaucoup de directes et censes seigneuriales à Avignon, en 1524 et 1526, écrivant Bernard de Garrèto, notaire à Avignon ; lesquelles reconnaissances sont relatées dans les Preuves de Malte du chevalier de Guast, dont il a déjà été parlé. Il acquit des biens à Tarascon, des directes au Thor et à Caderousse, et plusieurs domaines dans les territoires d'Avignon, de Château-Neuf et de Piolenc, lesquels sont encore possédés en partie par ses descendants. Par contrat du 4 octobre 1500, écrivant Mathieu Dalmassi, à Avignon, Jean de Biliotti s'est marié à Angélique de Peruzzi, fille de Rodolphe, et d'Hélène de Fallet ou Faret. Jean de Biliotti a été consul de la ville d'Avignon en 1510 et 1515. Il mourut à Avignon le 4 juin 1530, en ne laissant qu'un fils. Il fut enterré dans l'église des dames de Sainte-Claire, où l'on voyait son tombeau avec ses armes et celles d'Angélique de Peruzzi, sa femme. On lit sur la pierre sépulcrale qui le recouvrait : Hic jacet nobilis vir Joannes Biliottus, natione Florentinus, civis Avenionensis, qui dies suos clausit extremos, anno nostrœ salutis 1530 et 4 junii.

  9. Joachim DE BILIOTTI, premier du nom, passa en 1525 un contrat d'échange, conjointement avec Jean, son père, écrivant Bernard de Garrèto, notaire à Avignon. Il obtint une sentence favorable en 1553 ; pour un procès qu'il soutenait à la cour de Rome, comme fils et héritier de Jean. Il acquit la coseigneurie de la Garde-Paréol l'an 1556. Joachim de Biliotti fut marié à Hélène de Lause. Il fit son testament le 20 septembre 1580, devant Colin Tache, notaire d'Avignon. Il ordonna à Antoine de Biliotti, son héritier, d'acquitter les legs pies que la dame Hélène de Lause, sa femme, avait faits par son testament du 4 août 1560. Louis de Balma, notaire à Piolenc. Il mourut à Avignon, et fut enterré dans le tombeau de son père. Il eut sept filles et cinq garçons. Joachim Il, son fils cadet, qui suit, est le seul dont la postérité se soit conservée. Antoine Ier, fils aîné et héritier de Joachim, épousa Madeleine de Serres. Il n'eut de ce mariage qu'une fille Angélique de Biliotti, qui épousa, l'an 1602, Torquat de Fortia, seigneur de Cuirol, et qui porta par ce mariage la presque totalité des biens de la maison de Biliotti dans celle de Fortia : Angélique de Biliotti, fille d'Antoine, n'eut elle-même que deux filles Jeanne, qui épousa Michel de Guast ; Suzanne, qui fut mariée à Louis de Marcel-Crochans ; et c'est pour les enfants de ces deux demoiselles de Fortia, filles d'Angélique de Biliotti, qu'ont été faites les preuves pour Malte dont il a été parlé plus haut. Antoine de Biliotti, après la mort de sa femme, embrassa l'état ecclésiastique. Il mourut en 1624. On trouve son éloge funèbre dans les archives du chapitre de la métropole d'Avignon.

  10. Joachim DE BILIOTTI, second du nom, coseigneur de la Garde, n'eut que les biens de Piolenc dans la succession de son père ; son frère aîné, Antoine, conserva tous les autres biens de sa famille. La fortune de Joachim étant ainsi très bornée, il quitta Avignon, et vint s'établir à Piolenc. Il s'y maria avec Catherine de la Beaume, fille de Pierre, écuyer de la ville d'Orange, par acte du 4 novembre 1756. Jean Bénivadi, notaire. Il concéda quittance pour la dot de Catherine de la Baume, le 27 octobre 1578. - De la Vastre, notaire à Piolenc.
    Joachim II fit son testament le 24 juillet 1604, par-devant Pierre Fournier, notaire à Orange, dans lequel il établit Antoine de Biliotti, son fils, héritier universel ; il mourut la même année, et fut enterra dans l'église de Piolenc, devant la chapelle du S.-Esprit, qui lui appartenait, et qui a été le tombeau de ses descendants.

  11. Antoine de Biliotti, fils de Joachim II. Il fut marié avec Delphine de Bertoin, le 19 mars 1611, Mazelli, notaire d'Avignon. Il laissa trois enfants. Voulant conserver le droit de citoyen de la ville d'Avignon, il obtint des consuls des lettres patentes en due forme, du 10 septembre 1643, qui le déclarèrent citoyen de la ville d'Avignon, quoique n'habitant plus cette ville. Il fit son testament le 31 mars 1643, La Baulme, notaire à Carpentras, par lequel il institua Guillaume, son fils, son héritier. Marié une seconde fois avec Marguerite d'André, il eut un fils, Joachim, mort sans postérité, et une fille.

  12. Guillaume DE BILIOTTI, fils d'Antoine et de Delphine de Bertoin, épousa à Carpentras, le 12 décembre 1651, Isabelle de la Baume, sa parente. Il lui fut délivré une dispense par le vice-légat d'Avignon, le 24 novembre 1651. Voyez les actes de mariage de la cathédrale de Carpentras. Guillaume fit un partage de ses biens avec Joachim, son frère, le 19 avril 1653, écrivant d'Avignon, notaire à Piolenc. Il testa à Piolenc, le 10 septembre 1661, par-devant Esprit Michel, notaire. Il laissa trois enfants, deux filles et Joachim III, qui suit :

  13. Joachim DE BILIOTTI, troisième du nom, fils de Guillaume, épousa Thérèse de Salvator, de Bollène, dans le Comtat, par contrat passa le 20 mars 1681, Fabre, notaire à Carpentras. Acte du 9 avril 1696, Michel, notaire à Piolenc, au profit de Joachim de Biliotti. Il fit son testament le 29 décembre 1709, écrivant Jean Floret, notaire à Carpentras. Il eut de son mariage trois fils, et deux filles qui n'ont pas mariées.
    1. Joseph, qui suit ;
    2. Joachim, capitaine au régiment de Feugeret, par commission du 7 mars 1702, mort à Nieuport, le 8 septembre 1706 ;
    3. Joachim-Blaise, capitaine au régiment de Talaru, par commission du 28 juillet 1734 ; chevalier de Saint-Louis, mort en 1747, au camp de la Trinité, dans le comté de Nice.

  14. Joseph DE BILIOTTI, fils de Joachim III, épousa Charlotte de Planet, le 12 octobre 1723 ; écrivant Michalis, notaire à Carpentras, et André, notaire à Aubignan. Contrats passés par Joseph de Biliotti : le 10 novembre 1719, Barjavel, notaire à Carpentras ; le 13 février 1739, Benet, notaire à Orange. Joseph de Biliotti n'a eu qu'un fils et deux filles.
    1. Joseph-Joachim, qui suit ;
    2. Marie-Thérèse-Elisabeth, religieuse ;
    3. Charlotte Alexandrine, mariée à Joseph de Mornas, dont Nicolas et Marcelin de Mornas, qui n'eut point d'enfants.

  15. Joseph-Joachim DE BILIOTTI, fils de Joseph, capitaine au régiment de Talaru, par commission du 8 novembre 1746 chevalier de S.-Louis le 23 juillet 1756 ; s'est marié le 16 février 1751, écrivant Pierre Blaze, notaire à Cavaillon, à noble demoiselle Esperitte Vécanne de Braud, de Cavaillon. Il a acheté, le 1er octobre 1763, Rogier, notaire à Avignon, les terres et seigneuries de Beauregard et de Galégabie, dans la principauté d'Orange ; et a prêté foi et hommage en la manière des nobles, à la chambre des comptes de Grenoble, pour lesdits seigneuries et fiefs, le 7 août 1764, comme il conste par les divers arrêts rendus à cette époque par la cour, laquelle a ordonna l'enregistrement textuel de tous les titres qui établissent la filiation dudit Joseph-Joachim de Biliotti, et sa descendance directe et authentique de noble Zénobi de Biliotti, fils de Sandro, fils de Jean, gonfalonier de justice à Florence, et père de Jean de Biliotti, qui est venu s'établir à Avignon. Joseph-Joachim de Biliotti, dans les nombreux contrats qu'il a passas depuis l'acquisition du château de Beauregard, a toujours pris le titre de haut et puissant seigneur, marquis de Biliotti, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, etc. etc. M. de Biliotti, par une ordonnance de S. M., le roi tant en son conseil, a été maintenu, le 9 mai 1773, dans la possession exclusive d'un droit de bac sur toute la rivière d'Ouvèze, comme dépendance du fief de Beauregard. Victime de l'orage révolutionnaire et des malheurs inouïs qui ont pesé sur la France dans ces temps de calamité générale, où la naissance, la fortune, la considération publique et la pratique des vertus étaient des chefs d'accusation, M. Joseph-Joachim de Biliotti a péri sur l'échafaud le 29 juillet 1794 (17 thermidor an 2), âgé de près de soixante-dix ans. Il fut la dernière victime du tribunal révolutionnaire d'Orange, et sembla prédire la fin des assassinats ordonnés par ce tribunal. On se souvient encore à Orange du calme et de la résignation de M. de Biliotti. Il pardonnait à ses bourreaux, il priait Dieu pour eux ; il consolait ses compagnons d'infortune, comme lui innocents, et comme lui jugés et condamnés à la mort. On l'a entendu dire à son fils, à ses amis, qui étaient avec lui dans la prison, et avant de les quitter pour toujours : « Si je ne vous ai pas appris à bien vivre, je veux au moins vous apprendre à bien mourir. » M. de Biliotti fut généralement regretté, et laissa dans toute sa province une réputation bien honorable pour ses enfants. Le jugement de la commission populaire porte : « Accusation de délits de conspiration tendant à détruire la souveraineté du peuple et la liberté, et, depuis l'établissement de la république, rompre son unité et son indivisibilité, contre Joseph-Joachim Biliotti, ci-devant noble et marquis. Je traduis devant vous (a dit le juge) le nommé Joseph Joachim Biliotti, ex-noble, ci-devant maire de sa commune : je l'accuse depuis le commencement de la révolution de s'en être montré l'ennemi le plus acharné ; il a tout tenté pour détruire la liberté ; il s'est dans toutes les circonstances déclaré l'ami, le partisan et le protecteur des aristocrates ; il a vexé les bons citoyens, lorsqu'élevé à la place de maire par la confiance des amis de l'ancien régime et de la tyrannie, il remit des armes aux esclaves, et fit jeter dans des cachots les plus chauds patriotes : partisan prononcé de l'ancienne noblesse et de ses privilèges, il a voulu opérer la contre-révolution, par tous ces faits tenté d'allumer la guerre civile, perpétuer l'anarchie ; il a conspiré contre la république et son unité, etc., etc. La commission, considérant qu'il a existé une conspiration pour détruire la république, etc., etc., condamne Joseph-Joachim Biliotti à la peine de mort, et déclare ses biens acquis et confisqués au profit de la république »
    Joseph-Joachim, marquis de Biliotti, a eu plusieurs enfants ; quatre garçons et une fille lui ont survécu :
    1. Joseph-Joachim-Bazile-Régis de Biliotti, né le 15 juin 1754, qui suit ;
    2. Ambroise-Joachim, chevalier de Biliotti, élève de l'école royale et militaire de Paris, ancien capitaine au régiment de Beauce, marié à Valréas avec mademoiselle de Grély, sans postérité ;
    3. Michel-Wenceslas, ancien officier de marine, chevalier de Saint-Louis ;
    4. Alexandre-Stanislas de Biliotti-Volpi, ancien officier au régiment de Conti ;
    5. Marie-Thérèse, inscrite sur la liste des élèves de Saint-Cyr en 1758. Angélique et Victoire, mortes avant leur majorité, ont été reçues et élevées dans la maison noble de l'Enfant-Jésus, à Paris. Alexandre et Michel, qui étaient encore au service au moment de la révolution, l'ont quitté pour suivre les princes français sur une terre étrangère.

  16. Joseph-Joachim-Bazile-Régis, marquis de BILIOTTI, fils de Joseph-Joachim, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Lazare, a été élevé l'école royale militaire de Paris, où il a été reçu en 1764 ; les preuves pour son admission sont déposées à la bibliothèque royale, au neuvième volume, page 27. Il a servi dans le régiment de Conti, infanterie. Il a épousé, le 10 novembre 1777, écrivant Simon, notaire à Sarrians, Rose-Marguerite, fille de Dominique de Pêtre de la Costière, et de noble dame Marguerite-Lucrèce de Léautaud-Artaud-Montauban de Bellegarde. Il a prêté de nouveau foi et hommage pour la terre de Beauregard en 1784, à la cour des comptes du Dauphiné. M. le marquis de Biliotti a assisté en 1789 aux assemblées des Etats de la principauté d'Orange pour l'ordre de la noblesse ; il est aujourd'hui maire de la commune de Jonquières, sur le territoire de laquelle est situé le château de Beauregard ; il est membre du conseil général et du collège électoral du département de Vaucluse. M. le marquis de Biliotti a eu de son mariage trois enfants :
    1. Victor de Biliotti, qui suit ;
    2. Pauline, mariée à M. le comte de Correggio ;
    3. Amélie, mariée à M de l'Espinasse.

  17. François-Victor-Julien-Joachim de BILIOTTI, fils de Joseph-Joachim-Basile Régis, est né à Sarrians le 16 janvier 1780, nommé auditeur au conseil d'Etat par décret du 5 juillet 1811 ; il a été envoyé en cette qualité à la grande armée, l'a suivie à Moscou et dans toute la retraite de 1812 ; il a été nommé intendant de la ville de Liegnitz en Silésie en 1813. Marié, par contrat du 28 novembre 1811, Lemaître, notaire à Paris, à mademoiselle Maury, dont une fille : Sifreinie-Victorine-Rose-Françoise de Biliotti, née à Paris (neuvième arrondissement), le 24 septembre 1812.
Armes : « De gueules, au chef d'argent chargé d'un renard passant de gueules. Support. Deux renards. Cimier. Un renard de gueules tenant un gonfanon sur lequel sont ces quatre lettres : S. P. Q F. Senatus populusque Florentinus. Deux bannières représentant les monnaies de Florence, avec ces deux légendes : à dextre, Senatus populusque Florentinus ; à sénestre, Jesus Rex noter et Deus noster. La devise italienne : Pensate alfine. »

Outre les ouvrages déjà cités dans le cours de cet article, on peut consulter, pour avoir de nouveaux renseignements ou la confirmation de ceux qui ont donnés ; les Histoires de Florence de Dante ; Jean-Villanni ; les archives publiques de la réformation de Florence ; l'Histoire de Florence de Léonard Bruni, dit l'Arretin ; Dictionnaire des Gaules et de la France, par Expilly, articles Avignon ; Piolenc et Regard (Beauregard) ; Dictionnaire héraldique de la Chesnaye-des-Bois ; Calendrier de la noblesse ; Essai sur la Noblesse du Comtat, in-.4° ; Description des curiosités de l'église Notre-Dame de Paris ; Dictionnaire de Morri ; la Biographie universelle, etc., etc., etc.

Source : Nobiliaire Universel de France, Tome I, page 474
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/document?O=N036861
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