30 janvier 2007

AD 83 Les archives du Var sont en ligne

L'information a été relayée sur beaucoup de listes de discussions, les archives du Var sont en ligne sur un site vraiment très réussi à tous les niveaux. Au menu :
  • Les plans cadastraux
  • Les matrices cadastrales
  • Les tables décennales
  • L'état-civil
  • Les bases de données
L'adresse du site : http://archives.var.fr/

26 janvier 2007

La famille Guibaud à Gigors

Chronique de la descendance de Jean GUIBAUD

Première génération

1. Jean GUIBAUD. Jean a épousé Thérèse LAUTARET, fille de Antoine LAUTARET et Françoise ARNAUD, le 22 novembre 1741 à Saint-Vincent-les-Forts, Alpes-de-Haute-Provence, France. Thérèse est née en 1731. Elle est décédée le 30 janvier 1791 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Jean et Thérèse ont eu les enfants suivants:
+ 2 M i. Pierre GUIBAUD est né le 2 janvier 1743.

3 F ii. Elisabeth GUIBAUD est née le 8 juillet 1745 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elisabeth a épousé Claude GUIBAUD, fils de Marc GUIBAUD et Jeanne MICHEL, le 29 janvier 1765 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

4 F iii. Thérèse GUIBAUD est née le 22 novembre 1747 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

5 M iv. Jean Joseph GUIBAUD est né le 5 mars 1750 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 25 septembre 1757 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

6 F v. Magdeleine GUIBAUD est née le 7 février 1753 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 1 mai 1753 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

7 F vi. Marianne GUIBAUD est née le 5 janvier 1755 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 23 avril 1756 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

8 M vii. Jean Antoine GUIBAUD est né le 2 novembre 1757 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.
Deuxième génération

2. Pierre GUIBAUD (Jean) est né le 2 janvier 1743 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Pierre a épousé Marie MARCOU, fille de Joseph MARCOU et Marguerite SARLIN, le 9 janvier 1769 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Ils ont eu les enfants suivants:
9 M i. Jean Joseph GUIBAUD est né le 30 janvier 1770 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 1 septembre 1773 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

10 M ii. Pierre GUIBAUD est né le 28 décembre 1772 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 30 décembre 1772 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

11 M iii. Jean François GUIBAUD est né le 19 avril 1775 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

12 M iv. Jean Joseph GUIBAUD est né le 1 mars 1777 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

13 F v. Thérèse GUIBAUD est née le 13 octobre 1779 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 22 juin 1782 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

14 F vi. Françoise GUIBAUD est née le 3 mars 1781 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

15 M vii. Jean Pierre GUIBAUD est né le 21 septembre 1783 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

16 F viii. Suzanne GUIBAUD est née le 16 janvier 1786 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

17 M ix. Paul GUIBAUD est né le 23 avril 1787 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

25 janvier 2007

La famille Eyssautier à Gigors

Chronique de la descendance de François EYSSAUTIER

Première génération

1. François EYSSAUTIER. François a épousé Madeleine ABRACHY. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 2 M i. Jean EYSSAUTIER.

3 M ii. Gaspard EYSSAUTIER. Gaspard a épousé Françoise AMIEL, fille de Jacques AMIEL et Françoise VALERY, le 5 septembre 1707 à Turriers, Alpes-de-Haute-Provence, France.
Deuxième génération

2. Jean EYSSAUTIER (François). Jean a épousé Thérèse ARNAUD, fille de Pons ARNAUD et Anne BAYLE, le 5 janvier 1714 à Saint-Pons-de-Seyne, Alpes-de-Haute-Provence, France. Ils ont eu les enfants suivants:
4 M i. François EYSSAUTIER est né le 12 mars 1715 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: François Eyssautier, grand-père M: Madeleine Abrachy

5 M ii. François EYSSAUTIER est né le 24 février 1716 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: De Lautaret M: Anne Bayle, grand-mère

6 F iii. Françoise EYSSAUTIER est née le 10 mai 1718 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Pierre Guibaud M: Françoise Amiel. Françoise a épousé Jean Baptiste MASSON, fils de Joseph MASSON et Suzanne GIRARD, le 5 février 1737 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Jean est né à Chorges, Hautes-Alpes, France.

7 F iv. Anne EYSSAUTIER est née le 30 mars 1721 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Claude Arnaud, oncle M: Françoise Arnaud, tante

8 M v. Jean EYSSAUTIER est né le 19 août 1725 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Jean Chabrier M: Madeleine Eyssautier

9 F vi. Thérèse EYSSAUTIER est née le 30 novembre 1727 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Jacques Reynier de Faucon M: Marguerite Saunier. Thérèse a épousé Claude MAGALON, fils de Claude MAGALON et Marianne JOUBERT, le 25 octobre 1752 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Claude est né à Gap, Hautes-Alpes, France.

10 M vii. André EYSSAUTIER est né le 27 mars 1730 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: André de Lautaret M: Françoise Eyssautier

11 M viii. Joseph EYSSAUTIER est né le 5 octobre 1733 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: François Eyssautier, frère M: Anne Eyssautier

12 F ix. Marguerite EYSSAUTIER est née le 6 avril 1736 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Dominique Silve de Bellaffaire M: Marguerite Sarlin. Marguerite a épousé Honoré AYASSE, fils de François AYASSE et Madeleine ROUGON, le 15 janvier 1760 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Honoré est né à Turriers, Alpes-de-Haute-Provence, France.

La famille Lautaret à Gigors

Chronique de la descendance de Joseph LAUTARET

Première génération

1. Joseph LAUTARET est né le 11 décembre 1727 à Saint-Vincent-les-Forts, Alpes-de-Haute-Provence, France. Sr Antoine et Dlle Françoise ARNAUD ; parrain : Sr André LAUTARET ; marraine : Dlle Marianne LAUTARET. Joseph a épousé Magdeleine JEAN, fille de Jean JEAN et Catherine REYMOND, le 21 février 1746 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Magdeleine est née le 27 février 1731 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 19 janvier 1768 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Ils ont eu les enfants suivants:
2 M i. Jean François LAUTARET est né le 29 octobre 1748 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 8 septembre 1749 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: François Eyssautier M: Lucresse Reymond

+ 3 M ii. Jean François LAUTARET est né le 31 août 1752.

4 F iii. Marianne LAUTARET est née le 21 septembre 1756 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Claude Saunier M: Marianne Rougon

5 F iv. Marie Lucresse LAUTARET est née le 16 janvier 1758 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Joseph Jacob M: Lucresse Reymond. Marie a épousé Paul PELLENC, fils de Jacques PELLENC et Elisabeth BOREL, le 14 février 1775 à Seyne-les-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, France. Paul est né à La Saulce, Hautes-Alpes, France.

+ 6 F v. Françoise LAUTARET est née le 8 janvier 1762.

7 F vi. Elisabeth LAUTARET est née le 7 octobre 1764 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 6 mai 1765 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

8 M vii. Jean Antoine LAUTARET est né le 4 septembre 1766 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Jean François Lautaret M: Marguerite Lautaret
Deuxième génération

3. Jean François LAUTARET (Joseph) est né le 31 août 1752 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Jean Guibaud M: Catherine Reymond. Jean a épousé Marianne BUCELLE le 27 avril 1774 à Turriers, Alpes-de-Haute-Provence, France. Jean et Marianne ont eu les enfants suivants:
9 M i. Joseph LAUTARET est né le 24 juillet 1775 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 23 août 1781 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Joseph Lautaret M: Marie Rougon

10 F ii. Marie Magdeleine LAUTARET est née le 9 janvier 1779 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 21 avril 1779 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

11 M iii. Joseph LAUTARET est né le 27 novembre 1781 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 23 mai 1786 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. P: Joseph Lautaret, grand-père M: Magdeleine Rougon, tante

12 M iv. Paul Antoine LAUTARET est né le 23 mars 1784 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 14 mai 1786 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.

13 F v. Marie Magdeleine LAUTARET est née le 5 mai 1786 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Elle est décédée le 7 avril 1787 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France.
6. Françoise LAUTARET (Joseph) est née le 8 janvier 1762 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Françoise a épousé Jean Joseph TOURNIAIRE, fils de Jean Antoine TOURNIAIRE et Marie SYLVE, le 26 février 1783 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Jean est né le 3 septembre 1760 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Ils ont eu les enfants suivants:
14 F i. Magdeleine TOURNIAIRE est née le 25 novembre 1783 à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence, France. Magdeleine a épousé Jacques TOUCHE le 24 novembre 1808 à , Alpes-de-Haute-Provence, France. Jacques est né le 5 février 1778 à Vaumeilh, Alpes-de-Haute-Provence, France.

Mise à jour de mon arbre geneanet

Je viens de mettre à jour mon arbre geneanet. Cette mise à jour apporte des compléments sur les familles Lautaret, Eyssautier et Guibaud à Gigors, Alpes-de-Haute-Provence.

23 janvier 2007

Quel Della Pera

Source : Annuaire du conseil héraldique - 1900
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36895r/f198.table

Quel Della Pera

A Leoun de Berlu-Perussis

Nel picciol cierchio s'entrava per porta
Che si nomava da quei della Pera.

PARADISO canto XVI.

Subre bu linde azur daurejo la Perusso,
De tis àvi simbèu, que lou Dante acanta ;
Bèn mai de sèt cènts an sèmpre s'es enarta
L'Aubre que se tèn drech e morgo ! i garusso.

Quouro di siècle mort lou Troubadour arrusso
La pousso que rescound soun eterno bèuta
Déu faire trelusi li Priéu de Liberta,
Que jamai, en si man, lou gounfaloun cabusso.

Peruzzi, derrouca dou païs flourentin,
En Avignoun fugué Conse, quàsi mounarco ;
E soun renoum s'apielo au grand noum de Petrarco :
D'éu tenon li Berluc soun ideau latin
Leoun, pious feleu d'Aquéli de la Péro,
S'es « à recoumença », prendren toun mot : Espero !

Louis de Sabran d'Allard

Quel Della Pera

A Léon de Berluc-Perussis

Nel picciol cierchio s'entrava per porta
Che si nomava da quei della Pera.

PARADISO canto XVI.

Sur le Limpide azur [de votre écu], scintille, dorée, la Pérusse (1), de vos aïeux symbole, par le Dante chanté Bien plus de sept cents ans (A) toujours s'est élevé l'Arbre (B) qui se tient droit et morgue les contrefaits.

Lorsque des siècles morts le Troubadour secoue la poussière qui cache leur éternelle beauté, il doit [en premier lieu] mettre en lumière les Prieurs de la Liberté, qui jamais, de leurs mains, n'ont laissé tomber le gonfanon [de Florence]. (C).

Peruzzi, banni du pays florentin (D), devint, en Avignon, Consul, presque monarque; (E) et son renom lui vient du grand nom de Pétrarque :

C'est de lui que les Berluc tiennent leur idéal latin ; Léon, pieux descendant de Ceux à la poire ; si nous avons « à recommencer » (F), nous prendrons ta devise (2) : ESPÈRE ! (G).

(Traduit du provençal par l'auteur.)

(1) On nomme ainsi, en provençal, une variété de poire sauvage.
(2) En provençal ESPERO ! signifie à la fois espère et attends !

NOTES HISTORIQUES
(A) Romuleus sauguis primi novus incola muri
Perutius fertur, primoeque in limine portEe
Sunt monumenta. domus et moles ardua restat
Castelli in morem.
UGOLINO VERINI,
De illustrationibus urbis Florentiae.

(B) La famille Peruzzi remonte sa généalogie à Peruzzo della Porta della Pera dont le fils Ubaldino, est cité dans une charte du monastère de Saint-Salvi, de 1150.

(C) Les Peruzzi ont donné à Florence dix gonfaloniers (chefs de la République) et même douze, si l'on compte Vincent et Ubaldino Peruzzi, qui de nos jours furent investis de ce titre, alors qu'il n'était plus qu'un vain simulacre de l'antique gonfaloniérat. Ils ont fourni, en outre, 54 prieurs de la liberté, maints chevaliers du peuple. Leur plus récente illustration est le chevalier Ubaldino Peruzzi, qui a été ministre du royaume d'Italie et prit une large part au centenaire de Pétrarque (Avignon 1874).

Le chef de nom et d'armes porte le titre de marquis de Peruzzi de Medici, comme le plus proche héritier des Médicis, en vertu du testament de l'Electrice, soeur du dernier Grand-Duc.

(D) Luigi Peruzzi, exilé en 1458, se fixa à Avignon où, dès 1470 il fut élu premier consul. De lui on a des mémoires sur Pétrarque; ceux-ci ont été édités à Bologne, en 1866, par G. Romagnoli : Ricordi sulla cita di messer F. Petrarca e di madonna Laura - scritti da Luigi Peruzzi.

Marie, fille de Louis Peruzzi, épousa Jean de Berluc, tige des actuels Berluc-Pérussis, qui portent : d'azur à la poire d'or. Ce Jean, syndic de Forcalquier, en 1483, négocia, à ce titre, l'union de la Haute Provence à la France, moyennant une franchise d'impôts... que l'on attend encore !

(E) Presque monarque… Par ces temps de mairie en tutelle sous la férule d'une administration centraliste, que Bonaparte a imposée à la France, cet éloge du vieux consulat provençal ne paraîtra mérité qu'à ceux qui ont étudié l'histoire de la Provence dans les archives et non dans certains livres que l'on sait.

(F) A recommencer, devise énigmatique attribuée aux Berluc-Pérussis.

(G) Espero ! (espère !) devise personnelle d'A. de Gagnaud (Léon de Berluc-Pérussis).

Louis de Sabran d'Allard

20 janvier 2007

Testament de Honnorat Baille escuyer seigneur de La Javie

La transcription qui suit a été réalisée par Mr Christian Bonnet d'après les photos envoyées fin 2006 par Mr Bernard Dimon. Merci beaucoup Christian pour avoir eu la patience d'aller au bout de ce travail très difficile et, bien sûr, merci Bernard pour les photos...

Testament de Honnorat Baille escuyer sei(gneur) du lieu de La Javie fils de feu Pierre.

Page 1
  1. Au nom de Dieu soit, scaichent tous p(rése)nts
  2. et advenir q(ue) l’an à la nativité nos(tre) Se(gneur) mil cinq cent
  3. soixante deux et le sixième jo(ur) du mois d’octobre
  4. Régnant très gra(nd) prince Charlles p(ar) la grâce
  5. de Dieu Roy de France, comte de Proven(ce) et
  6. Forcalquier, par devant et en prése(nce) de moy
  7. notaire et tabellion Royal soub(signé) et
  8. tesmoings cy après nommés, (s’est) estably en sa
  9. p(er)sonne noble Honnorat Baille escuyer, q(o)se(igneur) du
  10. lieu de La Javie, fils de feu Pierre, lequel
  11. de son bon gré (4 mots)
  12. [considérant que] et sain de ses sens et entend(emen)t
  13. bien p(ar)lant, oyant et voyant (mot) (dè)ja vieulx
  14. et caduc [ 2 mots rayés] considérant que il a
  15. dict l’incertitude de ceste vie mondaine et
  16. affin qu’après son décès à occasion ? de ses
  17. biens et héritag(e) entre ses enfants et (mot)
  18. (3 mots) ni se puissent
  19. (mot) a ces q(on)sidérations et au(ltr)es a ce qui
  20. a dict le moment a fait et ordonné son
  21. dernier nuncupatif testament dispo(itio)ns et ordonnan(ce)
  22. p(ar) dernière volonté de tous et chescuns sesd(it)s
  23. biens et héritage q(o)mme [2 mots rayés] s’ensuit.
  24. Et premièrement led(it) Honorat Baille testateur
Page 2
  1. a fait le signe de la Sainte Croix, à recommandé
  2. son âme à la [4 mots rayés]
  3. Vierge Marie, St Michel Harcange et à tous
  4. les saint et saintes du paradis. Et veut son
  5. corps après l’âme en estre séparée estre
  6. ensépulturé dans l’église parrochialle dud(it) lieu
  7. de La Javie en la tombe de sesd(its) père
  8. et prédécesseurs, à laquelle église et (mot) spirituel
  9. lègue cinq souls une foys payable par sesd(its) héritiers
  10. cy escripts. Item veut le jo(ur) de son enterrement
  11. estre (mot) et son corps à son
  12. douze messes à son
  13. intention célébrant léguant pour ce à cha(cun) d’eux
  14. quatre sou payables une foys p(ar) sesd(its) héritiers.
  15. Item lègue led(it) testateur aux professes de la
  16. croix ung sou, aux professes de saint Benoist
  17. demy sou, à celui qui sonnera les cloches ung
  18. sou une foys payable. Veult aussi led(it) testateur
  19. sa être en lad(ite) église offrant
  20. pain et vin qui est de coustume. Et au bout
  21. d’icelle et de l’an de sond(it) décès et trespas
  22. et chacun desd(its) jours estre faict en lad(ite) église
  23. ung solempn(el) chanté et y estre appelé
  24. douze St prêtres léguant pour ce à cha(un) d’eulx
  25. po(ou) chacun desd(its) chantres que dess(us) quatre souls.
  26. Iceluy led(it) testateur lègue po(ur) l’honneur de dieu
  27. à la luminaire de nos(tre) dame de lad(ite) église
  28. de La Javie la somme d’ung flo(rin) payable
Page 3
  1. dans l’an de sond(it) décès p(ar) ses hérit(iers) cy escripts.
  2. Plus led(it) Honnorat Baille testateur veult et ordonne
  3. à son intention estre dictes et cellebrees en lad(ite)
  4. église douze trentevaines de messes, scavoyre six
  5. par curé dud(it) lieu qui sera du temps de sond(it) décès
  6. et les au(ltr)es six p(ar) le pre(tr)e que dud(it) temps de
  7. son décès sera en lad(ite) église p(ar) secondant.
  8. Et dans deux ans après son décès ch(a)que an(mot)
  9. par ch(mot) l’an de son décès léguant
  10. pour ce à ch(acu)n d’eux po(ur) ch(aqu)e trentevaine
  11. la somme de deux florins que veult leur
  12. être payée incontinent iceux dicts et
  13. cellebrés p(ar) sesd(its) héritiers cy escripts.
  14. Item led(it) testateur veult et ordonne que durant
  15. ses obsèques et funérailles soyt (mot) de six
  16. entorches (mot) de deux livres la pièce
  17. et qui bruslent durant sesd(ites) funérailles
  18. Veult aussi et ordonne que durant l’an de
  19. sond(it) décès soit offert en lad(ite) église ch(aqu)e
  20. jo(ur) ung carteyon ? de vin et ung pan de deux
  21. liards p(ar) sesd(its) héritiers cy escripts et que
  22. à sesd(ites) funérailles et durant l’office d’icelles
  23. bruslent les brandiers ? de lad(ite) luminaire nos(tre)
  24. dame de lad(ite) église et soyt payé par sesd(its)
  25. héritiers ou qui est de coustume en lad(ite) église.
  26. Item led(it) testateur (mot) de dévotion et en
  27. l’honneur de Dieu lègue en (mot)
Page 4
  1. de la (mot) de la chapellainie fondée en lad(ite)
  2. église de La Javie sur le (mot) de nos(tre) dame,
  3. scavoyre la somme de cinquante florins
  4. monnaie courant en Proven(ce). Item veult et ordonne
  5. setre payés par sesd(its) héritiers cy escripts pour une
  6. foys. Et tant qu’ils seront en demeure ? veult
  7. qu’ils soyent tenus, et lesd(its) cha(un)g de payer
  8. le cens ? un soul accoutumé en lad(ite) église
  9. au recteur d’icelle chapellainie à cha(que) jour
  10. et feste de Toussaints cha(que) un à la cha(une)
  11. trentefoys que le recteur del(ite) chapellainie
  12. sera tenu (mot) et cellebrer p(er)pétuellement
  13. en lad(ite) chapelle et en l’honneur de dieu et
  14. de nos(tre) dame, une messe p(our) défunts avec
  15. absolution sur la tombe dud(it) testateur
  16. cha(que) jo(ur) mardi de la sepmaine p(er)pétuellement
  17. et payant sesd(its) héritiers une foys lad(ite)
  18. somme de cinq(uan)te flor(in)s aud(it) recteur en
  19. iceux compris et (mot) d’icelle chapellainie
  20. po(ur) estre mis en mains tierces et sures ?
  21. à l’accoustumée. Seront lesd(its) héritiers exempts
  22. et (mots) desd(its) souls et cens (mots).
  23. Item led(it) Honnorat Bayle testateur, lègue
  24. p(ar) droit de institution p(ar)ticulière et héréditaire
  25. portion et p(our) tous droits de légitime
  26. supplément d’icelle que aultres qu’invoqués
  27. à honneste femme Honnorade Baillesse femme
  28. De Gervays Dalmas de Digne, Jeahanne Baillesse
Page 5
  1. femme de Jacques ? Arnaud de Saint Pont les Seyne
  2. Claude Baillesse femme de Jean Michel de Champourcin
  3. et à Bartholomée Baillesse femme de Anthoine Paris
  4. de Mezel ses filles légitimes et naturelles
  5. et à ch(a)cune d’elle oultre et p(ar)dessus la dot à ch(a)cune
  6. d’elle instituée en leur mariage par led(it) testateur
  7. sacvoyre la somme de cinq souls. Item veult et
  8. ordonne leur estre payé à ch(ac)une l’an de sond(it)
  9. décès et trespas p(ar) sesd(its) héritiers cy escripts. Et
  10. moyennant ce, icelles seront quitte et q(on)tentes et
  11. aultre chose ne pourront demander sur sesd(its)
  12. biens. En ce les instituant ch(a)cune d’elles ses héritières
  13. p(ar)ticulières. Item aussi led(it) testateur lègue
  14. p(ar) droict d’institution p(ar)ticulière héréditaire portion
  15. et par tous droicts tant de légitime ou supplément
  16. d’icelle que au(ltr)es quelconques à Gasparde
  17. Baillesse femme de Anthoine Tacil du Brusquet
  18. sa fille légitime et naturelle, oultre la dot
  19. à elle p(ar) lui constituée en leur mariage
  20. scavoyre la somme de vingt cinq florins que
  21. veult luy soyent payée p(ar) sesd(its) héritiers cy escripts
  22. l’an après que sad(ite) dot luy sera entière(men)t
  23. payée et satisfaite. Et moyennant ce et dot
  24. susd(ite) elle soyt quite et q(on)tente et au(ltr)e
  25. chose ne puisse demander sur ses biens.
  26. En ce l’instituant son héritière p(ar)ticulière.
  27. Item ledict Honnorat Baille testateur a dict
  28. que d’aultant qu’il est bien (mot et mot)
Page 6
  1. Aulbert Baille son fils légitime et naturel
  2. estre tombé et taché de crisme d’hérésie
  3. et journellement est tenu ? aux assemblées et en
  4. compagnie des huguenaux et ceulx qu’on appelle
  5. de la nouvelle religion, portant armes et
  6. (mot) en faveur desd(its) de la nouvelle
  7. religion q(on)tre le voulloyre dud(it) testateur
  8. a ceste cause iceluy dit testateur a deschassé
  9. et exhérédé et exhérède et prive led(it)
  10. Aulbert Baille son fils de tous et chescun
  11. ses biens meubles, immeubles, pre(sen)ts et advenir, droict
  12. de légitime et au(ltr)e quelconque droicts qu’il
  13. pourrait p(res)tendre et demander sur iceulx biens.
  14. Et veult et entend que led(it) Aulbert ne puisse
  15. demander aultre chose ni portion héréditaire
  16. sur sesd(its) biens, droicts et héritage. Et
  17. pource que institution d’héritier est chef
  18. et point principal de tout testament que
  19. au(ltr)e seront nul et invallable En tous
  20. et chescuns au(ltr)es biens meubles, immeubles,
  21. droicts et actions, inventions, seygneuries, fiefs nobles
  22. et au(ltr)es biens quelconques pré(sen)ts et advenir
  23. ledit noble Honnorat Baille testateur a
  24. faict, institué et de sa p(ro)pre bouche a
  25. nommé et surnommé sesd(its) héritiers universels
  26. et pour le tout, scavoyre Gaspard et Charlles
  27. Bailhe frères ses fils légitime et naturels p(ar) parts
  28. et portions esgalles a la charge de payer
Page 7
  1. tous ses débits, légats et charges héréditaires
  2. à la charge aussi quant aud(it) Gaspard
  3. qu’il soit tenu et détenu bailler et payer
  4. aud(it) Charles son frè(re) oultre et p(ar)dessus sa
  5. part et portion héréditaire, scavoyre la
  6. somme de cent escus d’or sol que led(it)
  7. testateur p(ro)lègue aud(it) Charles et p(ar) droit
  8. de p(ro)léguat laisse à prendre sur la p(ar)t et
  9. portion héréditaire dud(it) Gaspard le jo(ur)
  10. que entre eulx sera faict division et
  11. p(ar)tage dud(it) héritage. Et au cas que
  12. l’un de iceulx héritier vienne à décéder sans
  13. enfants légitimes et naturels de leur corps
  14. légitimement p(ro)cède et au(ltr)e en bas (mot)
  15. et pupillanrete ou bien feussent sesd(its) héritier
  16. attainct et q(on)vaincu dud(it) crisme d’hérésie,
  17. aud(it) cas, a substitué à tel descedant le suivant
  18. de sesd(its) enfants héritier. Et au cas que
  19. tous deux lesd(its) ses héritiers viennent à décéder
  20. sans enfant et que dessus en bas(mot) pupillanrete
  21. ou feussent attainct dud(it) crisme d’hérésie
  22. leur a substitué et substitue Jehan Tacil
  23. fils légitime et naturel dud(it) Anthoine son (mot)
  24. quant aux biens que led(it) testateur a, tient et
  25. possède au lieu et terroyre de Champorcin et de
  26. Blaque ? Et si led(it) Jeahan Tacil vient a décéder
  27. cy après sans enfants légitimes et naturels
  28. ou aultrement en bas (mot) et pupillanrete
Page 8
  1. aud(it) cas luy a substitué à sesd(its) biens el p(re)mier
  2. enfant masle desd(its) Anthoine Tacil et Gasparde
  3. Baillesse. Et quant à sesd(its) aultres biens et
  4. droicts venat lesd(its) Gaspard et Charles a
  5. décéder sans enfants et que dessus, leur a substitué
  6. et substitue p(ar) esgalles parts et portions lesd(ites)
  7. Honorade, Jehanne, Gasparde, Claude et Barthomène
  8. Baillesse ses filles au cas qu’elles ne se
  9. tiennassent tachées et q(onvaincues) de crisme
  10. d’hérésie. Et cas ou l’une ou plusieurs se
  11. tiennassent q(on)vaincues dud(it) crisme, leur p(ar)t
  12. et portion de telles substituées sont et ap(par)tiennent
  13. aux au(ltr)es substituées. Et si toutes sesd(ites) filhes
  14. substituées estoyent q(on)vaincues dud(it) crisme, substitue
  15. entièrement led(it) Jehan Tacil Excuteur de
  16. c’estuy pré(sen)t, son dernier nuncupatif testament.
  17. Led(it) testateur a faict led(it) Anthoine Tacil et
  18. le premier sudit de la q(o)munnaulté dud(it) jour
  19. qui sera au temps de son décès. Et ung ch(acu)n
  20. d’eulx absens que pre(en)t leur donnant pouvoyre
  21. et ci-dessus mesme en ce qui
  22. q les légats
  23. et a ces fins de ses biens
  24. de leur sans
  25. de justice ni de sesd(its) héritiers.
  26. Casse révoque et annule led(it)
  27. Honnorat Baille testateur de sa et
  28. tous au(ltr)es testament
Page 9
  1. codicil, donna(t)on à cause de mort et au(ltr)e
  2. quelconque espoir ?finalles p(ar) dernière
  3. volonté par cy devant en a faict
  4. ensemble et expréssement donn(ti)on p(ar)luy
  5. faite aud(it) Aulbert Baille son fils en q(on)front
  6. de son mariage et de demoyselle Catherine
  7. Arnaud sa femme que veult et déclare
  8. Le p(rése)nt son dernier nuncupatif
  9. testament seul demeurant en sesd(its)
  10. valleure vertu et efficace lequel veult
  11. led(it) testateur valloyre par droict de testament
  12. susd(it) et quant p(ar) ce droict et moyen ne
  13. voulant, veult que vaille p(ar) droict de
  14. codicil, donna(ti)on à cause de mort et au(ltr)e
  15. en la meilheure forme et manière que de
  16. droict valloyre pourra. Priant et
  17. requérant led(it) testateur les tesmoings
  18. cy nommés par luy connus et nommés des
  19. choses susdites estre tesmoings po(ur) en
  20. temps et lieu si de besoing en porter
  21. bon tesmoignage de vérité, et moy not(air)e
  22. et tabellion royal soubs(signé) en faire
  23. et expedyer à sesd(its) héritiers
  24. légataires et au(ltr)es qu’il ap(ar)tiendra,
  25. ung ou plusieurs
  26. que
Page 10
  1. Fait et publié à la pré(sen)te cité de Digne
  2. à l’estude de la maison d’habita(ti)on de mons(ieur)
  3. maistre Girard Jammetelly ? docteur en droict
  4. advocat au siège dud(it) Digne, en pr(esen)ce
  5. dud(it) me(ssire) Jammetelly ?
  6. Jehan Fontan dict Pichon dud(it)
  7. Digne, Jehan et Phelip Marrot fr(èr)es,
  8. charpentiers, Pierre Mathieu dict Debon
  9. du Mosteyret, me(ssire) Barthélemy Ganfroid
  10. prestre bénéficier de l’église cathédral dud(it)
  11. Digne, Gaspard Giraud, tisseur de toylle
  12. de clumanc habitant dud(it) Digne, tesmoings
  13. q(on)voqués et expressement appelés dont
  14. led(it) testateur et iceulx Girard Jammetelly,
  15. Ganfroid et Giraud se sont soub(signés)
  16. et lesd(its) au(ltr)es ont dict ne scavoyre
  17. escripre ainsy signé Honnorat Baille
  18. Jammetelly, Bathelemy Ganfroid pr(est)re
  19. bénéficier, Gaspard Giraud Et moy
  20. Anthoine Spitalier notaire et tabellion
  21. Royal dud(it) Digne recepvant cy soubs(signé).
Spitallier


Pour mémoire, vous trouverez ci-dessous les 3 premières générations de la descendance d'Honnorat Baille. Si des lecteurs ont des compléments, je suis preneur...

Chronique de la descendance de Honoré BAILLE

Première génération

1. Honoré BAILLE. Honoré a épousé Marguerite DE LA FONT, fille de Antoine DE LA FONT I et Marie DE GANDELIN, en 1524 à La Javie, Alpes-de-Haute-Provence, France. Ils ont eu les enfants suivants:

2 M i. Aubert BAILLE. Huguenot, il est déshérité par son père dans son testament du 4.10.1562 pour « crime d'hérésie ». Aubert a épousé Catherine ARNAUD. Veuve, elle XX Melchior AGNEL sgr. d'Aurons, écuyer et de Honorade de TENDE. Elle était sans doute du Dauphiné, puisque Jehan d'ARNAUD sgr. de Baratier héritera pour moitié des biens d'Aubert BAILLE. dont trois enfants destinées inconnues.

3 M ii. Charles BAILLE.

4 M iii. Gaspard BAILLE. Devient unique héritier mais + s.p. Dans son testament en 1574, il fait d'Aubert, son frère, son héritier malgré la volonté exprimée par son père dans son testament de 1562.

+ 5 F iv. Honorade BAILLE.

6 F v. Jehanne BAILLE. Jehanne a épousé Jacques ARNAUD, fils de Georges ARNAUD, le 18 janvier 1545. Jacques est né à Saint-Pons-de-Seyne, Alpes-de-Haute-Provence, France.

+ 7 F vi. Claude BAILLE.

8 F vii. Bartholomye BAILLE. Bartholomye a épousé Anthoine PARIS le 18 février 1560. Anthoine est né à Mezel, Alpes-de-Haute-Provence, France.

9 F viii. Gasparde BAILLE. Gasparde a épousé Anthoine TAXIL.
Deuxième génération

5. Honorade BAILLE (Honoré). Honorade a épousé Gervais DALMAS. Gervais est né à Digne, Alpes-de-Haute-Provence, France. Ils ont eu les enfants suivants:
10 F i. Delphine DALMAS. Delphine a épousé Etienne BOYER.

11 F ii. Catherine DALMAS.
7. Claude BAILLE (Honoré). Claude a épousé Jean MICHEL, fils de Gaspard MICHEL et Honorade DE GEOFFROY, en 1550. Jean est décédé après 1612. Ils ont eu les enfants suivants:
+ 12 M i. Guillaume MICHEL est décédé le 5 juillet 1598.
Troisième génération

12. Guillaume MICHEL (Claude BAILLE, Honoré) est décédé le 5 juillet 1598. Guillaume a épousé Louise MILLON, fille de Antoine MILON et Anthonome ROCHE, le 26 juin 1583. Ils ont eu les enfants suivants:
13 M i. Anthoine DES MICHELS DE CHAMPORCIN est né en 1597 à La Javie, Alpes-de-Haute-Provence, France. Il est décédé le 13 septembre 1673 à La Javie, Alpes-de-Haute-Provence, France. Anthoine a épousé Louyse DE RICHELME, fille de Bernardin DE RICHELME et Marguerite DE GOMBERT, le 18 mai 1616 à La Javie, Alpes-de-Haute-Provence, France.

15 janvier 2007

La maison de Laforest de Divonne

Source : Annuaire de la noblesse de France 1860
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36588n/f200.item

Dessin de Jean-François Binon publié avec l'aimable autorisation de HeraldiqueGenWeb
La maison de Laforest de Divonne, de race chevaleresque, est originaire de Savoie où, jusqu'à son établissement en France, elle a toujours tenu un des rangs les plus distingués dans l'ordre de la noblesse par son ancienneté, ses alliances, ses services civils et militaires. Les deux noms qu'elle porte sont l'un et l'autre de source féodale. Elle parait avoir emprunté celui de Laforest, en latin de Foresta, à une terre située au mont du Chat, près d'Hienne, dans le petit Bugey, et celui de Divonne à une seigneurie du pays de Gex, érigée en fief de dignité en sa faveur sous le titre de comté de Laforest par lettres patentes du roi Louis XV du mois de mai 1749, « mettant en considération, disent-elles, l'ancienneté de la noblesse de l'exposant qui, dès le Xe siècle, était considérable en Savoie, où elle a possédé les premières charges de la cour des ducs de Savoie qui, par une grâce singulière, accordèrent le titre de comte aux enfants mâles de cette maison, qui a eu l'honneur de leur être alliée. »

Dans un arrêt du parlement de Paris de l'an 1298, cité par Guichenon, historien du Bugey, figure J. de Laforest avec plusieurs autres seigneurs de ce pays. André de Laforest prit pari à l'expédition d'Edouard, comte de Savoie, contre le dauphin de Viennois en 1325, et il fut un des principaux chevaliers faits prisonniers à la bataille de Saint-Jean de Vieu en Bugey.

Esnard ou Ainard de Laforest était bailli du Bugey en 1334, et un autre rejeton de cette famille fut un des tenants du tournoi de Chambéry sous Amé VI, dit le comte Verd, en 1348. (Guichenon, t. 1, p. 462.)

La maison de Laforest de Divonne a joui en France des honneurs de la cour en vertu de preuves faites au cabinet des ordres du roi en 1773. Sa filiation y est établie d'une manière authentique comme il suit :

  1. Guillaume de Laforest, Ier du nom, damoiseau, institué châtelain de Rossillon et d'Ordonnaz par lettres patentes du 27 février 1398, rendait encore ses comptes pour ladite châtellenie en 1422 et 1433. Il avait reçu en 1404, 1413 et 1414 des actes de reconnaissance de fiefs qui relevaient de lui. Il avait laissé :
    1. Jean de Laforest, qui suit ;
    2. Guillaume de Laforest, chevalier, chambellan de Louis, prince de Piémont., qui assista en 1634 à l'installation de ce prince comme lieutenant général du duc Amédée VIII, son père, devenu pape sous le nom de Félix V, et qui fut un des négociateurs du traité de 1441, par lequel Louis de Savoie transigea avec le comte de Clermont, fils du duc de Bourbon, relativement, à l'hommage qui lui était dû pour le pays de Dombes; Guillaume de Laforest épousa Pérenne de Thoire, et forma la branche du Chastelard, qui, avant de s'éteindre, s'allia aux maisons de Rossillon, de Moyria et d'Oncieux.

  2. Jean de Laforest, Ier du nom, damoiseau, seigneur d'Evien, mandataire de Guillaume, son père, rendit les comptes des châtellenies de Rossillon et d'Ordonnaz en 1421 et 1432. Il rendit aveu, le 22 octobre 1433, au duc Amédée VIII des terres qu'il tenait en fief de ce prince, et il reçut lui-même, en 1447, comme seigneur, divers actes de foi et hommage. Il mourut avant 1470, laissant de son mariage avec Claudine de Cordon, dame d'Evieu :
    1. Antoine de Laforest, qui suit ;
    2. Hugues de Laforest, auteur de la branche des barons d'Apremont, seigneurs de Rougemont et de Pont de Beauvoisin, qui se fondit dans la maison de Dortans au commencement du XVIe siècle ;
    3. Pierre de Laforest, abbé de Saint-Just de Suze, grand aumônier de Savoie en 1492.

  3. Antoine de Laforest, chevalier, gouverneur de Nice, conseiller et chambellan du duc de Savoie, fut chargé en 1485 de négocier le mariage de ce prince et d'épouser pour lui par procuration Blanche, fille du marquis de Montferrat. Il accompagna l'année suivante le duc Charles Ier, lorsqu'il se rendit en France pour traiter avec le roi, Charles VIII. Il avait obtenu, avec Hugues, son frère, par lettres du 5 janvier 1484, remise du service annuel qu'ils devaient à cause de leurs moulins de Rossillon. Il épousa, le 10 octobre 1488, Claire de Bonivard , fille et héritière de Pierre de Bonivard, seigneur de la Barre, président des comptes de Savoie, et rendit hommage le 9 septembre 1593 à la duchesse régente de Savoie pour les terres qui lui venaient de sa femme. Leurs enfants furent:
    1. François de Laforest, seigneur de Rian, écuyer d'écurie du roi François Ier en 1522, dont la postérité s'est éteinte après s'être alliée aux maisons de Seyssel, de la Chambre, de Bellegarde et de Dortans (voyez Guichenon) ;
    2. Pierre de Laforest, qui suit ;
    3. Jean de Laforest, qui succéda à Pierre, son oncle, dans la charge de grand aumônier de Savoie.

  4. Pierre de Laforest, chevalier, seigneur de la Barre, de Montcharvin, de RumiIly, etc., épousa, le 30 avril 1515, par contrat passé dans la chambre de la duchesse de Savoie, Huguette de Saumont, fille d'Antoine de Saumont, seigneur de Bardezon, et demoiselle,d'honneur de ladite princesse. II assista en 1534 à la pompe funèbre de Philippe de Savoie, duc de Nemours, et mourut avant 1550, laissant de son susdit mariage :
    1. Charles de Laforest, qui suit ;
    2. Antoine de Laforest, chevalier, seigneur de Feisson, de Mars, etc., auteur de la branche de Saumont, qui s'allia au Rossillon, aux Terreaux, aux Salmard, et s'éteignit à la fin du XVIIe siècle ;
    3. Marie de Laforest, femme de Pierre de Chevallet, seigneur de Chaumont ;
    4. Thomassine de Laforest, femme de Pierre de Monthoux, seigneur de Montrotier.

  5. Charles de Laforest, chevalier, seigneur de Rumilly, de la Tour, etc., servit dans une compagnie des ordonnances, fut un des cent gentilshommes de l'hôtel des rois François Ier et Henri II, et mourut à Vienne en Dauphiné vers 1565. Il avait épousé en 1547 Françoise de la Chesnay, fille de Nicolas de la Chesnay et d'Humberte de la Balme, dont il laissa :
    1. Jean de Laforest, qui a continué la descendance ;
    2. Philibert de Laforest, chevalier de Malte.

  6. Jean de Laforest, IIe du nom, chevalier, seigneur de Rumilly, etc., colonel d'un régiment d'infanterie de Savoie et gouverneur du château de Bonne, fit son testament au moment de partir pour la guerre en 1589. Il fut tué dans un combat livré aux Genevois près de Menoge en 1590. Il avait épousé, le 18 novembre 1583, Charlotte de Crest, dont il laissa :
    1. Philibert de Laforest, capitaine de cavalerie, qui figure avec ses frères et soeurs au partage de la succession paternelle ;
    2. Georges de Laforest, qui continue la descendance ;
    3. Jacques de Laforest, prieur de Taloire ;
    4. Dominique de Laforest, né le 15 mars 1588, reçu chevalier de Malte le 12 novembre 1612.

  7. Georges de Laforest, chevalier, seigneur de Rumilly, de Feisson, etc., fit les guerres de Piémont et de Montferrat en 1629 et 1631. Il avait épousé, le 28 février 1622, Hélène de Viry, fille de Jacques, comte de Viry, et de Marguerite de Bonnan. II fit son testament le 22 octobre 1639, et institua pour son héritier, universel Gilbert, son fils aîné, qui suit.

  8. Gilbert de Laforest, Ier du nom, chevalier, seigneur de Rumillv-sous-Cornillon, etc., reçut le 25 juin 1660 de Charles-Emmanuel, duc de Savoie, des lettres patentes qui lui cédaient tous les revenus de cette terre de Rumilly en considération de son mariage et des bons services que ses ancêtres avaient rendus à la couronne. Il avait épousé le 27 juin 1655 Jeanne-Françoise de Simond, veuve du baron de Divonne, au pays de Gex. Il donna en 1680 à Albert, son fils aîné, la terre et baronnie de Divonne en faveur de son mariage avec Françoise de Montgirod. Pendant que Victor Amédée II, duc de Savoie, était à Venise, Anne d'Orléans, sa femme, écrivit à Gilbert de Laforest une lettre de condoléance en date du 22 février 1687.

  9. Albert de Laforest, chevalier, baron de Divonne, seigneur de Rumilly, officier au régiment royal de Piémont, épousa 1° le 8 juillet 1680 Françoise de Soubeyran de Montgirod, qui fit son testament le 26 décembre 1685; 2° Louise Charlotte de Moyria.
    Du premier lit il eut :
    1. Gilbert de Laforest, qu a continué la branche aînée.
      Du second lit sont issus :
    2. Simon Emmanuel de Laforest, capitaine an régiment de Conty, infanterie, en 1727 ;
    3. Gabriel de Laforest, prêtre de l'Oratoire ;
    4. Jean-Baptiste de Laforest, lieutenant au régiment royal de Piémont en 1711 ;
    5. Gilbert de Laforest, dit le comte de Laforest de Divonne, lieutenant-colonel du régiment de Conty, infanterie, brigadier des armées du roi, commandant de la citadelle de Besançon, né le 23 novembre 1709, décédé à Besançon le 13 décembre 1802; son fils, Charles, comte de Laforest de Divonne, colonel d'état-major de la place de Paris, est décédé sans laisser de postérité de son union avec Emilie Laurent de Villedeuil, fille du marquis de Villedeuil.

  10. Gilbert de Laforest, baron de Divonne, seigneur de Montgirod, de Larnage, de Rumilly, etc., lieutenant de cavalerie au régiment de Chéteaumorand, obtint par lettres patentes du roi Louis XV, au mois de mars 1749, l'érection des terres de Divonne, Plan, Palu, Villars, Fontaine, etc., en comté sous le nom de Laforest. Il avait épousé, le 6 mars 1724, Pernette de Borsat, fille de Claude Antoine de Borsat, chevalier, dont il eut, entre autres enfants :
    1. Claude Antoine de Laforest, qui suit ;
    2. Pierre de Laforest, auteur de la branche cadette rapportée plus loin ;
    3. Un fils, officier au régiment de Conty, tué à l'affaire de Coni en 1744 (voir les lettres patentes de 1749).

  11. Claude Antoine de Laforest, comte de Divonne, né en mai 1730, cornette au régiment mestre de camp général dragons en 1743, aide de camp du maréchal de Richelieu en 1757, capitaine de cavalerie en 1758, chevalier de Saint-Louis en 1762, colonel aux grenadiers de France en 1765, maréchal de camp en 1784, fut représenté par le marquis de Florian aux assemblées électorales de la noblesse en 1789. Il avait épousé à Tournon, le 10 décembre 1751, Marie-Justine Antoinette de la Rivoire de la Tourette, fille de Just-Antoine de la Rivoire, chevalier, marquis de la Tourette, dont il eut :
    1. Louis Marie François, qui suit ;
    2. François, commandeur de Malte ;
    3. Ferdinand, chevalier de Malte ;
    4. Sophie, mariée au comte de Vogué ;
    5. Marie-Louise-Pernette-Sophie de Laforest de Divonne, reçue chanoinesse comtesse de Neuville le 18 juillet 1764.

  12. Louis-Marie François do Laforest, comte de Divonne, né le 10 juin 1765, sous-lieutenant au régiment d'Artois, commandé par son père, en 1782, passa au régiment de la Fère, où il était major en second à 23 ans. Il émigra en 1794 devint aide major général de l'armée de Condé et rentra en France en 1800. Nommé chevalier de Saint-Louis et maréchal de camp en 1814, il commanda les départements d'Indre-et-Loire et du Gard, fut créé pair de France le 5 novembre 1827 et mourut le 10 juin 1838. Il avait épousé en 1809 Célénie-Marie-Louise de Viella, dont il n'a laissé qu'un fils, qui suit.

  13. Louis-Marie François de Laforest, comte de Divonne, né à Paris le 8 octobre 1844, commandeur de Saint Grégoire le Grand, a épousé : 1° le 18 décembre 1834, Claire Chantal Angélique de Villeneuve de Vence, fille du marquis de Vence, pair de France et colonel des hussards de la garde, et décédée en 1850 ; 2° le 3 mars 1853, Alexandrine Antoinette Amédée de Perthuis, décédée le 8 novembre 1855; 3° le 19 mai 1857, Claire Clémence Auguste de Maillé la Tour Landry. Du premier lit sont issus :
    1. Jules Marie François de Laforest de Divonne, né le 8 février 1836, lieutenant d'état-major, qui a fait la campagne d'Italie ;
    2. Ambroise Marie Ferdinand de Laforest de Divonne, né le 8 mai 1839 ;
    3. Marie de Laforest de Divonne, née le 24 avril 1845.
      Du deuxième lit
    4. Charles de Laforest de Divonne, né le 15 juin 1854.
DEUXIÈME BRANCHE.

  1. Pierre, comte de Laforest, seigneur de Vesancy, Petigny, Haut-Sergy, etc., lieutenant au régiment de Champagne en 1751, présida, comme grand bailli d'épée du pays de Gex, les assemblées électorales de ce bailliage en 1789. Il avait épousé mademoiselle de Flamerans, dont il eut :
    1. Cyrille, qui suit ;
    2. Victor de Laforest ;
    3. Lucile de Laforest, mariée au marquis de Murinais et décédée sans postérité.

  2. Cyrille, comte de Laforest, né le 29 octobre 1770 à Vesancy (Ain), marié, le 27 octobre 1805, à Elisabeth de Fontette, dont il a :
    1. Alfred de Laforest, marié à Hippolyte de Busseuil ;
    2. Sylvain de Laforest, marié à Céleste de Busseuil, soeur de la précédente ;
    3. Paul de Laforest ;
    4. Albert de Laforest, marié à Placide Pelissa, était au commencement de la campagne de 1859 chef d'escadron dans le régiment des chevau-légers d'Aoste au service de Sardaigne ; s'est distingué à Montebello, a reçu la médaille de Savoie, et a été nommé chevalier de la Légion d'honneur ;
    5. Arthur de Laforest, marié à Alix de Jouffroy d'Abbans ;
    6. Charles de Laforest ;
    7. Lucile de Laforest, mariée au comte Eugène de Seyssel Sothenod ;
    8. Zarine de Laforest, sans alliance.
Armes : de sinople, à la bande d'or, frettée de gueules.
Couronne ducale.
Cimier : une aile éployée.
Supports : deux lions.
Devise : Tout à travers.

14 janvier 2007

La maison de Chevron-Villette

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f238.item
La maison de Villette, originaire de la baronnie de ce nom en Tarentaise, établit en 1770, devant la chambre des comptes de Turin, sa filiation depuis le XIIe siècle.

Guillaume et Hubert de Villette, fils de Thibaud de Villette, qui vivait en 1150, épousèrent, en 1189, Wuillelmine et Julienne, héritières de la maison de Chevron, et les deux maisons se confondirent par cette double union.

La terre de Chevron, en latin Caproedunum, était une des quatre anciennes baronnies du comté de Savoie. Son château fut pris d'assaut et démoli, en 1335, par Hugues, dauphin de Viennois, baron de Faucigny.

La maison de Chevron-Villette a produit, entre autres personnages distingués : Hubert, seigneur de Montailleur, bailli de Chablais marié en 1226 à Béatrix, héritière de la maison de Gyez ; leur fils Henri de Chevron-Villette acheta le vidamat de Rumilly en Albanais.

Humbert de Chevron-Villette était évêque d'Aoste en 1174 ; autre Humbert était archevêque de Tarentaise en 1378, Urbain en 1483, Benoit-Théophile en 1623. Au nombre des grands barons de Savoie qui rendirent hommage au duc en 1430, figure Rolet de Chevron-Villette. François de Villette, grand sénéchal de Sion, ambassadeur en France, commandait en 1528 les troupes alliées des Suisses dans les guerres de Lombardie. Urbain de Villette, baron de Chevron, épousa Jeanne du Frenoy, dont il eut : 1° Michel de Villette, baron de Chevron, qui négocia le traité de Thonon en 1569 et forma la branche aînée éteinte dans la maison de Valperga de Turin ; 2° Amé, baron de Villette et de Oyez, colonel des milices de Tarentaise, ambassadeur en Suisse, marié en 1579 à Marguerite de Pingon et auteur de la branche cadette, qui se perpétua jusqu'à nos jours.

Guichenon a donné avec détails la généalogie de la branche des seigneurs de La Cou et de Saint-Pierre-Soucy, établie dans le Bugey et issue de Hugues de Villette, chevalier, vivant en 1450 ; Claude de Villette, chevalier, seigneur de Puygauthier, coseigneur de Saint-Pierre-de-Soucy, épousa Claudine de Luyrieux, qui lui apporta en dot La Cou et Montfalcon.

Armes : d'azur, au chevron d'or, bordé de gueules, accompagné de trois lions d'or.

Liens externes :

13 janvier 2007

La maison de Lucinge

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f203.item
La maison de Lucinge, dont Guichenon donne la généalogie depuis Jean, seigneur de Lucinge, vivant en 1420, est issue, d'après d'autres historiens, de Guillaume de Lucinge, seigneur d'Arenthon, de Drurilly, de Valon, de Couverté, etc., sénéchal de Faucigny, vers la fin du XIIIe siècle. On ignore quelle était sa mère, mais il avait, dit-on, pour père un cadet des barons souverains de Faucigny, lequel avait emprunté le nom de Lucinge à une seigneurie qui lui était venue par héritage maternel.

La souche s'est divisée en deux branches :

  1. Aymon de Lucinge, fils aîné de Guillaume, épousa Alix d'Alinge, et continua la ligne directe, qui s'éteignit, au siècle dernier, par la mort de Prosper, marquis de Lucinge, comte de Montbrison, lieutenant général des armées du roi de Savoie, marié à Marguerite de Rossillon dont il n'eut que deux filles, la marquise de Gerbais-Compois et la comtesse de Valdisère. (Dict. de Moréri, éd. de 1759.)

  2. François de Lucinge, frère puîné d'Aymon, forma la branche cadette, qui s'établit dans la Bresse et à laquelle appartenait Humbert de Lucinge, seigneur de Châteaublanc, marié le 8 mai 1477 à Claudine Françoise, dame des Alymes, fille et héritière d'Aimé-François, seigneur de Alymes. Cette branche, seule aujourd'hui existante, était représentée en 1820 par Ferdinand, marquis de Lucinge, né en 1789, qui avait relevé, comme la maison Pillot-Chenecey, les noms et armes des ducs de Coligny et Châtillon du chef de son aïeule maternelle (voyez l'Annuaire de 1859, page 259). Le marquis de Lucinge épousa, en 1823, Charlotte, comtesse d'Issoudun, fille du duc de Berry. Cette alliance lui valut plus tard les honneurs du Louvre et la qualification de cousin du roi ; il releva aussi les titres sardes de prince de Lucinge et de Cystria. L'aîné de ses fils s'est marié le 1er août 1859 avec Françoise de Sesmaisons ; le puîné, le 20 janvier 1859, avec Noémi-Guillaume de Chavaudon ; le troisième a épousé, en mai 1860, Amanda de Mailly, fille d'Adrien, comte de Mailly.
Armes : d'argent, à trois bandes de gueules.

La famille de Maistre

La famille de Maistre, dont le nom s'est acquis une grande illustration dans les lettres, est originaire du Languedoc. On trouve un capitoul de ce nom, Bernard Maistre, à Toulouse, dès l'an 1320. La souche de la famille de Maistre se divise en deux branches au XVIIe siècle. L'une resta en France, l'autre alla s'établir en Piémont, où elle avait en 1750 pour représentant :
  1. François-Xavier, comte de Maistre, président du sénat et conservateur des apanages des princes, magistrat d'une grande réputation. Il épousa Catherine de Motz, dont il eut dix enfants, cinq garçons et cinq filles, entre autres :
    1. Joseph, qui suit;
    2. Xavier de Maistre, né en 1762, décédé le 2 juin 1852, auteur du Voyage autour de ma chambre, du Lépreux de la cité d'Aoste, etc.;
    3. André de Maistre, nommé évêque d'Aoste, mort en 1818, avant d'avoir pris possession de son siège.
  2. Joseph Marie comte de Maistre, né à Chambéry en 1754, suivit d'abord la carrière de la magistrature. Lors de l'invasion française, il fut envoyé par le roi de Sardaigne comme ministre plénipotentiaire à la cour de Russie. Il cultiva les lettres, et ses écrits philosophiques, et surtout les Considérations sur la France et les Soirées de Saint-Pétersbourg, l'ont placé au premier rang parmi les écrivains de ce siècle. Il est mort le 26 février 1821, quelques jours avant la révolution de Piémont. De son mariage, contracté en 1786 avec une fille du comte Morand, il laissa :
    1. Rodolphe, qui suit;
    2. Adèle de Maistre, mariée à M. de Terray;
    3. Constance de Maistre, mariée en 1833 à Eugène de Montmorency, duc de Laval, veuve le 7 juin 1851.
  3. Rodolphe, comte de Maistre, capitaine général des armées du Piémont, chevalier de l'Annonciade, grand-croix de l'ordre de Saint-Maurice et Saint-Lazare, a épousé Charlotte Espérance de Plan de Sieyès, fille du marquis de Sieyès et de la marquise de Sieyès, née de Laurencin, dont il a :
    1. Joseph de Maistre, officier au service de Piémont;
    2. la marquise de Fassati;
    3. Jean Charles Xavier Marie de Maistre, marié en juin 1855 à Juliette Françoise Asselin de Villequier.
Armes : d'azur, à trois soucis tigés et feuillés d'or (alias trois tulipes).
Couronne de comte.
Devise: FORS L'HONNEUR, NUL SOUCI (voyez la devise et les armes des le Maistre de Sacy).


Monument des frères de Maistre à Chambéry
Auteur : Vux
LE MAISTRE DE SACY.

La famille le Maistre, dont le nom, la devise et les armes sembleraient accuser une présomption de communauté d'origine avec celle des de Maistre qui précède, a donné des magistrats distingués au parlement de Paris. Elle a produit Antoine le Maistre, avocat célèbre, et Louis Isaac le Maistre de Sacy, son frère, traducteur de la Bible, qui vécurent longtemps l'un et l'autre dans la retraite de Port-Royal, et qui avait le grand Arnauld pour parent maternel. Elle descend de Jean le Maistre, bourgeois de Montlhéry, trisaïeul de Pierre le Maistre, seigneur des Brosses et de Beaumont, et de Paul le Maistre de la Maisonfort, capitaine de vaisseau, anoblis en décembre 1637. Une branche de cette famille existe encore à Orléans. Le surnom de Sacy est, dit-on, l'anagramme imparfait d'Isaac.

Armes : d'azur, à trois soucis d'or.
Devise: Aux Maîtres les soucis.


Ces armes parlantes et cette devise font allusion au proverbe: Aux valets les peines, aux maîtres les soucis.

Source : Annuaire de la noblesse de France 1858
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36586z/f263.item

11 janvier 2007

La maison Costa de Beauregard

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f175.item
Cette maison, d'ancienne noblesse, est originaire de Gênes et issue, d'après la Chesnaye des Bois, de Rustico Costa, vivant au XIIe siècle. Alemano Costa, amiral génois et Benvenuto Costa général des galères de la république, s'illustrèrent dans les guerres contre les Pisans et les Vénitiens. On trouve encore Oberto Costa, commandant la flotte de la république de Gênes et ambassadeur auprès du roi de Sicile en 1269; Antoine et Vincent Costa, son fils, qui rendirent d'importants services aux rois de France Charles VI et Charles VII. Ce dernier prince concéda en 1428 à la maison Costa le droit de porter au chef de leurs armoiries deux fleurs de lis d'or, accostant une étoile de même. Le roi Louis XIV, par lettres patentes datées de Sedan, en juillet 1654, permit à Jean-Baptiste Costa de remplacer l'étoile par une troisième fleur de lis.

C'est ce Jean-Baptiste Costa, comte de Villars, seigneur de Cernes et de la Moffe, qui s'attacha le premier au service de la maison de Savoie, devint président en la cour souveraine de Chambéry, contrôleur général des finances du duc Charles-Emmanuel, puis président du conseil d'État en 1634. Il fut chargé d'une mission diplomatique près la cour de Madrid en 1633, et obtint de Madame Royale de Savoie l'érection en comté de la baronnie de Villars, qu'il avait achetée au pays de Bugey en 1627.

La maison Costa s'est alliée à Gênes avec celles des Fieschi, des Spinola, des Fornari, des Boccanegra, des Montaldi ; en Savoie, aux Guiroud, aux Challes ; en France, aux Auberjon de Murinais, aux Passerat de Silans, aux Saint-Georges de Vérac, aux Pourroy de l'Auberivière de Quinsonnas, etc.

Joseph-Alexis-Barthélemy, marquis Costa de Beauregard, né en 1726, auteur de plusieurs ouvrages d'agriculture, est décédé en 1797, laissant pour héritier Joseph-Henri, marquis Costa de Beauregard, son fils, qui cultiva la peinture et les lettres, il signa comme chef d'état-major général et commissaire du roi de Sardaigne le traité de Querasco avec l'empereur Napoléon, alors général en chef de l'armée française.

Le chef actuel est Léon, marquis Costa de Beauregard, marié en 1834 à Marthe de Saint-Georges, fille du marquis de Vérac, dont il a neuf enfants. Leur fils aîné a épousé, le 17 avril 1860, Emilie Pourroy de l'Auberivière de Quinsonnas. Un des cadets, Paul-Gabriel Costa de Beauregard, enseigne de vaisseau, est passé au service de France en 1860.

Armes : d'azur, à trois bandes d'or, au chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.

10 janvier 2007

La maison de Conzié

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f174.item
La maison de Conzié eut pour berceau l'ancien château de ce nom, situé près de Rumilly, en Savoie. Elle est venue s'établir au XVe siècle dans les provinces de Bresse et de Bugey, qui furent cédées à la France en échange du marquisat de Saluces par le traité de Lyon de 1601. Parmi ses rejetons, les uns continuèrent à rester au service des ducs de Savoie, les autres passèrent au service de France.

Galéas de Conzié, seigneur de Vaucher, chevalier, vivant en 1103, est le premier auteur de cette maison, qui s'est alliée à celles d'Auteville, de Balaison, de Bolomier, de Bouvens, de Candie, de Châtillon, de Damas d'Anlezy, d'Espanié, de Favre, de Livron-d'Allemogne, de Lombard de Monchalin, de Lornay, de Lucinge, de Marcossey, de Montluel, de Mouxy, d'Orly, de Verbos, etc.

Rollet de Conzié, seigneur de Vaucher, petit-fils de Galéas, fut un des gentilshommes de Savoie qui prirent la croix en 1146 et suivirent leur comte Aimé II en terre sainte. Pierre de Conzié, chevalier, seigneur de Vaucher, chambellan et maître d'hôtel d'Amédée VIII, envoyé en ambassade auprès de l'empereur pour obtenir l'érection du comté de Savoie en duché, fut le père de Jacques de Conzié, qui accompagna à Bâle le duc Amédée VIII, lorsqu'il y alla ceindre la tiare sous le nom de Félix V.

La branche aînée s'était éteinte, en 1432, par la mort de François de Conzié, successivement archevêque d'Arles, de Toulouse et de Narbonne, la terre de Conzié passa à la branche cadette, celle des seigneurs de Vaucher, et fut recueillie par Jacques de Conzié, mentionné ci-dessus. Jean, son fils, chambellan de Louis de Savoie, roi de Chypre et gentilhomme de la chambre de Louis, duc de Savoie, fut chargé de diverses missions diplomatiques en Chypre et à Venise.

On doit citer encore : Édouard de Conzié, mort le 17 août 1592 des blessures qu'il avait reçues à l'assaut du château des Échelles, où il commandait l'infanterie de Savoie ; René et Claude François de Conzié, qui périrent au siège d'Ostende en 1604 ; Édouard de Conzié, seigneur de Vaucher, Bolomier, etc., grand châtelain de Pontcin et de Beauvoir, colonel d'infanterie, décédé à Biella en 1617 ; Louis François Marc Hilaire de Conzié, évêque d'Arras en 1769 ; Joachim, son frère, évêque de Saint-Omer ; Édouard de Conzié, marquis d'Allemogne, du chef de sa première femme Marguerite de Livron d'Allemogne, capitaine commandant d'un régiment étranger au service de Louis XIV et capitaine aux gardes du roi de Sardaigne ; Joseph de Conzié, comte des Charmettes, baron d'Arenthon, fils du précédent et de Louise de Favre des Charmettes, héritière des Lucinge d'Arenthon. Joseph de Conzié fut député par la noblesse de Savoie, en 1746, à Ferdinand VI, roi d'Espagne, pour le féliciter de son avènement. Il entretint avec Jean-Jacques Rousseau, quand celui-ci habitait les Charmettes, une correspondance au sujet de la musique. Il mourut célibataire, et sa succession passa aux enfants de sa soeur, Madeleine de Conzié, femme de Jean Gerbais, comte de Sonnaz.

Armes : d'azur, au chef d'or, à un lion issant de gueules

09 janvier 2007

La seigneurie de Chissé

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f173.item
La seigneurie de Chissé est située dans le haut Faucigny, près de Sallanches. La souche de ses premiers possesseurs se partagea en deux branches, dont l'une, après l'annexion du Faucigny au Dauphiné, alla s'établir à Grenoble et s'allia aux Monteynard, aux la Croix de Chevrières, etc.

Jean de Chissé, évêque de cette ville en 1338, conseiller intime de Humbert II, dernier dauphin de Viennois, travailla à la cession du Dauphiné à la France ; Rodolphe de Chissé, frère de Jean et son successeur au siége épiscopal en 1354, archevêque de Tarentaise en 1380, fut assassiné dans son château en 1387 ; Aimon de Chissé, fils de Girard de Chissé, trésorier général de Savoie, devint évêque de Grenoble en 1380 et assista aux conférences pour l'extinction du schisme causé par la double élection d'Urbain et de Clément VII. Sa soeur Péronne épousa Pierre de Sales, septième aïeul de saint François de Sales. Aimond II de Chissé, que l'historien Chorier appelle un grand personnage, fut évêque de Nice, puis de Grenoble, et siégea au concile de Bêle.

La branche restée en Savoie a emprunté le surnom de Polinges à une terre du comté de Genevois. Pierre de Chissé, grand bailli du duché d'Aoste, chambellan du roi Charles VIII, épousa Catherine, fille de Boniface de Chalant. François de Chissé, des seigneurs de Polinges, était vicaire général du diocèse de Genève.

La maison de Chissé Polinges existe encore.

Armes : parti d'or et de gueules, au lion de sable, armé, villené et lampassé de gueules, brochant sur le tout.

08 janvier 2007

Orly et Orlié

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f219.item
La maison d'Orly, originaire du comté de Savoie, où est située la seigneurie de son nom, ne doit pas être confondue avec celle des Orlié de Saint Innocent, comme l'a fait Guichenon, qui, dans son histoire de Bresse et Bugey, au chapitre des Armoiries, dit : Orly de Saint Innocent porte : d'or, à l'ours de sable.

Elle s'est divisée en deux branches, dont l'une était restée au delà des Alpes ; l'autre s'était établie dans la province du Dauphiné, bailliage de Grésivaudan, où elle s'est éteinte il y a deux siècles.

Jacques d'Orly épousa Aynarde de Menthon d'Ingré, dont il eut Jeanne d'Orly, mariée vers 1370 à Jean de Conzié.

La terre et le château de Saint Innocent, qui ont donné à la famille Orlié son surnom féodal, sont situés sur les bords du lac du Bourget, et appartiennent aujourd'hui au baron de Silans. Jean-Baptiste d'Orlié de Saint Innocent, né à Chambéry en 1709, fut évêque de Pignerol en 1749 et mourut en 1795.

Armes : de sable, à l'ours rampant d'or.

07 janvier 2007

L'ancienne baronnie de Miolans

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f213.item
L'ancienne baronnie de Miolans, dans la vallée de Savoie, a été le berceau d'une maison d'ancienne chevalerie qui s'est distinguée dans les armes et dans l'Eglise. C'était d'abord un fief immédiat de l'Empire, et les premiers comtes de Savoie ne purent obliger ses seigneurs à leur rendre hommage qu'à titre de vicaires du saint empire romain.

Aimon de Miolans, Ier du nom, fut nominé évêque de Maurienne en 1276 ; Aimon II en 1308. Urbain de Miolans, religieux bénédictin, évêque de Valence et de Dié, fut désigné par le duc Charles III pour le siége de Chambéry en 1515. Mais François Ier ayant fait révoquer la bulle de Léon X qui érigeait cette ville en évêché, Urbain se retira à Valence. Anselme, baron de Miolans, était gouverneur de la ville de Genève en 1339. Louis de Miolans, maréchal de Savoie, vers 1510, épousa Françoise de Chabannes de la maison de Chabannes la Palice. La maison de Miolans s'éteignit en 1523 et ses biens passèrent par les femmes aux marquis de Cardé de Piémont, issus des anciens souverains de Saluces. (Preuves de noblesse, par le P. Menestrier, page 368; Grillet, Dictionnaire historique de la Savoie.)

A une branche qui s'était établie dans la vallée de Barcelonnette appartenaient : Jacques de Miolans, qui épousa Marie de Sassenage, petite-fille d'Antoine de Sassenage, lieutenant du roi Charles VI en Dauphiné; autre Jacques de Miolans, gouverneur du Dauphiné sous Louis XI, marié à Louise Dauphin, fille du baron de Lespinasse. Jacquette de Miolans épousa vers 1330 Antoine de Clermont, seigneur de la Bâtie, de la même race que les marquis de Clermont Mont-Saint-Jean et que les ducs de Clermont-Tonnerre. La terre d'Hauterive, située sur les bords de la Galaure, après avoir été annexée en 1321 à perpétuité et inséparablement au comté de Clermont en fut néanmoins distraite un siècle et demi plus tard en faveur de la maison de Poysieu ; elle passa par les femmes aux Saint-Chamond et aux Adhémar de Monteil, barons de Grignan, et devint enfin la propriété des Miolans, qui l'aliénèrent à la fin du XVIe siècle. L'acte de vente fut consenti le 14 octobre 1596 par Jacques de Miolans au profit d'Amieu Borel, qui fut représenté par Charles Borel de Ponsonnas, son frère, et qui rendit hommage pour sa nouvelle seigneurie en 1601.

La branche dauphinoise de Miolans ne parait pas avoir beaucoup survécu à l'aliénation de la terre d'Hauterive.

Armes : bandé d'or (alias d'argent) et de gueules.

La maison de Sacconay

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f226.item
La maison de Sacconay, qui possédait le petit et le grand Sacconay, près de Genève, occupait un rang distingué parmi la noblesse de Savoie. Elle a produit treize chanoines comtes de Lyon, dont l'un, Gabriel de Sacconay, doyen du chapitre métropolitain de Saint-Jean, a composé plusieurs ouvrages estimés contre le protestantisme.

La ligne directe, établie à Bursinel, dans le bailliage de Morges, remontait à Guillaume de Sacconay, vivant en 1220, dont le fils aîné épousa Mathilde, fille de Guillaume, comte de Genevois. De cette union était issu Amédée de Sacconay, marié à Lucie, fille du baron des Alinges.

Ses derniers degrés furent : XI. Marc-Michel de Sacconay, capitaine de cavalerie, qui épousa Claire Turretin et mourut en 1659 ; XII. Jean de Sacconay, né le 23 septembre 1646, brillant officier qui se distingua à la bataille de Seneff en 1674, au siége de Valenciennes, etc., et mourut lieutenant général en 1729.

Armes : de sable, à trois étoiles d'argent, au chef du même chargé d'un lion issant de gueules.

06 janvier 2007

Nobiliaire de Savoie : R à V

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f392.item
ROCHETTE. La famille de Rochette, dont il existe encore des rejetons à Annecy et à Rumilly, est originaire de Saint-Joire en Faucigny, et a donné Charles de Rochette, seigneur de Cohendier, sénateur et préfet de Nice en 1572, ambassadeur auprès de Henri IV en 1592, premier président du sénat en 1598, mourut en 1609. Son fils, Pierre de Rochette, fut conseiller d'Etat et grand voyer de Savoie.
Armes : D'azur à cinq étoiles (5) d'argent 3, 1 et 1 les deux dernières entre deux filets en pals d'or se réunissant aux flancs par un filet en fasce d'or
Dessin : Rodolphe de Maistre.

SACCONAY.
Armes : de sable, à trois étoiles d'argent, au chef du même, chargé d'un lion issant de gueules.

SALES. Cette maison, éteinte dans la famille du comte de Cavour, s'honore d'avoir parmi ses rejetons saint François de Sales, évêque de Genève. Sa généalogie a été donnée page 216.
Armes : d'azur, à deux fasces d'or, chargées chacune d'une autre fasce de gueules, accompagnées d'un croissant d'or en chef et de deux étoiles à six rais d'or en coeur et en pointe.

SALLIERSALLIER DE LA TOUR. Antoine Sallier de la Tour, président de la chambre des comptes de Savoie, fut le père de Philibert Sallier de la Tour, né en 1638, favori de Victor Amé II, qui l'envoya comme ministre plénipotentiaire à la Haye et au congrès de Ryswick. Joseph François Sallier de la Tour, né en 1705, fut général d'infanterie, puis ambassadeur de Sardaigne à la cour de Madrid. Victor Amédée Sallier de la Tour, marquis de Cordon, fils du précédent, né en 1726, colonel d'infanterie, ambassadeur à Paris en 1789, avait pour frère cadet Joseph Amédée Sallier de la Tour, général de cavalerie, signataire de l'armistice de Querasco en 1796.
Armes : Parti de sable et de sinople à un cheval rampant d'argent brochant sur le parti
Supports : deux lions regardants d'or
Devise : POST FUNERA LAETOR
Dessin : Rodolphe de Maistre.

SALTEURSALTEUR. Jacques Salteur, seigneur de Landaize et de Chatel de Cule, fut nommé sénateur en 1560. Jacques II Salteur, seigneur de Landaize, son fils, nommé sénateur le 3 mars 1608, épousa Philiberte Perraton, dont il eut :
  1. Charles Henri Salteur, juge mage de Savoie, sénateur le 26 février 1652, père de Philippe Salteur, créé marquis de Samoëns en Faucigny en 1698, qui forma la branche de Samoëns et de la Serraz, et fut l'aïeul de César Philibert Salteur de la Serraz, président du conseil général du Montblanc sous Napoléon Ier, allié aux Montfalcon et aux Morand de Saint-Sulpice ;
  2. Claude Marie Salteur, qui forma la branche de Salteur-Balland et fut le père de Jacques Salteur, nommé premier président du sénat et comte héréditaire en 1764, et l'aïeul de Jean-Baptiste, comte de Salteur-Balland, nommé président du collège électoral du Montblanc et candidat au sénat français en 1804.
Armes : de gueules, à une bande échiquetée d'or et d'azur de trois traits, accompagnée de deux étoiles d'or (ou d'argent selon d'autres sources).
Dessin : Rodolphe de Maistre.

SEYSSEL. La maison de Seyssel est l'une des plus anciennes et des plus considérables de la Savoie, par ses alliances, ses possessions et ses services. Elle a pris son nom de la petite ville de Seyssel, dans l'ancien Bugey, qui était très fortifiée et avait le titre de marquisat. La souche s'est divisée en plusieurs branches : 1° celle de Seyssel, marquis d'Aix, établie aujourd'hui à Turin ; 2° celle des seigneurs de Cressieux et de Sothenod, qui était encore fixée dans le Bugey à la fin du siècle dernier. Une autre branche avait été substituée aux nom et armes de la maison de la Chambre.
Armes : gironné d'or et d'azur de huit pièces.

SONNAZ (Gerbais DE). Cette maison, l'une des plus anciennes et des plus illustres de Chambéry, remonte à Pierre Gerbaix, seigneur de Sonnaz, grand chancelier d'Amé VI, comte de Savoie, et frère de Pierre de Gerbaix, évêque d'Aoste. Aimé Gerbaix, baron de Sonnaz et d'Aiguebelle, grand chambellan de Charles-Emmanuel 1er, lieutenant général de cavalerie, arrêta la marche de Lesdiguières en 1590 et périt l'année suivante au combat de Monthoux, contre les Genevois. François-Joseph Gerbaix de Sonnaz, marié à Béatrix d'Alinges, obtint l'érection de la terre de Sonnaz en comté, le 14 juin 1681. Sa descendance subsiste encore.
Armes : d'azur, au chef d'argent, chargé de trois étoiles de gueules.

TAMISIER. Originaire de Savoie, cette famille a formé diverses branches, dont une s'établit en Bresse et une autre en Provence, où Charles Tamisier fut réhabilité dans sa noblesse le 22 décembre 1723.
Armes : coupé, au 1er d'or, à une rose de gueules ; au 2e de gueules, à une grenade d'or, à la fasce d'azur, chargée de trois étoiles d'argent.
Dessin : Amaury de la Pinsonnais.

THIOLLAZ. Cette famille, distinguée dans la carrière des armes, originaire de Chaumont en Genevois, a produit Claude-François de Thiollaz, vicaire général de Chambéry en 1806 ; Emmanuel de Thiollaz, son frère, qui entra au service du roi de Saxe et devint gentilhomme de sa chambre et colonel.

Château de Thiollaz


THOIRE. Cette maison est, suivant plusieurs généalogistes, issue de celle des barons de Faucigny, par Raymond, seigneur de Thoire et de Boussy. Elle a donné : Jean de Thoire, abbé de Sixte en 1452 ; François Bénigne de Thoire, lieutenant-colonel du régiment de Nice, mort en 1630 ; Claude François de Thoire, qui fut général au service de Bavière ; François de Thoire de Boussy, né en 1758, qui servit comme chef d'escadron dans l'armée française, sous les ordres du général Serrurier, en 1798.
Armes : d'azur, à la bande d'argent.

VIALET DE MONTBEL. Noël Vialet, d'une famille distinguée dont parle Guichenon, président au sénat de Savoie, rédigea la Pratique ecclésiastique du duché en matière criminelle. Il eut pour fils Marc Antoine Vialet, sénateur, et pour petit-fils Claude Noël Vialet de Montbel, juge de la cour d'appel de Turin en 1806. (Voyez MONTBEL.)

VichardVICHARD DE SAINT-REAL. Claude François Vichard, sénateur, juge mage de Tarentaise, eut pour petit-fils César Vichard, historiographe de Savoie, né en 1639, connu dans les lettres sous le nom d'abbé de Saint Réal, qui se fit appeler ainsi d'un fief patrimonial situé dans la commune de Saint-Jean de la Porte. Jacques Alexis Vichard de Saint Réal, intendant de Maurienne et du duché d'Aoste, fut nommé, sous Napoléon Ier, intendant général des bois et forêts de Sardaigne. Il se distingua par ses connaissances et ses écrits scientifiques. Il ne reste plus de cette famille que la comtesse Élisabeth de Foras, née Vichard de Saint Réal.
Armes : Losangé de gueules et d'argent au chef du second chargé d'une fleur de lys du premiers accostée de deux merlettes de sables affrontées.
Dessin : Rodolphe de Maistre.

VILLETTE. La baronnie de Villette était située en Tarentaise. Elle a donné son nom à une maison dont la notice a été rapportée page 221.
Armes : d'azur, au chevron d'or, bordé de gueules, accompagné de trois lions d'or.

VIRY. Amé de Viry, l'un des grands capitaines du XVe siècle, commanda en 1406 l'armée du duc de Lorraine, contre le comte de Nassau et le marquis de Saluces. Créé lieutenant général par le roi Charles VI, il remporta la victoire de Villefranche en 1410. Amé IV, conseiller d'État de Savoie, fut créé baron en 1484. Marin de Viry, conseiller, chambellan du duc de Savoie, commandant général de ses troupes, a été créé comte en 1598. François-Joseph, comte de Viry, fut ministre plénipotentiaire de Sardaigne à Londres, lois du traité de Paris de 1763. Albert-Eugène, baron de Viry, son frère, était colonel des dragons de Genevois en 1763, gouverneur de Pignerol. Joseph-Marie, comte de Viry, fils du ministre plénipotentiaire, fut préfet de la Lys et sénateur sous l'empire. Enrico de Viry, lieutenant de vaisseau, a passé au service de France en 1860. Le comte de Viry a épousé en 1847 la fille du marquis de la Moussaye.
Armes : palé d'argent et de gueules (alias d'azur), à la bande de gueules, brochante sur le tout.

Nobiliaire de Savoie : OP

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f392.item

OncieuxONCIEUX. Plusieurs auteurs disent que la famille d'Oncieux est originaire d'Angleterre. Elle s'est alliée aux Arvillars, aux Blonay, aux Gerbaix de Sonnaz, aux Lescheraine, aux Seyssel d'Aix, aux Viry, et subsiste encore à Chambéry. Un de ses rejetons, officier de marine, a passé au service de France en 1860. Guillaume d'Oncieux, savant jurisconsulte, fut président au sénat de Savoie en 1599. Janus d'Oncieux, seigneur de Cognac, de Douvres, etc., premier président du sénat en 1643, fut chargé de plusieurs messages auprès du cardinal de Richelieu. Joseph Louis d'Oncieux, marquis de Chaffardon, gentilhomme de la chambre du roi Charles-Emmanuel III, épousa 1° Josèphe Péronne d'Oncieux, veuve du marquis de la Chambre, dont il eut Guillaume d'Oncieux de Vandan, marquis de la Batte; 2° Madeleine Millet d'Arvillars, dont est issu Louis-Esther d'Oncieux, marquis de Chaffardon, colonel des dragons du roi de Sardaigne en 1789.
Armes : d'or, à trois chevrons de gueules, l'un sur l'autre.
Dessin : Rodolphe de Maistre.


ORLY. Cette famille, dont la Chesnaye des Bois ne connaissait que les armes, était originaire du comté de Savoie.
Armes : de sable, à l'ours rampant d'or.

PASSIER. Cette famille, distinguée dans l'ordre judiciaire et dans l'état militaire, a produit Antoine Passier, deuxième président du sénat de Savoie, mort en 1615, dont la fille, Françoise de Passier, fut célèbre par sa beauté, son esprit et ses connaissances littéraires. André de Passier, né à Bonneville en 1702, intendant du Faucigny de 1771 à 1776, mourut en 1784. Il a composé plusieurs ouvrages scientifiques. Jean de Passier, chanoine régulier de Siz, embrassa le premier la réforme proposée par saint François de Sales en 1610.
Armes : d'azur, au sautoir d'or, accompagné de deux losanges et de deux étoiles de même.
Dessin : Rodolphe de Maistre.

PERRET D'HAUTEVILLE. Charles Perret d'Hauteville, premier syndic de Rumilly en 1653, y établit le collège des Oratoriens. Sa soeur, Bernardine Perret d'Hauteville, veuve de Pierre Salteur des Motz de la Sale, fonda les chaires de rhétorique et de philosophie dans ce collège. Joseph François Perret, comte d'Hauteville, était conseiller d'Etat et régent de la secrétairerie d'État pour les affaires étrangères à Turin, en 1790.
Armes : d'or à la bande de sable chargée de trois épées d'argent posées en pal la pointe en haut
Dessin : Rodolphe de Maistre.


PILLET-WILL. Michel Frédéric Pillet, né à Montmélian le 26 août 1781, épousa en 1805 la fille de Louis Will, banquier de Lausanne, dont il ajouta le nom au sien. Il s'est distingué par son habileté financière, devint régent de la Banque de France et fut l'un des fondateurs des caisses d'épargne et du chemin de fer de Paris à Orléans. Il a été créé commandeur de la Légion d'honneur en 1843, et a reçu le titre de comte. Hélène Pillet-Will, sa petite-fille, a épousé, le 1er octobre 1860, le fils du marquis de Barthélemy, ancien pair de France.
Armes : Écartelé aux 1 et 4 d'argent à un frêne arraché de sinople au chef d'azur soutenu d'une divise d'or et ch de trois étoiles du champ aux 2 et 3 d'or à une pie de sable au chef d'azur ch d'une étoile d'or (Pillet) Supports un griffon et un lévrier.
Dessin : Rodolphe de Maistre.

PINGON. Famille très ancienne, originaire d'Aix en Provence, qui a produit : Jean de Pingon, secrétaire de la reine de France en 1418 ; Pierre de Pingon, son fils, secrétaire archiviste d'Amédée VIII, duc de Savoie, et auteur de plusieurs histoires manuscrites ; Jean-Michel de Pingon, né à Chambéry en 1451, poète et docteur de l'université de Padoue ; Emmanuel-Philibert de Pingon, baron de Cusy, historiographe, référendaire et vice grand chancelier de Savoie, né à Chambéry en 1525, marié à Philiberte de Brueil ; Charles-Emmanuel de Pingon, leur fils, éditeur de l'Histoire de Turin écrite par son père. La descendance du baron de Cusy s'est éteinte dans la personne de Claudine Philiberte de Pingon, mariée à Louis, comte de Sales-Thorens, frère de saint François de Sales.
Armes : tiercé en fasce, le premier d'azur, le second d'or, le troisième d'azur, chappé d'argent, ou, d'azur à une fasce d'or, flanquée de deux pointes d'argent , appointées vers la fasce. (Voir commentaire de Rodolphe)
Dessin : Rodolphe de Maistre.

POBEL. Cette famille est issue de Catherin Pobel, seigneur d'Ainières, né à Bonneville vers l'an 1500, premier président du sénat de Chambéry en 1559. Claude Pobel, baron de la Pierre, son fils, fut chambellan du duc de Savoie, gouverneur du château de Gex, qu'il défendit avec courage contre les Bernois en 1589 ; Thomas Pobel, frère de Claude, prieur de Ripailles, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux en 1570. Gui-Balthazar Pobel, marquis de la Pierre, chevalier de l'Annonciade en 1696, se distingua par ses ambassades à la cour de Louis XIV.
Armes : de sinople, à la bande d'or, chargée de trois coquilles de sable. (Guichenon et Paillot).

DU PORT. Après avoir possédé en Savoie des fiefs considérables et avoir exercé les charges de conseiller d'Etat, de juge-mage du duché et de sénateur à Chambéry, cette famille a passé en Provence, où elle existe encore.
Armes : d'azur, à trois pals d'argent, à une fasce du même. (voir aussi l'article sur la famille du Port dans le nobiliaire de Provence).

PORTIER. Cette famille vint d'Irlande avec les Bouttelier, les la Fléchère et les Maréchal, qui suivirent Pierre, comte de Savoie, lorsqu'en 1263 il quitta l'Angleterre pour recueillir la couronne de Savoie. Hugonin de Portier fonda l'hôpital de Rumilly. Claude Lambert Marie de Portier, seigneur de Bellair, gentilhomme de la chambre des ducs de Savoie en 1600, eut trois fils tués au siége de Montmélian. Joseph Augustin de Portier de Bellair, abbé d'Entremonts, et Joseph, son fière, colonel de Genevois, brigadier au service de Sardaigne, vivaient encore en 1792.
Armes : d'argent, à la bande d'azur, accompagnée de deux lions de même, armés et lampassés de gueules.

04 janvier 2007

Nobiliaire de Savoie : LM

Source : Annuaire de la noblesse de France 1861
BnF/Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k365890/f392.item


LAFORESTLAFOREST. La maison de Laforest tire son nom d'une terre située au Mont-du-Chat, près d'Yenne, dans le petit Bugey. Une de ses branches s'est établie au pays de Gex, où elle possède le comté de Divonne, érigé en sa faveur en 1749. Nous avons donné sa généalogie dans l'Annuaire de 1860, page 184. Albert de Laforest, chef d'escadron aux chevau-légers d'Aoste, s'est distingué à Montebello. Sa sœur, Lucile de Laforest, a épousé le comte Eugène de Seyssel-Sothenod.
Armes : de sinople, à la bande d'or, frettée de gueules.
Dessin : Rodolphe de Maistre.

LAZARYLAZARY. La famille de Lazary, originaire d'Arles, s'établit en Savoie vers l'an 1590. François de Lazary fut plusieurs fois premier syndic de Chambéry sous Victor-Amédée II. Son fils, le comte de Lazary, se distingua dans la carrière militaire par soixante ans de service, et fut appelé, en 1792, au commandement de l'armée du roi de Sardaigne.
Armes : d’argent à trois fasces d’azur au chef d’or chargé d’une aigle de sable membrée de gueules.
Dessin : Rodolphe de Maistre.

LescheraineLESCHERAINE. Paul de Lescheraine, marquis des Bauges, fut président au sénat de Savoie. Sa fille, Reine de Lescheraine, épousa François, marquis de Sales, général de cavalerie en 1747. Marguerite de Lescheraine s'était mariée en 1714 avec Bernard de Menthon, comte de Montrottier.
Armes : D’azur à la bande écotée d’or
Dessin : Rodolphe de Maistre

LeuctreLEUCTRE. Famille de Chambéry, établie au XVIe siècle en Provence, où elle possédait la seigneurie de Couillac.
Armes : d'or, à un caducée de gueules.
Dessin de Rodolphe de Maistre


LUCINGE. Maison du Faucigny, dont nous avons donné la notice page 186. Armes : d'argent, à trois bandes de gueules.

MAILLARD DE TOURNON. Cette famille ancienne, originaire de Rumilly, a produit : Pierre de Maillard, qui resta fidèle au duc de Savoie, dépouillé de ses Etats en 1536, et fut créé comte de Tournon le 27 octobre 1569 ; il épousa Claudine de Bellegarde. Prosper de Maillard, comte de Tournon, fils ou frère du précédent, chambellan du duc de Savoie et poète distingué, mourut en 1616. Charles Thomas de Maillard de Tournon, fut sacré patriarche d'Antioche en 1701 et envoyé en Chine comme missionnaire. La terre d'Alby a été érigée en marquisat en 1681 pour les Maillard de Tournon.
Armes : d'azur, à un oiseau d'argent, becqué et membré de gueules, posé en bande.

MAISTRE. Originaire de France, cette maison s'est établie en Savoie, où elle a occupé de hautes fonctions dans la magistrature. Joseph, comte de Maistre et Xavier, son frère, se sont placés au premier rang des écrivains modernes par leurs ouvrages philosophiques et littéraires. La notice de cette famille a été donnée dans l'Annuaire de 1858, page 243.
Armes : d'azur, à trois soucis tigés et feuillés d'or.

MARESCHAL. Pierre Mareschal, chevalier, présent en 1314 au traité du comte de Savoie avec le Dauphin, est la tige de cette famille, alliée au Chalamont, aux Corgenon, aux la Queuille, aux Luyrieux, et éteinte dans celle de Seyssel-la-Chambre. François Mareschal, chevalier, baron de Meximieux, seigneur de Montaney, de la Verrière, etc., était grand chambellan de Savoie en 1511.
Armes : d'or, à la bande de gueules, accompagnée de six coquilles du même, posées en orle.
Dessin : Rodolphe de Maistre.

MARESTE. Maison de Savoie, dont une branche cadette était seigneurs d'Aspremont, en Bresse. Pierre-Balthazar de Mareste, comte de Rochefort et marquis de Saint-Agneux, gentilhomme de la chambre du roi, épousa Marie-Françoise d'Alinges ; et leur fille, Monime de Mareste, s'est mariée en 1783 avec le comte de Viry.
Armes : d'azur, à deux fasces d'argent, à la bande de gueules, brochant sur le tout.

MellarèdeMELLAREDE. Pierre de Mellarède, intendant de Nice en 1703, premier président de la chambre des comptes en 1704, devint un des plus habiles négociateurs de la cour de Turin et son représentant aux conférences d'Utrecht en 1713. Il a été créé comte du Bettonet en 1717, mais il resta connu sous celui de comte de Mellarède. Son fils, Amédée Philibert de Mellarède, recteur de l'université de Turin, abbé de Talloires et de Mullegio, légua sa bibliothèque à la ville de Chambéry.
Armes : Coupé, palé d’or et d’azur, contre palé de l’un en l’autre, à la fasce de sable chargée de trois étoiles d’or sur le tout.
Devise : Fermeté fidelité
Dessin : Rodolphe de Maistre.

MENTHON. La seigneurie de Menthon, aux bords du lac d'Annecy, a donné son nom à l'une des plus illustres maisons du Genevois. On regarde comme étant un de ses premiers rejetons saint Bernard, né en 923, qui fonda deux asiles hospitaliers dans les passages des Alpes, au sommet du grand et du petit mont Saint-Bernard. Robert de Menthon fut créé grand bailli de Genevois en 1371 ; Henri de Menthon, conseiller d'Amédée VIII et grand bailli du pays de Vaud, assista au traité de paix de 1413, entre le duc de Savoie et le marquis de Saluces. Georges de Menthon, seigneur de Coligny, conseiller du roi de France, fut nommé, en 1482, gouverneur et lieutenant général du comté de Villars par le duc de Bourgogne. Bernard III, premier comte de Menthon, fut créé colonel des milices par Emmanuel-Philibert, en 1560. Bernard VI de Menthon, comte de Montrottier, épousa en 1714 Marguerite de Lescheraine, et leur fille et héritière porta en dot le château et les biens de sa maison à Louis Veuillet de la Saulnière, comte de Domessin. La maison de Menthon avait formé plusieurs branches telles que celles des seigneurs de Couvette et de Beaumont sous Salève, des barons de la Balme et des comtes d'Aviernoz.
Armes : de gueules, au lion d'argent, à la bande d'azur, brochant sur le tout.

MILLET. Cette maison, une des plus distinguées de la Savoie par les personnages illustres qu'elle a produits, est originaire de Genève et s'expatria pour rester fidèle à la religion de ses pères. Étienne Millet était gouverneur de Martigny en 1260 ; Antoine Millet fut maître d'hôtel de Jean-Louis de Savoie, évêque de Genève. Pierre Millet, juge mage du Chablais et du Faucigny, vint s'établir à Bonneville et fut conseiller des ducs Philibert II et Charles III. Claude Millet fut conseiller au parlement français ; Louis Millet, son fils, savant jurisconsulte, président du sénat de Savoie en 1571, grand chancelier en 1580, chargé de diverses ambassades, avait obtenu l'érection des seigneuries de Faverges et de Challes en baronnie par lettres patentes du 10 octobre 1569 ; ses enfants formèrent les trois branches de Faverges, de Challes et d'Arvillars. La seconde seule est éteinte.
Armes : écartelé, aux 1e et 4e d'argent, à deux lions issans de sinople, armés et lampassés d'or, à la fasce de gueules côtoyée de deux filets de même ; aux 2e et 3e de gueules, à la bande d'argent, accompagnée de deux cotices de même ; sur le tout d'azur, au chevron d'or, vuidé de gueules, accompagné de trois étoiles d'or, à une hydre issant, à trois têtes de sinople, couronné et tangué de gueules, posé en chef.
Dessin : Rodolphe de Maistre.

MIOLANS. La notice de cette maison, éteinte en Savoie en 1523 et dont une branche s'était fixée en Dauphiné, a été donnée plus haut, page 196.
Armes : bandé d'or (alias d'argent), et de gueules.

MONET. Famille originaire de Bonneville, dont étaient Philibert Monet, né en 1566, père jésuite, auteur d'un grand nombre d'ouvrages dont plusieurs sont restés manuscrits ; Claude-Aimon Monet, fils de Jacques (avocat fiscal du Faucigny), étudia en France et devint professeur de droit à l'université d'Orléans. Le comte Monet, lieutenant général au service de Pologne, fils de François Monet, intendant du Chablais et contrôleur de la chambre des comptes, naquit en 1703. Il fut gouverneur du prince Czartoriski, gagna la confiance d'Auguste III, et fut créé comte par le roi de Sardaigne. Il épousa une noble Suédoise, dont il eut deux fils : l'un était en 1781 capitaine au service de France, l'autre embrassa l'état ecclésiastique.

MONTBEL. La terre de Montbel en Savoie, à trois lieues d'Yenne, a donné son nom à une famille ancienne et illustre, connue depuis Philippe de Montbel, qui prit part à la première croisade en 1096, et fut tué au siège d'Antioche. Humbert de Montbel assista au traité d'Amé IV avec le Dauphin en 1314. Guillaume de Montbel se signala à la bataille de Varey, devint conseiller d'Etat du comte Verd, et fut présent à son mariage en 1347. Le dernier rejeton mâle fut Sébastien de Montbel, comte d'Entremonts, dont la fille, Jacqueline, épousa en 1561 Claude de Bastarnay, comte du Bouchage, tué à la bataille de Saint-Denis. Le nom de Montbel a été relevé par la famille Vialet. (Voyez plus loin l'article Vialet).
Armes : d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules, à la bande componée d'hermine et de gueules de six pièces.

MONTFORT. Ce nom a été illustré par Odinet, baron de Montfort, gouverneur de Nice, qui défendit cette place contre Barberousse et força ce corsaire à lever le siège. La famille de Montfort était originaire de Chambéry.
Armes : palé d'or et d'azur de six pièces.

MONTHOUX. Le château de Monthoux est situé près de Pringy, dans le comté de Genevois. Ses seigneurs tenaient un rang distingué parmi les barons du pays, et présidèrent souvent l'assemblée générale de la noblesse. Pierre de Monthoux fut député aux états généraux de Savoie en 1511. Plusieurs autres de ses rejetons occupèrent des dignités ecclésiastiques dans le diocèse de Genève.
Armes : d'or, au chevron de gueules.

MorandMORAND. Cette famille remonte à Antoine Morand, nommé en 1500 châtelain du Pont d'Ain, par Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie. Claude Morand, baron de Grilly, fut auditeur en la chambre des comptes en 1643. Louis Morand, son frère puîné, aussi maître auditeur, eut pour fils : 1° Claude François Morand, auteur de la branche de Grilly, alliée aux Favier, aux Maistre, aux Costa, aux Ricaldon, aux Mellarède ; 2° Jean-Pierre Morand, baron de Saint-Sulpice, capitaine au service de France, dont la branche, alliée aux Chevillard, aux, Lambert-Soirier, aux Provana, comtes de Collegno, et aux Millet, marquis d'Arvillars, a produit six frères qui se sont distingués dans les guerres de la fin du siècle dernier.
Armes : d'azur, à trois cormorans d'or. (Paillot). Voir les compléments sur la famille de Morand.
Dessin : Rodolphe de Maistre

MotzMOTZ. Charles-Pompée de Motz, seigneur de la Sale, de Montprovent, etc., était originaire de Rumilly. Henri-François-Pierre-Charles de Motz-Lallée, né en 1732, son fils, fut colonel au service de France et passa aux Indes, où il se rendit illustre sous les noms du chevalier de Lallée et du général Lally. Cette famille, encore existante, compte parmi ses rejetons un juge au tribunal de Bonneville.
Dessin de Rodolphe de Maistre qui a trouvé les armes suivantes : D'azur à la chouette d'or au vol étendu d'argent posée sur un tronc d'or, au chef cousu de gueules semé d'oiseaux de sable. 1ère moitié du 18e siècle, Jean-Baptiste de Motz, magistrat à Chambéry, états de Savoie.



MouxyMOUXY. On compte parmi les rejetons de cette famille François de Mouxy de Loches, lieutenant-colonel de l'armée sarde à la fin du siècle dernier, auteur de plusieurs ouvrages sur l'entomologie ; et un prieur de la Chartreuse de Collegno, près Turin, qui a composé plusieurs livres de dévotion. Armes : écartelé, aux 1 et 4 de gueules, au sautoir d'or ; aux 2 et 3 échiquetés d'or et d'azur de quatre traits.
Dessin : Rodolphe de Maistre.


MUFFAT MUFFAT DE SAINT-AMOUR. Jean-Pierre Muffat de Saint-Amour, né à Megève, se distingua sous le prince Eugène à la bataille de Petervaradin, devint colonel propriétaire du régiment de dragons de Saint-Amour et maréchal lieutenant au service d'Autriche. L'empereur Joseph lui donna le titre de comte. Le général de Saint-Amour fit une fortune considérable, acheta plusieurs terres titrées pour ses parents, qui formèrent la branche des seigneurs Muffat de Saint-Amour, marquis de Chanaz, et celte des comtes de Rumilly sous Cornillou, à laquelle appartenait Jean-François Muffat de Saint-Amour, général major au service d'Autriche en 1805.
Armes : d'azur au lion couronné d'or écartelé de gueules à trois t^tes de loup arrachées d'argent et allumées du champ
Dessin : Rodolphe de Maistre
eXTReMe Tracker This is a Genealogy site. Retrouvez-nous sur Google+